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Classe Strancar
Second Trimestre
La Troade
Garnier
L’Iliade
Homère-Baricco
Chante, Déesse, du Pèlèiade Akhilleus la colère
Mardi 05 Janvier 2010
09h00 Théâtre. La Troade. Acte I.
Hécube/ Manon
Des pas derrière le rideau noir, au fond.
Apparition cour, puis, jardin.
« Et vous mes chers enfants… » A l’avant scène.
Il y a des passages où tu es moins sûre et tu tapes un peu trop. Tout le début est bien. Dans une belle prosodie
Les cadavres sur scène : Julien, Yannick, Florent, Pierre, Julien.
Tu ne les regarde pas comme si c’était la première fois. Cela fait plusieurs jours. Je veux te voir errer parmi les cadavres. Après il y la pierre, la cendre, les résidus de feu
Le premier mouvement c’est bien d’y mettre quelque chose de : « c’est difficile de… »
Après « A jamais le sort muable… enveloppée. » Il ya un mouvement. Il y a quelque chose de très perturbant par ce qu’il y a des chapitres.
La plainte rougissante c’est une longue description de ce qui lui arrive.
Après, ce n’est qu’une description des événements.
Si on essaye de pousser loin dans l’imaginaire de l’image guerrière : ça pue les cadavres.
Le texte est héroïque mais que ce qu’on montre ne le sera pas. Il y aune trivialité, une horreur qui en rend compte, mais d’une manière écrite avec beaucoup d’héroïsme.
Il y a quelque chose d’Héroïque dans cette parole
Mais par rapport à la puanteur des cadavres, elle peut réagir en se bouchant le nez. Vomir aussi de s’en repaître comme pour se donner des raisons de résistance.
Manon entre puis au milieu des cadavres s’allonge. « Quiconque à son attente… »
Dans ce monde dévasté où il n’y a que des cadavres, appelle ! « Me vienne voir! »
C’est bien « les fortunes humaines ». Fais le tour des cadavres.
« L’ornement de l’Asie » Rideau de fond.
Là ; il ne faut pas que cela soit interrompu.
« L’orgueil de la grand Troie…ceux qui…le Tigre et l’Euphrate et encore…sont venus secourir. » C’est rapide, ne pas rompre.
Pas 2 vers puis 2 vers.
« L’orgueil de la grand Troie » Ne fais pas un sort aux Scythes félons. « Lamentables monts » Colère jusqu’au bout, Manon.
« Les palais du …etc. » il y a une énumération dans la description.
Il y a quand même une :
- Destruction des murs
- Le feu
- La vision vers la mer qui ramène les cadavres.
C’est cela que devons voir. C’est comme si elle faisait à nouveau le chemin de la manière dont les choses se sont passées.
Nous devons suivre le chemin de la destruction : comment cela a commencé.
Reprise : « L’orgueil »→ « fumeux ». C’est comme si elle disait « même le soldat ennemi. » dans la pensée, elle avance. Donc comme si elle est dans les différents stades
Manon : « Je me dis que si ça ne s’arrête pas, les silences. »
Nada : Pour les moments ne t’arrête pas.
Reprends à la flamme rougissante aux bâtiments … »
Les palais
les temples
On la saccage ardente
Tant elle apparaît grande.
Si grand feu
Jusqu’au lambris du ciel Essaye de ne pas trop bouger et d’être dans le fil
Que fonde toute main des images qui arrivent.
Qui tempête écumant
Ide
De ses pleureux Cyprès
Mille vaisseaux grégeois
Le rivage en est plein
Sur les flots noüant.
Reprise : Essaye face à nous.
Ferme les yeux et convoque les images et pas trop dans la montée chromatique. Plutôt comme un millefeuille que dans une montée chromatique.
Comme si « c’était abominable de raconter cela » et en même temps, il faut s’en souvenir. Il faut en parler, il faut nommer les choses.
« Mile vaisseaux grégeois. »
Là, c’est pareil, tu peux le faire en conclusion par en dessous.
Ne remontes pas « aux vaisseaux »
Après le scandale de ce massacre et de cette destruction, il y a la mer et les cadavres et les butins (et tout ce qu’elle charrie).
Essaye de repartir en conclusion comme si les choses se lâchaient davantage.
Manon : « Oui c’est juste avant qu’elle invoque les Dieux.
Reprise : La flamme rougissante. « Si grand feu l’espouvante (hémistiche) ayant peur… » Faut qu’on comprenne que cela est relié au soldat ennemi.
« Jusqu’ ‘aux lambris du ciel. Ce n’est pas bien quand cela se termine en mineur.
Les garçons ; allez vous asseoir, c’était juste pour voir.
On va mette des cadavres partout. Il y aura tout un travail avec les cadavres.
Donc il y a un aspect visuel et puis, après, le son, l’écume, la mer, les vaisseaux, le feu...
Essaye au contraire comme si tu retardais les bombes.
Je crois qu’il faut donner un maximum de chance au visuel.
Reprends « le son de sa ruine. »
Il y a 2 choses « le son de sa ruine » et [Césure] « des fracassements. « « Le rivage en est plein→sur les flots noüant. » Ça c’est une conclusion.
« J’atteste »→ »Et vous mes chers enfants » Les cadavres. Parce qu’elle a vue, elle dit « c’est moi »
« Le Caux laertien→c’est moi qui l’est l’ay soufflé. »
Va un peu moins vite « Las ! je l’ay vu meurtrir. « Et dedans le gosier » plus lent
« J’ai vu, j’ai vue chétive, au saint… » Une certaine lenteur. Essaye de faire un petit peu les longues « Et sa mortelle épée de sa gorge trempée. »
« M’arrachant le visage. « C’est bien, c’est très bien. Gros progrès.
2ème scène L’Iliade Achille/ Julien ; Ulysse / Florent ; Phoenix / Barthélémy ; Patrocle/ Joris.
Ça avance bien sur le discours d’Ulysse. J’ai l’impression que tu n’as pas de ligne de conduite. Je n’ai pas l’impression qu’il n’y a pas de stratégie.
L’histoire des cadeaux. Il y a un rendez vous, même s’il est conscient du présent et de la manière d’attaquer les choses.
[A Julien] Tu pourrais t’amuser plus lorsqu’ils arrivent. Il y a un coté sale gosse dangereux. Il a envoyé les meilleurs {Agamemnon}. Il croit vraiment qu’l va m’avoir avec ça. Patrocle, tu peux être un tout petit peu plus …enfin la danse peut lui {Achille} être dédié davantage. Là aussi, quand il est là, il a un coté provocateur.
Quand tu t’adresses à Patrocle. « Quel avantage y-a-t-il donc » c’est bien.
Il y a un coté pédagogique. La guerre est aussi une tradition orale. La stratégie est une tradition orale et en l’occurrence Patrocle est plus jeune que lui.
L’histoire de Briséïs, je trouve qu’on n’entend…que c’est la conclusion qui est importante. « Il m’a volé mon honneur ».
A l’intérieur du récit c’est comme si tu donnais un peu trop de l’importance à Briséïs. La danse, j’ai trouvé le lien entre ce qui précédait.
Le parallélisme entre Briséïs et Hélène. On a volé son honneur à Ménélas, mais moi c’est…
Il y a un truc que je n’ai pas bien entendu, c’est l’histoire du désir de l’anti héros. De tout d’un coup de rêver de devenir un vieux autour du feu. Parce que bien évidemment cela n’est pas du tout possible pour lui. Mais il faudrait le traiter comme un rêve. Et avec Phénix, les relations physiques doivent être plus simples. D’abord ils s’embrassent. Moins visuels et plus simples.
L’évocation de la petite cuillère, des crachas, cela peut les faire rire, etc.
Quand tu es dans ses bras (Barthélémy) cela peut être plus rustre. Non, cde n’est pas tellement le mot mais plus simple.
Après quand tu vas te mettre là, que tu sors de ses genoux « Oublie ta colère3 je pense que tu (Barthélémy) peux être un peu plus ferme, plus comme un père.
Et après, quand tu t’en va, la déception est plus grande. Comme si tout d’un coup, Phoenix prenait 10 ans de plus.
Et je me disais, peut être, que tu serais le premier à partir. « Toi, restes ici pour dormir » et tout d’un coup tu es parti (Barth)
Ajax, tu lui coupes tout d’un coup le sifflet. Comme phénix part dans l’amertume, c’est Ajax qui trinque. « Voila une idée qu’elle est bonne, Ajax ! »
Tu peux reprendre la musique [« Retourne les voir, Agamemnon »} La fin, cela peut repartir.
Je voudrais peut être que l’on refasse Phénix et tu revois Ulysse [plus construit]
Ulysse, c’est presque trop gentil, mais pas assez froid. « Un désastre est devant nous »…… "nous avons peur " Pendant ce temps là, il joue. Néanmoins tu sais qu’avec Achille, tu ne peux pas aller dans l’affrontement. Donc c’est par la parole que cela se ….Rigole avec Patrocle : « ils sont venus à 5 (riez) tu t’imagines !? »
C’est bien, les pieds, comme tu fais, Joris. Grande sensualité dans tout cela.
Et..celui qui est choisi dit {« Euribate »}.
Il ^pourrait presque y avoir « oh excuse-moi, j’avais oublié ton nom. » de la part d’Achille.
« No woman, no cry » « Ils arrivèrent
« De tous les Achéens c’étaient ceux… » Ulysse [U2 joué par Achille et chanté par Patrocle]
Ulysse : tu peux aller à coté de lui en désignant la mer, les bateaux.
Le seul truc, c’est qu’il ne faut pas l’engueuler. Il faut être ferme. Mais sinon, le niveau du discours c’est plus juste.
« Et que nous mourrons tous ….loin de nos maisons. » Ne lâche pas trop.
Faire une description apocalyptique de la situation mais si tu le veux, cela peur s’améliorer.
Il dit tout cela pour dire : « Mais si toi, tu le veux. » Il ne faut pas viser la description.
Note personnelle : Les nuits sont fraîches à Troie, les nez sont bouchés, et c’est Janvier. On s’caille.
(A Florent) Tu haches trop le texte. En fait [« Pour nous tous »] mais aussi pour toi. Allez jusqu’au bout de « remède »
Les présents : je me demande s’il ne faut pas sortir une liste.
L’histoire du papa, cela n’a pas marché. On va essayer les tractations financières. On a l’impression qu’il y aune histoire de deal la dedans. Il sort ses cartouches. Il faut qu’on sente qu’à chaque fois, il y a la parole amicale et « qu’il n’y a que toi qui peut nous sauver « pour tenter sa libido guerrière. Il faut vraiment le faire comme une stratégie. En plus, tu sais qu’Achille est très sensible à la voix de papa [Pelée].
Voilà les présents, plus commercial.
Et en plus [ Tu pourras avancer tes prétentions] Et si….
« Tout cela il te le donnera…si tu renonces à ta colère. » Fin de la proposition. Ça c’est la chose la plus difficile à dire pour Ulysse. « Aie au moins pitié de nous »il y a tout d’un coup « on est vraiment dans la merde. On a vraiment besoin de toi. » « Ne serait-ce pas une gloire immense Achille,
? » Cela peut être un léger reproche [Pourquoi tu n’es pas là avec moi. Qu’est-ce que tu fous avec ces gens là, bordel ?]à Phénix.
Tu étais un enfant capricieux [« Ah vraiment tu n’as pas changé! »]
L’histoire des suppliques, lie-le un peu plus. Les prières des hommes sont… Essayons de voir si cela se fait quand tu penses : « Même les Dieux fléchissent quelque fois ».
Dans les derniers arguments Phénix part. « Laisse les autres » A Phénix qui s’en va. « Alors….Ajax » Dans une césure. Excédé.
« N ?e t’en va pas » A Phénix.
« Mais toi, restes ici. »
« allez, allez, tout le monde dehors. Je n’en peux plus » « Retournez voir Agamemnon. Allez ! Barrez vous ; j’en ai marre. De toute façon ils en on tous marre. « Brade plus le texte. Tu cites Ajax, une chose sans importance.
Jeudi 07 janvier 2010
09h00 Salle Touchard L’Iliade
Phénix / Julien Bouanich
Il y a deux choses.
D’après ce que tu montres, c’est Phénix longtemps après. C’est le vétéran, le vieux.
La guerre est finie. Ce qu’il faudrait c’est qu’il faut prolonger cela davantage. Déjà il y ale premier petit chapitre qui est le chapitre Baricco, qui est un regard plus contemporain de… Essayer de faire en sorte que l’on entende cela. A Chaque fois qu’il y aura des italiques, faire entendre cette autre réflexion.
Essaye de faire durer le (tu arrives, tu mets ta chaise, tu fermes la porte)
Ne commence pas tout de suite.
L’installation est aussi comme si tu laissais installer ta propre mémoire.
Essaye de parler un peu plus fort aussi.
Que le discours ne soit pas seulement mélancolique mais qu’il soit actif.
Je crois qu’en fait si tu veux, je pense qu’il faut qu’il soit actif !
Un paquet de tabac à rouler. Rouler une cigarette et le discours vient sur l’action.
C’est comme si c’était une chose terminée. Qu’il n’y ait pas d’anticipation sur le reste du récit.
Bon…c’est un truc un peu cliché
Et puis tout d’un coup : « Si ! Je me souviens aussi d’un truc : Patrocle »
Quel est le point de vue que tu pouvais porter à l’époque et quel est le point de vue que tu portes aujourd’hui ? Quand les vieux racontent une guerre, comment ils la relatent avec la distance. Avec des moments d’indignation, et puis sans importance puisque « maintenant c’est fini ». Le reste qui s’en souvient encore ?
Ce que je me dis c’est : la tristesse n’est pas un sentiment intéressant en soi
Julien : « Oui, le souvenir, j’avais l’impression que ce n’était pas actif »
Nada : Oui. Quand il dit, au fond, j’étais un vieux, il avait quarante balais [A nous]
« Ce dont je me souviens c’est de Patrocle »
« C’était un jour de bataille féroce et de défaite ». « C’était un héros »
Toute petite fille. Un coté incroyable : ce gamin qui était en même temps un héros.
Essaye de faire, lier : « petite fille…bras, et même… »
Ne pas trop morceler.
« Que se passe t-il lui demanda Achille ? ne pas interrompre…continuer.
« Des nouvelles de mort3 « Il n’abandonnait toujours pas sa colère »
Un regard désolé sur Achille. Tête de bois. C’est des choses qui, à chaque fois qu’il se la remémore, sont terribles.
Moments où tout à coup il y a quelque chose de l’ordre de la blessure qui ne s’est pas résorbée.
« Il n’abandonnait pas…vous comprenez » Comme si tu t’excusais d’avoir eu ce commentaire.
A près il faut que cela réattaque.
Essaye de donner de la fragilité, de la voix de Patrocle.
Essaye d’être dans un autre rythme de « grande colère »
Que cela vienne un tout petit peu plus lentement et qu’après cela, avance.
« C’est moi qui combattait. « Même encore aujourd’hui tu es surpris par l’audace de la parole de Patrocle. Essaye de ne pas trop pencher :
« Grande est la douleur » Moins respectueux de la ponctuation.
Julien : « Plus lent mais plus déstructuré. »
Nada : Oui. « Il le d. Prends le temps de la rouler. C’est tout le temps où Achille l’écoute.
« Achille l’écouta…on voyait bien »
Est-ce que quand il fait le descriptif des années, c’est quelque chose d’effrayant ? En même temps c’est décrit comme quelque chose de beau et quelque chose d’effrayant. De voir cet enfant avec ce coté Rambo.
Julien : Un peu Guy Moquet avec les grenades ( ?)
Peut-être plus dans la lenteur : « Patrocle se revêtit de bronze. Il mit des jambières. »
Comme si tout d’un coup, tu vois, comment dire, comment on appelle ça… ?
Tu connais Patrocle de Kleist ? Quand Penthésilée a appelé ses chiens, est devenue une aune de guerre. C’est plus du domaine de l’épouvante que de ‘admiration. C’est comme si on voyait la fragilité d’un corps devenir une arme de destruction massive. Alors c’est beau et en même temps cela a quelque chose de totalement effrayant.
« Ca brillait come une étoile »plus terrible.
« Prêt pour la bataille, on aurait dit des loups carnassiers… » Cela s’enchaine.
« C’est moi Phénix le vieux » soit un coup.
Il y a comme une espèce de bulle d’être [Julien : « Le sas d’Achille ? »] Oui, il y a le moment où on revêt Patrocle.
Ce que je trouve assez beau dans cette histoire c’est que l’on n’entend pas les bruits de bois. On a l’impression que l’on entend que des choses d’hommes et d’âmes. Que des sons minimaux. Il n’y a pas de bois. Après il y a l’histoire de l’offrande à Zeus : je ne sais pas trop quoi faire. Cela prend un chapitre et cela a son importance. Puis, après, il se retrouve dans la bagarre : il n’y a pas de transition. Je me dis que l’histoire de Patrocle qu’on prend pour Achille, cela peut le faire rire, cela a quelque chose d’absurde.
« Achille entra dans sa tente »
Essaye de le raconter (l’histoire de la coupe) comme une dévotion comme on se met à prier avant d’aller à la bagarre.
Le rituel religieux à chaque fois est une chose importante.
[Achille entra…de manteaux, etc….] d’un trait
« Il la prit ….et enfin se versa le vin étincelant »plus calme.
Sur l’histoire des Troyens, essaye de te lever et de venir vers nous.
Même si lui, il sait la fin de l’histoire quand on raconte les événements, il y a un moment où on se trouve pris dans l’histoire.
Il y avait quelque chose de très exaltant, je crois qu’il faut en rendre compte même à travers les années qui ont passé ; il faut que tu racontes : « C’était fou quoi ! »
Ce qui est difficile c’est est-ce qu’il faut qu’on rentre à nouveau dans la description de la bataille et c’est tout d’un coup la chose qui se revit ou bien comme une horreur, comme quelque chose….comme si à chaque fois que tu donnais les détails, c’est un regard cynique.
Qu’est-ce qu’on fait avec ça ? Faut choisir. Moi je me dis qu’à l’égard de Phénix, le regard est beaucoup plus noir
Essaye d’aller vraiment dans la noirceur et pas du tout dans le coté héroïque ; j’aimerais bien voir ça. [Faire des coupes]
2ème scène L’Iliade. Le Fleuve / Etienne
La parole du fleuve, soit une parole de colère après affrontement Achille/ Enée
Colère d’Achille tellement dans l’horreur qu’on ne peut plus aller plus loin.
Dès le départ : parole dans l’objectivité « parce qu’un fleuve ne court pas aveugle, parce qu’un fleuve… »
Jusqu’ici je m’étais tu, mais aujourd’hui je me rebellai.
Ecoutez donc.
Ne repars pas dans la gentillesse pour descriptif. Il serre les dents sans cesse. Retenue dégoutée. Plus en colère devant la capacité des hommes à la destruction. Il en veut à tout le monde. Pas un qui sort du lot. Il les voit tous comme des monstres, toujours, toujours pour faire mieux la guerre, toujours ces hommes. Dégoût.
En plus, il y ace coté ridicule des hommes qui reproduisent les combats-animaux.
Comme des animaux. Intimidation. « Non, mais il secouait son casque vous imaginez ! »
La guerre comme une chose ridicule et immonde. Evidemment ils sont prévisibles. Absurdité grotesque que les façons des hommes. A chaque fois qu’il y aune guerre c’est la même chose. On peut toujours se raconter des histoires de héros mais au fond c’est dégueulasse, d’un coté et de l’autre Enée / Achille c’est la même chose.
Essayer de ne pas faire les guillemets évocation ≠citation.
Point de vue sur les héros criant. Qu’ils sont pitres et ridicules.
Faut pas aller dans le coté banlieue mais plutôt défier par parole directe. Défi. Vaillant.
Bouclier d’Achille ; dernier cri de la technique de fabrication du bouclier. A Travers le regard du fleuve, ils sont quand même d’une ingéniosité incroyable et tout ça pour ça !
Ingéniosité mise en œuvre pour se massacrer. Bouclier des Achéens plus robuste. Le fleuve voit Achille/ Pas trop vite. Joue sur le suspense/ plus/ de la scène.
A chaque fois que tu dis un nom : très clair, haut, ironique ? Chafouin !
Accumulation, faut que ça aille vite.
A chaque fois …particularité car ce qui compte c’est le nom.
A L’Iliade on donne le nom de tous les morts, tous.
Coté navré et en colère
Le fleuve ne prend absolument pas parti. Colère presque métaphysique. Peut être horriblement drôle. Chercher où et comment. Voluptueux de l’horreur.
Samedi 09 janvier 2010
10h00 Salle Jouvet La Troade
Hécube / Yasmine ; Polymestor / Florent ; Julien ; Pierre
(A Yasmine) J’ai l’impression que tu es dans une espèce de prostration et puis, il y a un virage qui ne me semble pas juste.
« Ô Priam » Un peu plus officiel. Plus statique, plus comme un hommage.
‘A Yasmine) « J’ai honte de vous voir en ces malheurs réduite » « Que la fortune heureuse. »
« Las rien n’est assuré »comme si en même temps les maximes étaient réflexion et non dites.
« sont toujours incertaines et Nul ne se peut voir » Comme un avertissement
« Que la fortune heureuse avait… » » Pas de césure.
« C’est pour un cas secret. » (A Yasmine) lève-toi avec difficulté.
Essaye de te le ver « tu as mal partout ; tu te retournes et tu vois els gardes.
On va travailler sur la fatigue. Là, le texte vient trop facile. Prends appui sur lui. Respiration courte. « De cela n’ayez soin’ » Parlez normalement entre vous.
Tu te sers de son bras comme d une canne
(A Yasmine) Prends plus de temps. Essaye de ne pas jouer la manigance parce que de toute façon elle y est dans le texte, alors ce n’est pas la peine de la surjouer.
« Dites-moi, je vous prie. » « Faites-le je vous prie » Plus, merci ! Et vraiment merci !
« Savez-vous » regarde ses enfants « Oh ! Ils sont mignons. »
« leur richesses je garde » Vers les enfants. Yasmine touchant la tête d’un des enfants « A t-il de moi, sa mère… ? » Plus reconnaissante. « C’est bien je vous remercie »
Yasmine, tu les touches mais comme si tu en avais rien à foutre. Mais ce sont de beaux enfants et tu vas les tuer.
Pourquoi elle dit « Hélas » ? « Hélas… » le temple qui n’existe plus. Cela a à voir avec la ruine de Troie.
« Entrez, tout y est sûr »Elle retourne aux enfants
(A Yasmine) Il faut vraiment que tu travailles sur ta vieillesse Un coté plus lourd.
Essaye de te relever et tu n’y arrives pas. Tu lui demande de l’aide. Essaye de ne plus être dans les 6-6. On n’entend plus le sens.
Cela peut être un peu plus humoristique (pour lui) « Savez-vous… » « Quelle chose sait-on sans les avoir ouï ? »
Le Chœur (Marie)
« la vengeance est entière, il faut qu’Hécube soit déjà sortie. Ca y est, c’est accompli.
Ensuite, Hécube rejoint Le chœur. « Hors je le vois qui sort » Hécube va jeter les enfants, puis « la vengeance est entière.
Pierre, même s’il arrive sur une énergie c’est plus sur une urgence. Quelque chose de grave, plus qu’une désinvolte.
« Où irais-je ? » [A Pierre] Essaye d’être plus sur Hécube
« Qu’est-ce que vous avez fait ? » « Qu’est-ce qui s’est passé ? » « Une peur effroyable » sur elle, Hécube.
« Pauvre Polymestor » Je ne veux pas que tu sois gentil avec lui.
Agamemnon : Je ne sais pas ce que tu as fait pour en arriver là !?
« Quiconque…avait bien du courroux. »
Plus : « mais qu’est-ce que tu as fait ? » Pour en arriver là, plutôt que d’être dans « mon pauvre vieux, bon…qu’est-ce qu’on t’a fait ? »
[A pierre] C’est trop alerte, c’est trop jeune. Il y a quand même 10 ans de guerre. Il peut y avoir l’idée qu’il n’a qu'une envie, c’est de rentrer. Il arrive exaspéré.
Il faut remonter loin pour raconter cela. « Qu’est-ce qu’il y a encore ?é
« Ô grand Agamemnon » Tu es surpris (Florent) qu’il vienne.
Il faut que tu écoutes Agamemnon » Qui t’a fait ça ?
Sur Hécube, sans le regarder lui.
Si Polymestor saute à la gorge d’Agamemnon, lui l’arrête.
Ce que j’aimerais bien qu’on entende c’est de la voix d’Agamemnon : « J’ai fais une connerie » I a caché un ennemi.
Polymestor : « Un fils…qu’on nommait Polydore » Dis pardon à chaque fois.
Polymestor (à Agamemnon qui s’en va) « Je ne l’ai pas fait pour l’argent »
« J’ai prudent redouté…. » Presque plus naïf.
La manière dont Polydore se justifie, on n’entend pas assez les arguments.
Ne pas aller trop vite si chaque fois tu herchais un acquiescement.
« J’ai prudent » (Je ne l’ai pas fait à la légère)
Au lieu de ponctuer fais : « Hein !? J’ai pas eu raison, j’ai pas eu raison !? »
Ce qui est drôle c’est ce qui est dit « Si je n’avais pas tué l petit jeune » Il dit Agamemnon que c’est presque de sa faute.
Lundi 11 janvier 2010
09h00 Salle Girod. La Troade
Pyrrhe / Barthélémy ; Agamemnon / Hadrien
Agamemnon fait ses valises.
(A Barthélémy) La manière dont tu attaques c’est bien mais tu peux te calmer après un peu.
Noter davantage « Vous aussi vous vous barrez !? » « Achille par qui les murs de Troie »
Après c’est toute l’énumération des faits.
Il faut que tu te calme. Il faut vraiment bien dire les choses.
(A Hadrien) La manière de prendre de la hauteur quand tu as attaqué est juste. D’essayer de raisonner, c'est-à-dire calmer, de le calmer.
Je me disais, peut être que quand tu vas porter les valises, quelqu’un vient t’aider. Tu as une ordonnance. Tu mets vraiment la dernière veste. Ce n’est pas toi qui as fait ta valise comme si tu fermais le camp. Tu vas mettre ta veste.
Si il y a une chaise c’est plutôt pas mal et pendant tout le sermon, qu’Agamemnon fait tu sois assis et quand tu reviens je trouve que c’est bien quand (Hadrien) tu lui parle à coté.
Tu rentres, tu regardes les valises « mais attends, qu’est-ce que vous faites ? Que cela ne soit pas quelque chose en général « Vous avez donc voulu faire partir l’armée » Reste sur le même rythme ;
Achille, qui a fait ça, qui a fait ça, qui a fait ça….
C’est comme si / Soit plus partagé entre les gens que tu veux convaincre et lui.
L’attaque est frontale sue Agamemnon.
Agamemnon écoute.
« Encore on lui enlève ; encore on lui dénie »
C’était bien la colère et la montée sur les deux derniers vers.
Il faut bien que l’on entende les deux choses. « Vous trouvez inhumain de lui sacrifier la fille de Priam pour le gratifier. » Immoler Iphigénie (ta fille) pour l’adultère Hélène (une pute). »
Le coté fatigué est là, il ne faut pas en même temps que cela rende le discours mou. De patience
Agamemnon « Encore aujourd’hui je suis en train de supporter ta colère à toi, Pyrrhe ! »
Après, les conséquences il faut qu’on les entende mieux. « Car tant plus nous avons. »
« Cet âge toujours porte une fureur extrême »
« la fortune » plus enchainé. Là c’est un peu vers à vers.
Sois plus dans l’argumentation. Moins précautionneux dans les vers.
Pas plus violent. Comme si à chaque fois tu déduis de ce que tu viens de dire le vers qui suit.
« Aussi le ciel j’atteste quiconque… » Le rythme binaire, il faut qu’on entende mais tout le temps le marquer. Faut pas toujours faire la césure.
Aller un peu plus vite dans la pensée.
« C’est assez je ne veux qu’aucun de sang froid… » Là, on peut aller plus lentement.
« Je ne le veux souffrir (vers Barthélémy) »
Mariage : le fait d’égorger Polyxène fait qu’on la marie à Achille.
On appelle cela mariage pour la rendre plus propre.
« Autant que lui » Retour aux valises.
« Achille n’aura donc aucune récompense. « Si aura ! » Plus direct dans la réponse.
Il faut se méfier de trop tronçonner les chapitres car on n’entend plus le sens. « Qu’une pucelle on fasse sacrifice. » plus violent
Colère de Pyrrhe. « Que si tu l retiens » Au collet « Aussi bien trop longtemps… »
Agamemnon annule la colère de Pyrrhe en se foutant de sa gueule « Vraiment… »
Assez trivial « La mort plus que la vie… »
« Il n’est point défendu… » Tout ce qui suit comme des maximes.
Mercredi 13 janvier 2010
09h00 Théâtre. La Troade
Hécube / Marie ; Andromache / Laure-Lucile.
« Ma fille… » Essayons d’aller plus lentement.
D’abord qu’on entende ce qui se dit.
Talthybie (a Marie) Essaye de prendre plus calmement. (A Laure-Lucile)Oui, mais ne réponds pas tout de suite.
(A marie) Essaye de ne pas faire l’enjambement : « Ma fille, leur malheur n’amoindrissent de rien
┤les mots que vous … »
(A Laure-Lucile) Essaye d’être en évidence pour qu’on se débarrasse de cette musique.
Approche-toi d’elle (A Marie) mais très doucement. En conclusion, comme si tu disais quelque chose, comme si tu concluais sur sa prophétisation.
« Il n’a d’égale en rien » Reste-là, auprès d’elle.
« Leurs vaisseaux … » Tout est dans l’ordre ! Comme une évidence.
(A Laure-Lucile.) Déstructure le vers ; fais des temps (3-6-9)
Il y aune chose : cela part du général pour arriver au privé.
En réalité, je crois qu’il y aune chose qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on ne croit jamais ce qu’elle dit (A Marie).
Pour lui dire « »De toute façon, quoi qu’il en soit… » Essayer de lui expliquer.
« Ma fille, leur malheur n’amoindrissent en rien… » En réalité, essaye toi, Marie, de lui faire comprendre (pas chercher midi à 14hoo de toute façon c’est clair « victimes ou vainqueurs, notre sort est le même. »
Alors qu’elle dit « non » (Laure-Lucile). « Ils nous consolent bien » Reste. Plus directe dans la réponse.
La phrase, c’est la fin qui est importante. Ne fais pas un sort à « Console »
« Les misères des Grecs sont aux nôtres égales. » Ne pas fractionner. La phrase est importante ici et non les mots.
Le Chœur. « mais voici arriver le héros de l’armée… » Reste (A Marie) Le moment est arrivé.
Il arrive.
Face : « Il nous faut volontiers »
Affronte. Ne bouge pas, il n’y a aucune raison. « A moi ce dur mensonge » Quel qu’il soit !
(A Yannick) Essaye de rester là-bas.
(A marie) Cela peut être plus ironique.
Ne fais pas la virgule »Héros quelle infortune, encore… » « Vient pour mon dommage »
« Il vient, (Césure) pour mon dommage ! »
Qu’est-ce que je vais apprendre encore ?
« De nos corps…sans danger »
Essaye de rire mais de rire jaune. Provoque la moins par la voix que par l’ironie ! « Héros ! »(A Yannick) Déjà tu reçois la violence de l’accueil. En réalité, n’enchaîne pas tout de suite. « Je reste zen, je ne répondrais pas à ta provocation. »
« Héros → nous assaut » Puis, avancée devant la scène.
« A moi ce dur message… » Plus pour elle.
(A Yannick) Essaye de différer le moment d’avancer. Très ambassadeur. Même si c’est un peu maladroit. Courtois. Oui, mais par honneur.
Il y a quelque chose du coté un peu ambassadeur « Quoi ma fille Cassandre ? » Recul
Essaye d’être comme une lionne. Tout d’un coup, tu commences à rugir « Eh Bon Dieu ma Cassandre ! »
Au lieu de le faire dans un coin, dévêtir Cassandre, mène-la devant. Essaye d’être moins vocale sur « Ma fille, Cassandre. »
« Et quel plus grand honneur…que d’un tel segment. » Essaye, Yannick, de monter.
Attends ! Peut-être tu ne prends pas tout de suite Cassandre.
(A Marie) Il faut que tu la mettes quasiment à poil, Cassandre.
(A Yannick) « Toi tu es assez emmerdé parce que ce sont des princesses. »
A chaque fois que tu as une tentative pour aller chercher Cassandre, elle argumente d’une autre façon « Vous le saurez après….le sort n’est pas jeté. »
Arrête-le « Et moi ! » Plus démonstrative. Mets-toi à genoux
« Moi…et le mal… » (se trainant et roulant à terre.)
Au lieu de le faire sur elle (Cassandre) ; rentre dans un délire plus violent.
Je ne voudrais pas que cela soit beau, presque plus grotesque.
Qu’il y ait quelque chose de la représentation de ce que sera ce mariage.
Va les chercher.
Qu’il y ait un coté plus cauchemardesque.
« Oh…oh..(fais-le sur lui) » Encerclez-le. Prends-le par la main (lit nuptial)
(A Yannick) Ris un petit peu. Tu as l’impression qu’elle devienne folle.
« Chères filles de Troie » Ne jouez pas la même chose qu’elle.
(A Laure-Lucile) Essaye d’être plus dans une chose de séduction érotisante comme si c’était lui, Agamemnon.
(A Tamaïti et Fanny) Le sentiment intérieur que vous devez avoir c’est quelque chose de terrible. Vous consentez à faire ce qu’elle vous demande, mais je ne suis pas sûr que cela soit dans la même folie qu’elle. Essayons cela : « Afin de l’honorer… » Elle l’entraine vers les filles.
A Cassandre : Sois plus provocatrice.
« Consolez-vous, madame » Moins raisonnable, moins dans l’explication.
« Egorgez. » presque plus joyeux. « Cal va être formidable. » Presque tu ne lui dis pas, tu lui dis à lui, au monde entier. « Vous allez voir ce que vous allez voir. »
« J’en saute d’allégresse. « C’est horrible et joyeux à la fois.
L’énergie est bonne mais plus comme quelque chose de tellement libératoire.
Voir la scène : « Je vais le faire égorger. »
Plus chaotique. Prends plus de temps pour le faire plus dans l’extase de l’horreur. Cela va être un truc formidable. Ose des trucs, ose !
Respire entre les choses.
Hécube « Chantez autour de moi ce fatal mariage »
Elle dit plus un truc, elle n’y croit pas.
Oui, oui, c’est ça ! Comme quelqu’un qui abandonne.
« O bienheureuse hymen ! » Prends-le vraiment (Cassandre) comme si tu visionnais Agamemnon. Presque plus comme le coté visionnaire.
Ne bougez pas les filles (Le Chœur)
« Chantez autour de moi. » Presque en lui entourant la nuque de ses bras, prête à l’embrasser.
Là tu as vraiment une vision.
« Agamemnon je vois le poignard( ?)
Très joyeux. Le bœuf qu’on tue. Elle presque un orgasme. Quelque chose de …faut qu’il y ait quelque chose qui nous rebute.
(Se tourne et se retourne) « Puis je vois la fureur du parricide Oreste. »
Peut-être que c’est plus tard.
Il la prend. Le truc c’est encore différer le départ. Au bout d’un moment tu es obligé à nouveau de la lâcher.
C’est logique pour lui « Bon, maintenant cela suffit les conneries ! » Il l’emmène.
Cassandre, essaye quelque chose de plus fou.
Essaye de poursuivre ce que tu as fais.
Presque comme si tout d’un coup le sort des vainqueurs soit plus important que celui des vaincus.
On va voir parce que cela passe par peu de choses moins logiques et moins contrastées.
Dans la folie, on entend mieux les arguments. Après il faut vraiment choisir comment les choses…
(A Marie) Je me demande s’il n’y a pas quelque chose en rapport avec cette histoire de mort. Cela provoque une déflagration, quand même…
Mélodie : C’est drôle quand Hécube revient chercher Cassandre, c’est comme si elle voulait lui faire dire….Ce que cela raconte, je le comprends mais c’est pourquoi elle le dit à ce moment là.
Yannick : Il y aussi que tout le monde prend Cassandre pour une tarée.
Marie : Toi, tu veux dire.
Yannick : « Comment peux-tu oser dire une chose pareil ? « On ne peut plus le faire si calme.
(A marie) Essaye comme si tu montais d’un cran dans la colère. Essaye.
« Il n’égale en rien nos misères fatales » Force-la à te regarder. Comme si tu tentais de la faire revenir au réel.
Elle devient complètement maboul, Cassandre.
Cassandre : « Non, Madame, croyez… » Console-la
Elle lui dit (à Hécube) Tu crois que je suis folle mais je ne suis pas si folle que ça ! »Non, Madame, croyez…..le mal continuel… » Prends-la sur tes genoux.
Elle lui dit, ce n’est pas les Grecs qui auront raison à la fin, c’est nous !
Elle se projette dans l’histoire future. C’est nous qui avions raison ; l’histoire retiendra l’histoire des Troyens et non l’histoire des Grecs.
Ce qui est assez juste d’ailleurs.
Bon, maintenant, il va falloir y aller quand même ! Presque plus terre à terre.
C’est pas tout ça…mais il faut qu’on y aille !
Elle a un rapport très intime avec Apollon.
Il y aura des cadavres. Il y aura aussi genre…un cimetière.
On est sur la bonne voie. Tu vois, Marie, ce dur message…..après quand tu l’invectives, lui. Moins vocal et plus dans l’autorité et l’ironie.
Faut vraiment prendre le temps de le faire.
Ma fille Cassandre, Moins vocal.
Elle a sa chasteté consacrée à Minerve. C’est : « Vous êtes en train de faire un problème. Plus…. »Venez les filles ! » Pas trop vite non plus.
(A Laure-Lucile) Ce n’est pas assez avec lui.
Tout d’un coup c’est de le voir en Agamemnon. Cela peut être plus doux.
« Hélène…que j’en irais comblée » Tu es trop dans l’horreur de ce que tu dis et non dans le bonheur de ce que tu vas faire.
« Vous allez voir ! Cela va être un carnage » Comme si elle n’attend que cela pour venger. Elle sait que sa mission à elle c’est celle-là.
(A laure-Lucile) Le truc c’est de dire que de toute façon c’est des victimes.
Elle dit : non seulement ils nous ont eu par la fraude, la ruse, ils ont employé des moyens si petits / « N’étant pas capable de nous avoir par les armes, ils ont utilisé la ruse
Ils ont triché, c’est misérable. Si ils n’avaient pas triché, on y serait encore et peut être même on gagnerait. La fin, ce n’est pas triste quand elle dit « Allons, allons ! » On verra la manière dont tu t’adresseras aux cadavres.
(A marie) « Adieu, adieu » Plus abandonnée » Du reste, elle s’évanouit. Tu peux le faire quasiment dans un souffle. La construction est bonne. Peut être qu’à des moments il faut aller abruptement d’un morceau à l’autre et ne pas chercher les jointures.
Vendredi 15 Janvier 2010
Le Chœur des filles ;
Ulysse / Yannick ; Andromache / Sigrid
Absent
Mardi 19 janvier 2010
09h00 Salle Jouvet. L’Iliade
C’était moins clair que la dernière fois, la transition du flash back.
Dans l’intro du début, qu’il y ait des parcelles du texte. Je sais que ce n’est pas très facile à trouver.
Cela me gène quand c’est d’une nature pas trop littéraire. Un coté plus écrit ce serait mieux.
Qu’il y ait 2 ou 3 phrases un peu triviales. Rappelant les bons moments de leurs faits mais néanmoins j’aimerais qu’il y ait des choses un peu plus écrit à l’intérieur.
En même temps, j’ai l’impression que vous ne racontez pas tout à fait la même chose.
Il faut qu’on raconte entre le moment où tu parles de « la branlée » et ce moment là qui est loin d’être la fin de la guerre.
Après, la manière d’intervenir, le coté un peu fou, il faut le faire le plus sérieux possible. C’est comme Chaplin dans le dictateur. Si tu veux, il faut toujours être au plus près de la situation. L plus drôle, c’est ça. Dès qu’il y a un clin d’œil, on sent que cela se déboite.
Je me demande si à un moment on ne pourrait pas faire un retour sur (comme si Pierre et Yannick faisaient référence aux vieux qui les conseillent.) Entre le flash back et la réalité. Que vous soyez obligés de refaire autrement.
Donc sur Diomède « Pour je l’aurais tué….Ulysse… »
Si vous êtes là-haut ; ce n’est pas la peine (Yannick et Pierre) que vous entriez.
(A Pierre) La même chose, le cri, en plus effrayant. Un gamin beaucoup plus effrayant.
La même chose ; « et tu le réattaques par derrière »
Quand ils se battent entre eux, cela donne une image assez lamentable. [Plus violent dans le cri c’est mieux]
« Quelqu’un qui vient du coup des Troyens » « et repoussons-le loin de chez lui. » Bagarre.
«-« Ok ? » - « Ok ! » Tape sur les mains
(A Pierre) Pas forcément bien veillant et très gentil envers lui, Dolon. Moins vite.
Cela peut être un peu plus humoristique, le truc de la lance (A Florent)
« Un peu haut »… « Ce truc ça marche toujours. » (A Florent) Prends la balle au bond après « Et je projetais ma lance »
Reprendre le récit après lui (Pierre)
Comme si tu disais à l’autre (Joris) « J’étais malin, hein !? »
Il faut bien qu’on entende les interventions « Ce truc ça marche toujours » Balbutiait et…
[A Joris et à Florent] Vous pouvez faire des commentaires. Cela peut être plus humoristique des deux parts » « Tu te souviens comme il était mort de peur ? »
Peut être il pourrait y avoir Dolon (Il balbutie et il claque des dents)
« Il suppliait et il pleurait « Cela peut vous faire beaucoup rigoler la haut.
Dolon : l’histoire de l’or c’est pour les appâter, et en même temps il se raconte cela à lui-même.
En même temps, il pense que toutes ces histoires de choses extraordinaires c’est pour eux mais en même temps ça marche, que eux ils écoutent comme une chose un peu merveilleuse.
Et puis après il y a le service du réveil. Diomède.
Reprise :
« Les chevaux d’Achille, c’est ça que tu veux ?!... »
« Arrête de me poser des questions » Lève-toi là. Cela peut prendre un peu plus de temps. « Si vous voulez vous infiltrer. » Ceci ne peut pas venir si facilement.
« Allez du coté des Thraces » C’est bien, Diomède, d’y aller tout de site et en fait après, tu arrêtes parce que tu ne sais pas où ils sont (Pierre).
Reprends dans l’énergie mais après tu ne sais plus par où aller.
Que cela soit Dolon qui accuse le départ de Diomède ‘Il est vraiment lamentable, il n’a rien dans le cerveau.)
« Tu crois t’en sortir comme ça ? » C’est cela qui t’a fait office de réveil.
Diomède, plus en flagrant délit de connerie.
Quand tu t’en vas Dolon, comme une petite souris, n’essaye pas de terminer l’histoire [et d’argent…Attaquez-le !] Avant « Tu crois t’en sortir comme ça ? » que les deux soient en suspens et pensent à ce que Dolon vient de leur raconter.
Dolon dans son départ, n’ose même pas regarder derrière, en les laissant. « Et il a un char !... » Comme une histoire pour dormir.
C’est deux civilisations. Les Troyens c’est l’Asie.
Le truc des Troyens, c’était une civilisation très riche.
De les appâter avec le butin, c’est assez bien vu. Le moment où tu dis (Pierre) d’abord furieux « Tu crois t’en sortir comme ça !? » L’arbre sur ton chemin, Dolon ; et tout d’un coup tu te dis « Tiens, j’vis prendre un arbre ! » Il faut vraiment que tu le terrorises, Dolon. Plus féroce sur Dolon.
Quand tu sors (Hadrien) à un moment, cela va juste un peu plus rapidement. « mais malheureusement tu es entre mes mains. »
Continue à le regarder. Tu peux continuer et commencer à le maltraiter.
Plus gore tout d’un coup. L’histoire « je lui tranche la tête » Est-ce que cela peut être plus sadique. Un coté plus chien.
Cela peut alterner avec des moments plus sadiques « Alors que si je te tue là, maintenant… »
C’est son premier meurtre à Diomède…
« Et moi je la lui tranche sa tête et je la regarde rouler dans la poussière.
Un peu avant : « Alors que si je t’écrase ! » Que cela soit Florent « Je le vois encore…comme si c’était hier » Florent refait la reprise de la phrase de Pierre « Je la regarde rouler dans la poussière »
[Yannick dégage l’absurde]
A Pierre) Comment tu reviens d’un discours que tu peux faire à nous, à toi-même.
2ème scène La Troade
Hécube / Tamaïti ; Pyrrhe / Bartélémy ; Polyxène / Mélodie
Jeudi 21 Janvier 2010
09h00 Salle Girod La Troade
Hécube / Fanny ; Pyrrhe / Joris ; Polyxène / Florent ; Les Gardes / Julien et Julien
J’aime bien comment vous avez résolu le problème de l’empêchement, ‘être toujours de la tirer. La bagarre du début est vraiment formidable.
Polyxène, c’était très beau. Il y a des choses qu’on va pouvoir développer.
Parce que tu es un homme, le coté élégiaque que j’essaye de ne pas faire dans l’autre scène chez les filles, là c’est bien parce que c’est un homme (Florent)
Les vers, ça vient bien Fanny.
Le seul truc, la bagarre, faut pas que cela dure trop longtemps. Ca serait bien qu’il y ait beaucoup de soldats, comme des mecs qui se déploient. Ca, on pourrait voir plus tard mais le nombre, ça serait bien. Ce qu’il faudrait aussi, petit à petit, que vous ne soyez pas tous toujours sur le pont.
Comme il y aune horde de mecs.
Et en fait, il n’y a que des femmes. On verra sur l’histoire des enfants. Si on fait cette histoire de vêtements (tous les vêtements par terre ; tous les vêtements des morts/ Expo Boltanski.)
Quand tu parles des enfants, qu’il y ait un rapport avec tous ces vêtements (des enfants morts)
Polyxène attend au milieu du plateau.
Les filles en Chœur avec Hécube. Vous allez chercher Polyxène dans une tente. Les filles sont très vite jugulées par les soldats.
Hécube, elle, est dans la tente d’à coté.
Et donc, il y en a 2 qui prennent les femmes. Juste pour voir…
J’aimerais bien qu’il y ait des images un peu terrifiantes, un peu dures.
Les filles, quand vous entendez les bruits (chaises ; chutes et fracas de bois et d’acier).
Les soldats, vous allez beaucoup plus vite. Il pourrait y avoir une autre chose.
Les filles sont là, mais pas Polyxène, et là c’est la panique. En fait ; il y a 2 solutions.
Ce qui va être compliqué dans cette version là c’est ce que vous faites pendant la scène, elles attendent…
Parce qu’Hécube, tu peux sortir, pour voir.
Sigrid sort et reste plus longtemps n’osant pas bouger.
Pour le moment cette version là…
Tout d’un coup Hécube sait. Qu’est-ce qu’elle sait ? Qu’elle a fait un cauchemar.
Quand il lui dit qu’il faut l’immoler, ça, elle ne le sait pas et c’est plus difficile.
On entend d bien le sens « Qu’est cela ? » « Pourquoi Polyxène !? »
« Quel conseil est-ce cela ? » Plus en question. Parce qu’elle met plus de temps à réaliser. C’est d’abord du conseil. ; et tout d’un coup elle dit « Quel conseil ? Quoi ? »
Elle ne rebondit pas tout de suite sur le conseil.
Que sur l’ombreux tombeau… » Cela peut être plus lent.
Comme si tu prenais les corps de tes enfants ‘les habits) et que tu allais lui montrer « La sang de mes enfants. »
Tu peux aller plus dans les coté élégiaque. « Elle me sert d’appui… »
« Las ne me l’ôtez point… » (C’est là où tu restes, Joris.)
L’histoire d’Helene. Plus méchant à l’égard d’Hélène.
S’il a besoin d’une mort si gracieuse, prenez plutôt une déesse puisqu’Achille…
« Puisqu’elle est née de la cuisse de Jupiter, ben…prenez-la ! » Plus trivial vis-à-vis d’Hélène. Je ne sais pas si les vêtements, tu peux les lui jeter à la gueule.
Peut-être qu’il y a1 ou 2 vêtements que tu déposes à ses pieds. Je ne sais pas.
Julien : que les vêtements soient entassé comme un charnier aux pieds de Pyrrhe.
(A Fanny) : Pendant tout, à petits bouts, tu n’arrêtes pas.
Hélas (Aux pieds de Pyrrhe.) Honorer « Vôtre Achille ! » Extrait de sang divin !
« Il ne faut qu’un vainqueur→Las, pauvre. » Se recroquevillant.
« Ô généreux Pélide » Tendre vers lui presque allongée.
Hécube, complètement consternée par terre.
« Ne vaut-il pas mieux que je meure à cette heure ? Aux personnes dans le public. Personne après personne.
J’aime bien le coté très juvénile.
La gifle : Si elle te fout une baffe ; brave-la, continue. Cela te donne plus de force encore.
« Donc quand il vous plaira, Pyrrhe… » Plus simple. « Vous auriez dû vous-même… »
« Toute fille d’honneur. » Est-ce que cela pourrait être plus un cri ?
Florent : « J’avais pensé à quelque chose de plus fasciste. »
« Ma fille, que ferais-je ?
J’aime quand tu l’empêche de passer, Fanny.
(A fanny) Il y a des choses que tu peux…plus prendre dans la largeur, parce que toi, tu es quelqu’un d’assez concret et tu peux prendre les choses peut être plus de manière lyrique.
Fanny : « Faire le mélange des deux ? »
Nada : « Oui. S’envoler dans des choses plus lyriques. »
Julien : « Toujours incarné. Oui. »
C’est des personnages qui ont de l’ironie par rapport à eux, par rapport aux autres.
Ils n’en n’ont pas par rapport à la situation
, mais par rapport à… ( ?)
Quand Hécube dit : « regardez ce que je suis devenue » elle se pose en emblème de Troie mais aussi quand elle parle de ce qu’elle a perdu…
Quand elle blasphème, quand elle s’adresse aux Dieux, il peut y avoir de l’ironie : « Pourquoi tant de malheurs ? »
Mais au premier degré c’est drôle de quelque façon que tu tournes, il y a quand même quelque chose.
Je dirais plus de l’ironie que de l’humour. L’humour suppose une distance. L’ironie, non.
Plus vacharde, pointue.
2ème scène La Troade
Hécube / Tamaïti ; Polyxène / Mélodie ; Pyrrhe / Barthélémy
(A Mélodie) Essaye voir de ne pas aller vers elle (Hécube)
Comme si tu disais « Je vous ai connu plus convaincante ! » Plus invective, à sa mère.
« Qui suis fille d’un roi ! »
C’est comme si tout d’un coup, elle se découvrait (Polyxène) Reine d’un jour. Captive, misérable.
« Qui fut la sœur d’Hector »
A Mélodie : Comme si tout d’un coup tu te grisais toi-même de ton héroïsme.
« De voir ma chasteté souffrir … » Presque très rapide, l’enchainement. « Nourrie avec espoir de me voir reine un jour. »
« Donc quand il vous plaira, Pyrrhe, allons à la mort. »
Tu peux vraiment le prendre par la main (l’histoire de l’inconfort) « Allons à la mort » Eh bien ça y est on y va. »
C’est elle (Hécube qui fait perdre du temps)
Au seuil de la porte de sortie ; détaches-toi de lui. « Or vous ma mère… » « Toute fille de roi » Que cela soit un peu l’inverse de ce que l’on a vu avec Florent.
« Toute fille d’honneur » pas en maxime mais pour elle-même, près de sa mère (Hécube).
Polyxène : « on se calme et on fait comme j’ai dit. »
Pyrrhe : « Volontiers.. » Dis-lui à Hécube. Tout d’un coup c’est beaucoup plus dur. Parce que c’est elle qui t’emmène. Comme un regret, Pyrrhe, comme s’il s’excuse presque.
C'est-à-dire tu lui dis « Vous avez fait des enfants formidables. »
Parce qu’il y ale père mais, il y a elle aussi.
Va lui baiser la main (Barthélémy) « Bon, on va y aller ! »
Tout d’un coup elle est sensible à ce que vient de lui dire Pyrrhe.
Samedi 23 janvier 2010
Salle Touchard Talhybie
Ben…absent, j’suis en stage !
Lundi 25 Janvier 2010
09h00 Salle Girod La Troade
Andromache / Sigrid ; Ulysse / Yannick
Je trouve qu’au niveau de la situation, on comprend bien. Parfois vous prenez trop de temps psychologique. Et puis cela bouge trop.
L’entrée ; tout cela c’est vraiment comme 2 personnes qui se jaugent.
Regardez comment, quelle entrée tu peux avoir par rapport à elle.
Je pense que ce qui est bien, c’est quand tu te rapproches d’elle : « n’ayez crainte …un malheur cruel. »
C’est assez beau quand le suspense n’est donné que par le discours.
Sur l’histoire de la torture, on peut aller beaucoup plus loin, tu peux quasiment la violer.
Cela peut aller loin.
Comme les temps, il y a de très longs moments où ils parlent c’est là qu’il faut que tu te nourrisses, pour lui répondre.
A des moments, les pleureuses c’est bien mais à des moments, il faut que cela colle.
Reprise :
Surtout le regard : comment ils se regardent ?
Que l’on reprenne sur l’histoire du viol.
En réalité, le moment où elle craque ça ne donne pas l’effet escompté. Cela l’énerve plus que cela ne lui fait prendre pitié d’elle.
Il devient au contraire plus méchant.
« Je susse par quel sort » Tu m’as été ravi. Plus large, plus large.
Prends du souffle. Là tu t’arrêtes un peu à chaque vers. C’est une chose qui avance.
Cela ne peut pas cavaler, cela peut aller vite, mais tu ne peux pas être dans une chose aussi brève.
Ne regarde pas au ciel car ce n’est pas bien pour la voix.
Tu peux la casser, la voix, très vite.
Je vais te faire un peu chier là.
Si
Si la flamme rougie
Essaye pour le coup de ne pas faire une montée chromatique.
Ne prends pas de temps après le « Si »
« Si d’un être… » / « Si le vainqueur ou si de toi les ours… »
Afin que le souci
Ou ta vie
Ou ta mort.
Achille « Laissez-la »
« Où Troye, où notre ville ? »
C’est comme si, dans sa tête ce n’est pas compliqué.
Lui, dit : « Ne me prenez pas pour un con ! »
3/3/6/3/3
Cela donne une image de la déstabilisation. Elle a pensé que cette grande douleur de mère, ça allait marcher ; la grande scène du III.
Lui, dit « Mais attendez, c’est quoi que tu joues là ? Je ne crois pas un mot de ce que tu es en train de me dire. »
Là, en réalité, tu es plus à ton affaire que dans l’interrogatoire. Tu peux être dans la résistance. A un moment c’est tellement pushy de sa part que…
Sigrid : « Elle répond un peu de force quand elle lui dit : « Où est Troye ? »
Nada : Je ne crois pas. Cela dit, cela peut être tout dans la provocation.
Sigrid : « Elle est assez pertinente sa réponse. »
Nada : Oui, c’est juste. Mais après, comment cela peut se jouer pour qu’il y ait un évènement à chaque fois, tu vois ?
« Dites-le de vous-même » là tu peux t’avancer.
Ne prépares pas le truc (le viol) Il ne faut pas qu’on le sente venir.
Essaye de voir « A contraindre de … » Reste sur elle.
Plutôt que de luttes (Andromache), dis-lui « Eh bien, vas-y, vas-y ! »
Reprise :
« La mort est mon désir… » / « Proposez-moi la vie. » Viol.
« De fer rouge de feu …bourlez-moi le corps. »
Par terre : « Grégeois, ne tardez plus, ne redoutez plus rien, Astyanax est mort. »
Ulysse (S’agenouille) « Quel moyen avez-vous… ? »
Comme si tu lui demandais pardon du viol, de toute …
Essaye de la remettre « un peu en état ».
« Je porte la nouvelle … aux Grégeois. Va-t’en ! Au seuil de la sortie « Comment Ulysse…piteux ? »/ « Voyons sa contenance » Il revient à elle, allongée au centre de la scène.
Il faut vraiment que tu y crois lorsqu’il part.
Peut être plus drôle « Non mais, attends, c’est quoi cette histoire ? »
Tu prends conscience en réalité que tu es très sensible aux charmes de la dame. Ce n’est pas n’importe quelle femme.
Est-ce que tu ne pourrais pas tourner autour et que tu la regardes.
Non, mais c’est incroyable. La chose qu’il faut qu’il soit crédible pour lui. Tu pleures (Andromache), tu gémis parce que tu as la trouille. Il y a comme un suspens d’espoir qu’il parte et quand il revient c’est là la chose atroce.
Embrasse-lui la main.
Andromache, « Essaye de te relever et tout d’un coup, tu le revois. »
Retour d’Ulysse : « comment Ulysse… »
Attends, on va essayer autre chose. La torture suprême. Au lieu de le faire comme un monologue.
« Comment Ulysse… ? » Pour qui tu me prends ?
« T’ayant au… » C'est-à-dire que tu ne lui laisses plus aucune chance. Cette histoire de soliloque intérieur cela ne me convainc qu’à moitié.
« Est-ce que tu sais qui je suis ? Je suis Ulysse, le plus intelligent. Parce que c’est cela. La réputation, elle le sent ! » Je voudrais voir « Puisqu’il est mort » Fous-toi de sa gueule.
Elle est prise comme un rat, là. Mais cela fonctionne bien quand tu es avec elle, comme un chat avec une souris.
Il faudrait que cela soit plus surprenant, c’est comment il a l’idée du tombeau qui vient plus de lui que de quiconque. Il faut qu’on les extermine tous avant de partir.
Comment tout d’un coup, lui vient l'histoire du tombeau ? Ça c’est vraiment l’idée de génie.
Mélodie : « Lui, cela lui vient, c’est plus pour faire du chantage. »
Nada : « Oui, mais ce tombeau est sacré. Tout d’un coup je pense que c’est l’idée, c’est le coup de poker. Il y a quelque chose que j’ai du mal à comprendre. « La peste est la poison des cités Argolides » C’est qui l peste et la poison ? » J’avais l’impression que c’était elle, Andromache. A partir du moment où il y a cette histoire de ruse et du supplice que devais subir son fils, il ne la croit plus. Il se dit, il faut le trouver. Le dernier sacrilège que je peux commettre c’est le tombeau. Non pas qu’il pense qu’Astyanax soit dans le tombeau mais que la dernière chose qui puisse la faire craquer, c’est le blasphème.
Mélodie : « C’est vraiment le truc qu’il sort, qu’il invente comme ça. »
Reprise :
« Pourquoi regardez-vous ? »
L’idée presque joyeuse du tombeau.
« Il faut de ce tombeau » Plus victorieux. Il sait que c’est une idée géniale.
C’est lui qui met en scène la scène avec une jubilation morbide. Là, tout à coup tu as vraiment trouvé la faille. Soit plus facétieux.
Andromache. Il y a deux solutions. La première c’est que lui, pense sortir, la seconde c’est que tout ce qu’elle dit soit à lui. Il est admit qu’il ne le croit pas.
Que cela ne soit pas une question que tu te poses à toi-même. Tu sais qu’il ne te croit pas : « Qu’est-ce que je fais, est-ce que je vous donne mon fils ou est-ce que je vous donne mon mari ?
Comme un questionnement plus direct à lui. Plus Cornélien mais pas Cornélien dans ton monologues.
« Que je tolères donc » Moins d’affect, plus dans le raisonnement. « Qu’st-ce que je peux faire ? »
Non, je préfère vous donner les cendres d’Hector.
Ne décroche pas de lui. « Pourrais-tu … ? » « Oui, je le souffrirais… » Avancée vers lui.
Lui, dit : « Puisque vous n’arrivez pas à décider, je vais décider pour vous. »
2ème scène : La Troade
Hécube / Manon
Il y a eu la nuit. Comme quelque chose qui nait quand on ne dort pas. Quelque chose d’obsessionnel.
En fait c’est le petit matin. Les filles sont là, étendues avec les vêtements. On entend une voix dans la nuit.
« Quiconque à son attente aux grandeurs… » Dis les vers comme si chaque vers était une chose en soi. Doucement.
Regarde les morts. Imagine qu’il y a tous les vêtements qui sont là devant toi. Plutôt que de le faire dans une espèce de grand…que cela soit une sorte de réflexion qui vienne de loin, sur la précarité de votre condition humaine « Jamais le sort muable… »
Lève-toi. Tu te retrouve devant ce mur en désolation. « L’orgueil de la grand Troie » Ne rythme pas le texte avec ton corps.
« Ceux qui boivent le Tigre et l’Euphrate » Regarde les morts. Plus simple, les finales. « au bâtiment se lie. »
« ensevelie »
Essaye voir après « Jamais le sort muable fait connaître inconstant » de le dire au public. Et après tu fais la description de Troie. C’est dur de dire qu’on est défait. Ce n’est pas une chose évidente, d’accepter.
« Le saint labeur Dieux » Essaye de ne pas aller trop dans les aigües.
C’est quand même une vieille dame. Enfin, elle n’a pas 80 ans.
Le fait d’être un peu…enfin bon…tu vois !
« Le saint labeur des Dieux enjambement qui habitent » « Ceux qui boivent » Réattaque !
Les palais, les temples,…
« Le soldat ennemi » Mais pas plus dans un récit. Au départ il y a la réflexion. C’est comme si tu faisais la narration du saccage.
C’est le récit et le point de vue que tu as sur cette chute.
Cela peut se construire comme un récit Brechtien.
Pas une petite voix de petite fille pour les Argiens.
« Si grand feu »
« Et vous mes chers enfants » C’est les morts que tu attestes. Tu peux passer de vêtements en vêtements. J’aime bien que vous preniez plein de manteaux de soldats aux costumes.
Sans même faire de grosses choses terribles. Tu veux montrer des allitérations mais c’est plus en essayant. C’est comme si tu ne savais plus dire les P. retiens-les plutôt. Sinon c’était très bien.
Essaye de faire un « Las ! » Très long comme un soupir. Fermé, « Las ».
Deuil / Cercueil→Longues.
« Encore n’est-ce assez ! » C’est monstrueux ! Scandale. Essaye de faire réagir. « Est-ce que ce n’est pas scandaleux ? » Incroyable et scandaleux. Des points d’exclamations à chaque fois.
C’est ça l’objet du scandale ! Tu peux y aller et les nommer. La femme d’Helen.
Va jusqu’au bout des finales. « On nous va partageant. » « De moi seule on n’a cure »
Le scandale du scandale c’est que personne ne veut de moi.
« De moi seule on n’a cure » Moi la Reine ! Amertume.
Après l’histoire des lamentations. Le scandale, ce n’est pas le fait de crier, c’est plus dans l’amertume, enfin dans l’amertume…
« Encore n’est-ce assez » soit plus lourde. ON VA.
La vox populi : « Est-ce que l’on se rend compte ?
« Mais pourquoi… » C’est autre choses. Il peut y avoir une fatigue.
Et puis, tu vas vers elle.
Mercredi 27 janvier 2010
09h00. La Troade Théâtre
Andromache / Sigrid ; Ulysse / Ulysse
« Que la terre ne s’ouvre » plus sourd.
Quand il arrive, essayons voir que tu te retournes.
(A Yannick) Sois cueilli par le truc, par sa réception.
Fous-toi plus ouvertement de sa figure. « Le Troïque flambeau »
Celui qu’a fait brûler Troie.
Essayez de le faire un peu plus vite le dialogue 3nos vaisseaux ….oh la gentille crainte.
Oui, c’est bien, il n’y a pas besoin de bouger.
« Est-ce votre Calchas » Plus ironique.
« Bien jeune. »
Tu ne te considères pas ‘Sigrid) comme une victime. Tu ne te sens pas battue.
« Un simple mècheron →ville » Cela change de ton.
Sigrid : simplement « N’ayez pas peur ! »
Mais plus dans l’ironie. « Bien jeune→ dévalée » pas de coupure. Je trouve que tu fais trop de nuances. Pas trop de circonvolution
« Que Mycènes liaison y aille. »
Essaye voir, Yannick, d’aller au tombeau
Yannick, est-ce que cela peut être plus mathématique ? « Je sais…vide de passion »
Restons au degré zéro de l’argument « et bien vous verrez que j’ai raison. » / « Vous-même vous excuserez cet acte nécessaire ». Conclusion encore plus évidente.
Essaye d’être un peu plus sur les longues. « Vide de passion » / « nation »
« Même si pour mon fils j’aurais dû faire cela et bien je l’aurais fait. »
Par rapport à la première chose : « N’ayez crainte de lui, il est mort. » Cela vient renforcer. Mais cela ne change en rien la chose que l’on faisait de le jouer plus mélodramatique.
Essaye-voir de le faire comme ça pour que je l’entende. « Mais je vous dis que je ne sais pas où il est ! »
« Plût à Dieu mon enfant que ta mère je susse en quelle part tu es !? » « Je susse par quel sort… »
On va essayer de l’expliquer d’une manière rationnelle. Il te fait une leçon politique.
La nécessité de l’état veut que l’enfant meure. « Laisse-la » [Ulysse], le regard sur elle doit être assez sadique. « Vous croyez vraiment que je vais croire à votre cirque ? »
Mets beaucoup de sadisme dans la diérèse « Vous ne sauriez tromper en paroles͜͜͜ ͜͜ Ulysse. » [ZUlysse]
« Où est Astyanax ?! » (lui prend les cheveux)
Une fois qu’elle a pleuré en hurlant « Où est le preux Hector, où est… » Dans les charniers.
Lui mettre la main sur la bouche et « Dites-le de vous-même ! »
Calchas, Astyanax […as]
C’est bien « où est le preux Hector » mais cela peut être plus provocateur. Plus bravache. C’est comme si tu (Andromache) l’accusais.
« Le responsable de ce carnage, c’est vous ! »
Je trouve que c’est bien que tu lui dises « Allez-y » C’est comme une ultime provocation. Le corps ne se débat pas. Laisse-toi aller comme une poupée de chiffon molle.
Ce n’est pas un violeur, Ulysse, et qu’il y ait comme une prise de conscience : « Merde qu’est-ce que je suis en train de faire ? »
Reprends « la mort est mon désir. »
« Que vous sert de sceller ce misérable enclos ? »
Sigrid : « Je veux bien essayer de l’empêcher de se dégager du viol.
« Astyanax est mort » En 6, tu fais 12. « Quel moyen avez-vous de me le faire croire ? »
Réponse : « Puissais-je… »
Il est mort Astyanax, elle le dit dans la sphère publique et non dans la sphère privée.
« Eh Dieu que ferons-nous… » Plus dans l’urgence. Ne traîne pas. Qu’en fait, cours après ta pensée. »
« Mais las t’est-il possible ? » Se moudre, se broyer, s’écraser la cervelle.
Presque faire l’aller-retour entre le tombeau et le lieu où il est supposé revenir.
2ème scène L’Iliade
Chriséïs / Marie
J’aimerais bien le voir avec le masque. Je pense, elle arrive avec son cabas et elle épluche ses légumes en racontant.
La chose qui est très bien c’est le temps que tu prends pour faire les choses que tu ne prends pas quand tu n’as pas le masque.
Comment veux-tu que l’on procède ?
Je trouve l’idée très belle de faire raconter la chose par une vieille femme.
Après on va essayer de trouver une proposition qui ne soit pas trop lourde.
Au niveau de la vie, aussi c’est bien les silences. Du coup, cela peut être plus drôle.
Sigrid : « J’ai un grand foulard beige pour mettre sur ta tête « [ ☺ En fait Sigrid elle est vachement sympa, et du reste, ils sont tous vraiment plus que sympas !]
Bonnet.
Que tous les personnages qui racontent dans l’Iliade de Baricco soient des vieux.
Par moment tu pourras enlever ton bonnet, des choses comme ça comme si tu l’emmenais dans ta cuisine, quoi !
(A Florent) Tu arrêtes, après la 1ère phrase, et tu écoutes le dictaphone. 1, 2…
Est-ce que cela pourrait être un peu plus concret « parce qu’ils avaient souvent besoin de vivres »
« En saccageant les villes voisines » Vous vous rendez compte, Monsieur !?
Ils nous prirent tout. Vous vous rendez compte ?
C’est l’objet du scandale. Il est un peu émoussé mais quand même « Et l’emportera sur leurs navires. »
« J’étais belle ! » mon p’tit gars, cette époque. Cela peut être moins dramatique.
« Agamemnon » Ah oui Agamemnon c’était le roi des rois. Alors fallait que je suive. « Il m’emmena dans sa tente.
Plus encore dans le coté pédagogique. « Elle s’appelait Clytemnestre. Il y a des choses qui peuvent être dramatique, et d’autres plus légères. « Et me voulait pour lui. »
[On va chercher une petite bouteille d’eau.]
« Alors d’un seul coup… » C’est plus comme si tu disais « Il l’avait bien cherché. Ils avaient insultés un prêtre d’Apollon.
Sur Achille, je pense qu’il faudrait une petite chose d’admiration.
« Il n’était pas comme les autres, pas comme Agamemnon. »
« Il savait les choses qui furent, qui sont et qui seront. C’était un homme sage. »
Essaye-toi, vieille dame dans l’imitation d’un centenaire mythique.
Calchas Ce que cela t’avait fait de te remémorer la voix d’un vieillard.
Dans l’évocation de Calchas, qu’il y ait plus qu’un plaisir de se remémorer sa parole, de se remémorer la voix.
Ce qui est bien c’est d’alterner les moments où quand elle dit « Il dit ».
Il ya des moments où elle ne fait pas de citation. Et là quand elle dit « Il dit »… »Merde ! Qu’est-ce qu’il a dit déjà ?...ca y est, je me souviens. »
Je crois que « je la rendrais » / « Mais préparez moi tout de suite.
Reviens sur lui.
Ce n’est pas seulement d’une chose où on parle d’évocation. Cela peut être dans les nuances et cela peut aller plus loin dans la manière dont elle a ressenti cette colère et après elle revient sur lui.
C’est très bien ce geste de se mettre les mains sur le visage pour se remémorer « Agamemnon se leva »
« Je la rendrais …mais préparez-moi…je veux pour moi un autre présent » Ouais mais c’est bien prends le temps de te déshabiller. (Elle enlève son bonnet)
« Comment pouvons-nous »…..au triple, au quadruple.
Elle range son bonnet et enlève ses épingles à cheveux.
[J’ai un trou] Un doigt sur le magnéto.
« Homme impudique.
Sur quand tu dis « Ordure, face de chien »Il était gonflé quand même.
C’est ça qu’il a dit. « Ordure, face de chien » ; au journaliste.
Ce qui est bien c’est qu’on a trouvé le principe. Maintenant il y a des choses que tu avais déjà intégrées. Il faudra que tu te forces à sortir la prochaine fois, il faudra un peu plus dialoguer la manière dont tu prends le récit.
C’est un jeune homme, le journaliste. Le coté pédagogique pour lui. C’est drôle parce qu’Achille ; elle ne le décrit pas. La légende…il sait qui est Achille. Il faut être beaucoup plus concret. Aller chercher des plateaux.
Que l’on sente que l’interview, elle dure…
Et puis aussi, le plaisir de le raconter. Il y a la douleur, mais il y aussi le plaisir.
Florent : « Dès que c’est dans la vieillesse, c’est moins violent. « il me …dans son lit » Un regard plus apaisé.
Nada : Moins dramatique. Du coup avec le timing il ne faut pas que tu aies peur que cela soit long. D’installer une ampleur. Ce n’est pas tragique.
Vendredi 29 janvier 2010
09h00 Salle Jouvet : Réunion de tous les élèves.
10h00 Classe. La Troade
Hécube / Fanny ; Polymestor/ Julien ; Le Chœur / Manon ; Agamemnon / Joris
« Allons filles entrez ! ….de ses impiétés. » Entrée de Polymestore.
Elle boit un verre d’eau, Hécube.
Manon (Le Chœur) sort derrière le faux mur. Entrée de Polymestore, enfants et gardes.
Cela a bien évolué.
Tout le début, l’histoire des larmes, il faut que cela aille un tout petit peu plus vite.
Enfin il y a tous les plans.
(Julien)Que tu ailles à fond dans le jeu des larmes, dans le jeu du scandale.
Le fait que tu vomisses cela peut être encore plus…un gros vomi.
Après, tout le truc qui s’est passé « En secret je désire.. » tout cela c’était bien
Quand tu dis « quand après votre mort. » Après c’est une histoire : « C’est prudemment parlé »
Cela le fait rire, c’est très bien. Du coup tu peux rire aussi. « Rira bien qui rira le dernier »
Julien : « Je sais à peu près ce qu’il y a à jouer mais entre ce qui se joue, il y a du temps. »
Nada : « Oui, mais prenons ce temps là. Le texte m’a paru très clair.
Yannick : « Moi aussi j’entendais bien le texte mais à un moment donné j’ai trouvé que vous ne vous parliez pas.
Fanny : « Oui, mais elle cache plein de choses. »
Nada : Ce que j’aime bien c’est que les questions n’étaient pas anecdotiques mais pas appuyées comme une chose normale. C’est à la carmagnole, ce n’est pas bien.
Yannick : « C’est surtout pour Fanny, il y a un truc qui n’est pas clair. C’est pourquoi tu lui poses ces questions ? »
Nada : « Moi, au contraire, c’est ce que je trouve très bien. »
Yannick : « Si tu joues trop « elle sait » ; tout cela se passe comme ça, la résolution se fait après. Il n’y a pas tout de suite le « Oh ! Ca va ! »
De toute façon dans la scène d’avant on lui dit que son enfant est mort.
Yannick : « Pour moi, elle a confié à cet homme-là. Il a tué son fils et elle le sait. Là, il y a un truc un peu normal, un peu mondain. Comme s’il y avait quelque chose de coupé.
Nada : Mais même pas au public, il ne faut rien donner. Le public, il sait tout déjà.
On sait tout mais la seule chose qu’on ne sait pas c’est comment les choses vont se faire.
La chose où je suis moins sûre c’est quand tu joues la folle, l’histoire des enfants, lalala…
« Va bourreau ! » J’ai plutôt
Bien aimé la sortie (Polymestore)
Julien : « Après je ne sais pas ce que je fais. »
Nada : « Ô l’exécrable sexe » c’est plus que de dire la chose, il y a un étonnement.
Après il y a une longue description de ce qu’il endure.
J’ai beaucoup aimé Hécube quand cela va vers l’anéantissement après la vengeance.
Je ne sais pas si c’est quelque chose qui l’a réjoui.
Agamemnon : Plus quelqu’un qui a envie de clore quelque chose et de manière équitable.
C’est-ce que tu as montré. Pas quelqu’un qui est dans une revendication de pourris.
Il y a quelque chose de l’ordre de la fin avec le plus de justice.
Ce que j’aimerais qu’on reprenne, j’aimerais qu’on avance.
Des enfants ; des vrais.
Manon : sois dans quelque chose de moins proféré.
Il rentre dans la tente. L’histoire des lumières, comment la résoudre ? Agamemnon arrive avec.
Manon : moins fort. Laisse un petit peu de temps et, après, il faut monter sur le début. Joue du fait qu’on ne sache pas ce qui se passe.
Les enfants, c’est bien qu’on lui donne des bonbons (petits rires) avant de les tuer.
C’est bien de passer de là et de ne pas te retourner à chaque fois.
Dans la narration, sois plus dans l’explication « car jamais en ce monde…et s’il se montre lent à venger son offense… » Ne ferme pas trop le sens. « Car tôt ou tard » Pas trop de liaison.
Contraire à ton dessein. Que cela gradue.
Pas trop vite.
Hécube sort avec un des enfants. « La vengeance est entière ».
Je ne pense pas qu’il y ait un deuxième vomi.
Essaye voir ; sois peut être entre des choses plus interrogatives.
« La vengeance » Que l’on ne sache pas.
« Contraire à ton dessein » Tu ne l’adresses pas assez. Envoie loin « Troie ».
J’aime bien la manière un peu clinique, comme si tu essayais que cela soit un petit peu plus clinique.
Le texte est trop vrai.
Sur l’enfant, le prenant dans ses bras.
(A Manon) Essaye voir d’aller à lui. « Ô pauvre infortuné. » plus un constat et non de tristesse.
Que Polydore embrasse ses enfants. Polydore, du coup, pas loin de la chaise adresse-toi au Chœur (Manon). « Où irais-je ? »
Faut pas trop que cela bouge, quand rentre Agamemnon.
Est-ce que les 4 premiers pas, Joris, tu peux les dire en place. Et aussi dans une espèce de lassitude. 9 ans de guerre, il n’en peut plus. Cela peut aller vraiment moins vite. Il a un coté las.
Fanny, le coté fatigué ne doit pas enlever l’activité cérébrale « J’ai accompli la chose » ; « Je l’ai fais. » Actif.
Le Chœur à Polymestore, comme une leçon : « Tu ne dois pas te plaindre »
Pour Agamemnon, qu’il arrive d’une manière plus emblématique. Il est dans sa représentation royale. « Je viens à la clameur. »
Hécube, cela s’arrête quand il arrive et après tu dégages lentement.
« Si tu as fais du mal à quelqu’un » Que cela soit du domaine de la constatation.
Essaye d’exhausser le discours. Plus religieux.
« Ô pauvre infortuné que tu souffres d’angoisse ! » Je vois que tu souffres mais….
La parole plus claire.
Agamemnon, essaye de le faire un peu comme un discours.
Tu allumes la lumière et tu vois la situation, les morts par terre. Polydore aveugle.
Agamemnon fait le tour et s’adresse à Hécube assises.
Il faut que l’on sente : « C’est la dernière chose mais c’est horrible » ; « Est-ce que l’on aurait pu éviter cela ? »
Reprise du début :
« Mais pour quelle raison … » pas trop fort.
Le Chœur sera avec une lumière.
La tombe d’Hector est au centre, là où les bougies brûlent en étoiles.
C’est mieux quand il y a moins de choses.
Mardi 02 février 2010
09h00 L’Iliade
Briséïs/ Marie ; Intervieweur / Florent.
Marie : « J’ai beaucoup de mal. »
Nada : Le problème c’est que tu ne lui adresses pas assez. Sur l’Histoire de Chryses, que cela revienne cela soit dans quelque chose de plus solitaire c’est bien.
On a fait l’interview pour que cela soit un peu moins tragique, plus anecdotique.
Pour aider que tu sois dans la chose concrète. Evidemment c’est un récit mythique mais cela peut se raconter de manière plus « vous savez j’ai vécu quelque chose d’extraordinaire. »
Parce que sinon, on est dans une seule voix.
C’est pour cela que : Tu arrives, « Tout commença par un jour de violence. » et tu sers à boire.
Pour pas que ce récit pèse de tout son poids de tragédie.
Avec le masque t’étais plus dans le fait de jouer une vieille dame qu’avec le poids de l’histoire. Je pense que cela rentre petit à petit dans le récit toute cette mythologie.
Que cela soit une vieille ou une jeune c’est pareil.
Essaye de dédramatiser. Essaye de le raconter comme une histoire qu’on t’aurait racontée plutôt qu’une histoire qui t’est propre.
Reprise :
« Les villes voisines …ce jour là ce fut le jour de Thèbes…Ma ville. »
Rien que le fait que cela commence par un sourire, c’est déjà mieux.
J’en sais rien, peut-être que je me trompe. Si c’est tout de suite après l’événement, c’est à chaud et c’est extrêmement tragique.
Mais si on dit qu’il y a du temps qui est passé, on a plus de perspective et on est moins enclin à la dramatisation. Moi j’aime bien ça.
(A Florent) Tout ce qui peut apporter un …des choses concrètes. En fait c’est très concret ce qu’elle raconte. T’es plus dans la manière dont justement tu réfléchis les silences, plus dans la manière de commenter.
« Il m’emmena dans sa tente » - « Il avait une épouse dans sa patrie. »
Florent : Il faut penser que moi, j’y connais rien.
Récit plus dynamique qu’introspectif. Dans un récit et parfois elle se laisse cueillir, sur l’histoire du père ou sur Achille.
Comment on se pose ? Est-ce qu’on dit « Oh la la, c’était terrible ! » ? On se pose en victime ou bien c’est un récit pour témoigner de l’histoire. C’est actif.
Marie : « Moi j’ai du mal de ne pas situer son point de vue. »
Pour ne pas tomber dans le sentimentalisme, je pense qu’il faut le raconter moins mélodramatique. Plus tragique et moins mélodramatique. Va un peu plus vite dans le texte.
Reprise :
« Ils avaient besoin d’animaux et de femmes. »
« Thèbes, ma ville. » Là il peut y avoir de la douleur.
Il faut que tu ailles dans un autre sens même un peu trop.
Florent : « Peut-être que tu es trop appliquée dans le texte ? »
Quel est le point de vue de : « Ce jour là il me voulut pour lui. Il avait une épouse. Elle s’appelait Clytemnestre. Il l’aime. »
Qu’il l’aimait vraiment ?
Qu’il n’y avait pas trop de fidélité (Julien)
On peut émettre un jugement là-dessus. « Enfin oui…il l’aimait !!! »
C’est quand même écrit, elle le dit pour une raison quelconque.
Le fait qu’elle rajoute « Il l’aimait » elle peut se poser la question aussi. « Il l’aimait » {En tout cas] (« bien qu’il l’aimait… il me voulu pour lui. »
Si on veut lui donner un peu de vitalité à ce texte plus il y aura de nuances à l’intérieur, plus il sera vivant.
Il faut qu’on prenne une option : après c’est à toi de le faire. Je pense que l’option qui rente dans le récit tragique directement cela ne fonctionne pas bien parce que cela donne une chose mélodramatique.
Elle était à peine pubère. Elle. Ces mecs qui l’emportent avec eux... on peut le rapprocher d’une manière extrêmement tragique (guerre des Balkans. Trauma énorme. On n’est plus que dans cette sensibilité là.) Alors soit on fait ça, soit on revient à ce que l’on a fait avant. Soit on se dit qu’il y a du temps qui a passé et qu’on n’est pas dans le même affect.
Mais la manière de raconter est plus distant.
Après est-ce qu’on est plus dans l’introspection ou est-ce qu’on est plus dans l’histoire…
Yannick (à Marie) : « Il y a aussi…j’ai l’impression que tu donnes les idées les unes après les autres. Tu allais dire « Tout commença par un jour de violence - Agamemnon me voulu pour lui » et entre il y a pleins de digressions.
C’est sur des niveaux.
Je pense que tu ne devrais pas les mettre sur une ligne.
« Et ce jour-là… ». Cela se fait dans la vie, dans le discours.
Essayer cela peut-être ? »
Reprise :
Essaye de le faire en marchant.
C’est la marche qui accompagne le souvenir. Il y a des moments où cela s’arrête. Sois dans un mouvement corporel.
Ce qui est étonnant c’est que cela ne change rien à ta manière de le dire.
Ecoute, essaye de le raconter comme si c’était une chose drôle (coté One Woman Show)
Essaye d’être dans une chose moins sombre.
[Marie vient parler à chacun]
Tu vois tout le début je trouve cela vachement mieux.
« Disparais vieillard et ne te montres plus jamais ici… » Madeleine émotionnelle.
Comme si tout d’un coup tu réentendais la voix d’Agamemnon.
Chutt !! « Mon père épouvanté… » Chutt !! « Il s’en alla en silence et disparut là où était le bord de la mer, on aurait dit dans le bruit de la mer. Grande pause.
Comme si le fait de t’être laissée piégée par ça, tu as besoin d’un temps de pause pour repartir dans le récit.
Mets-toi de dos !
Dans l’histoire d’Agamemnon tu dépenses trop d’air.
La violence peut-être la même mais peut aller beaucoup plus vite.
Et après cela repart.
Fanny : « Bizarrement dès que tu nous quittes tu te renfermes dans ta bulle.
Reprise :
C’est mieux. Quand tu t’assis sur ta chaise tu peux l’amener près de nous. Je trouve que le fait que cela soit plus actif, cela le rend, cela rend plus compte de l’histoire avec un grand H.
Que cela soit plus concret et plus actif.
Après c’est le regard d’elle témoin et repense que c’est surtout le regard d’elle sur Achille parce qu’il faut quand même viser la fin, le truc de Baricco quoi !
Parce que c’est drôle ; en fait si tu veux, elle se vit comme Hélène….et le roi des rois jette en avant sa vie.
Comme si elle se substituait à Hélène.
Cela commence par le récit de son viol et petit à petit le cauchemar devient presque comme un rêve pour elle.
C’est pour cela, je pense, qu’il ne faut pas que cela devienne trop justement carré [ ?].
A chaque fois que tu dis « Alors Achille dit » Ne ferme pas le sens. « Alors Agamemnon répondit. » ; « Ainsi dit-il » Là c’est la fin.
La manière dont tu te souviens de la confrontation
Agamemnon / Achille : Combat de Titans.
Il lui a dit « Ordure, face de chien. » Il y a un moment qui était très très bien, c’est sur l’histoire d’Agamemnon.
« Tu ne me duperas pas, tu veux la garder » C’était entre le récit et la portée de la puissance de cette voix-la.
C’est le combat de 2 titans et en même temps 2poissonniers.
La manière d’évoquer cela, c’est 2 géants héroïques et 2 poissonniers prêts à se taper sur la gueule…
Là, comme t’as fait Achille, c’était bien aussi.
« Non, il vaut mieux que je rentres chez moi. » Un tout petit peu plus pas sarcastique mais plus….
Pausette
Reprise :
Il y a une autre chose que tu pourrais ajouter à tout cela c’est le coté suspense, polar.
Dans l’affrontement cela peut être plus trivial.
Cela peut être comme des citations. Deux chiens !
Cela peut aller très loin dans plusieurs endroits.
Exemple, le père.
Après, la manière dont tu campes Agamemnon et Achille.
2ème scène : La Troade
Hécube / Fanny ; Pyrrhe / Joris ; Polyxène/ Florent
Faut que cela pue
Tête de cheval ensanglantée ouverte.
Les filles, essayez de la retenir.
Et les mecs arrivent à l’arracher.
Il y a des tas de choses formidables.
Tout ce que vous faites corporellement c’est très bien.
Toujours que cela soit avec Pyrrhe, la bagarre, que cela soit un moment avec les soldats.
Le dernier truc à la fin [« Je ne la lâcherais point…] C'est-à-dire que lui, il en a marre Pyrrhe et il envoi les deux sbires qu’ils essayent de te tenir (Fanny)
Florent : « Quand à la fin je dis « qu’il me traine par terre » elle n’a pas beaucoup de sens dans le sens où il y a eu déjà beaucoup de bagarre. »
Si c’est les deux gardes qui tentent de l’empêcher, c’est elle qui est à l’origine.
Reprenons ce moment-là. Quand elle attrape Polyxène par le pied.
« Vous me faites mourir … »
Pyrrhe la prend par les cheveux.
Elle s’agrippe à sa jambe tandis que Pyrrhe rampe à plat dos.
« Me voici….j’ai encore du sang pour le rassasier (prête à montrer son sein.).
Julien (garde) la détache de Pyrrhe.
« Il nous faut ensemble trépasser. » Voila c’est là. Tu te débarrasses d’elle et dis-lui (au garde –Julien Barret) « Emmène-la… »
J’aime bien le coté pieuvre d’Hécube. Le coté tentaculaire. Qu’elle essaye, par un total désespoir de tout faire.
« Ce Paris dont il a le mortel coup reçu »
Pyrrhe se dégage. « ….exercez de carnage »
« Il nous faut ensemble trépasser » Il faut la bloquer sans la lâcher. Tout d’un coup le texte, on l’entend bien.
Les gardes essayent de faire toujours un barrage entre les deux.
Polyxène et Hécube se parlent de part et d’autre.
« Tendez-moi votre main, afin que je la baise. »
L’histoire de la main. Il faut quand même…sur l’histoire de « lâchez » de Pyrrhe.
Yannick : « Quand tu quittes du regard, ne quittes pas ton objectif.
Physiquement elle peut repartir mais pas du regard. Car on a l’impression que tu abandonnes.
Reprise :
« Toute fille d’honneur…..que sa pudicité. » Il y a un coté trop volontaire dans la manière de remonter sur Pyrrhe à plat ventre. « Me voici »
Ne sois pas si plaintive Polyxène.
Essayez de passer juste la main entre les gardes.
Essayez de rester avec la main, jusqu’à Polyxène : « Adieu Madame. »
« Ains ma fille, ainsi donc je vous perds. »
« Ô pauvre, o misérable ! » Dans les bras d’Hadrien (garde)
Fanny, c’est tellement dur d’encore une fois se relancer vers elle.
C’est bien que tu t’écroules sur un garde. Rien d’anecdotique.
En supposant que ce ne sont pas tous des tortionnaires.
« Il faut que je vous laisse…triste bord. » Comme si elle partait très loin.
En fit on pense toujours qu’elle est partie ; mais elle revient, Polyxène.
A un moment, toi aussi fanny, essaye de ne pas être tout le temps, quand tu tombes, écroulée. « O Dieu ne saurais-je… » Parle lui vraiment, à Polyxène.
Ne te bagarre plus. Tends-lui la main. Il y ale baiser et après il y a l’écroulement.
« Tendez-moi votre main » Pyrrhe la laisse faire.
« De tels nombres d’enfants sortis de mes entrailles. » Comme si elle était partie dans un cri.
« Ô ma fille, ains mon âme (longue), ainsi donc je vous perds. » Rappelle-la d’un dernier…
Quand Polyxène te disait adieu tu tombais dans ses bras (le garde-Julien) de désespoir.
« Hélas j’en ai le cœur grand de sollicitude. » Revenue vers Hécube.
Alors ce n’est pas bien l’histoire de partir.
Comme il y a eu beaucoup d’évènements physiques, la fin, cela se joue que sur le texte.
Je pense qu’après l’histoire du sépulcre, à partir de là.
Après le moment où elle essaye d’aller l’accrocher, après, il n’y a plus rien.
Julien Barret : « J’aimerais bien dire à quelqu’un qui est parti, les mots que j’aurais désiré lui dire. Un instant de vie qui peut nous toucher. »
Essayons de reprendre au moment où tu bouscules Pyrrhe par terre.
L’histoire du sacrifice est tellement forte que je ne vois pas repartir dans une bagarre.
En fait c’est la parole de Polyxène qui fait que les choses s’apaisent.
C’est cela qui arrête tout.
« Ains mon âme….ouvrirez les enfers. »En fait, elle consent.
Après il faut voir comment lui, Pyrrhe, autorise ce moment-là.
Polyxène : « Adieu Madame. »J’aimerais bien essayer de voir Pyrrhus de dire aux gardes de les laisser se voir seules pour un dernier adieu.
« Vas vers les filles « Ô Dieu ! Ne saurais-je mourir ? »
Parce que je n’entends pas que tu consens.
Parce que la scène se finit là.
Elle lâche prise, c’est cela que je voudrais voir. Du coup c’est comme si c’était Polyxène qui a du mal à partir.
Fanny, essaye de l’embrasser. « Ô Dieu, ne saurais-je mourir ? » Essaye de dire en reculant.
« Ouvrirez les enfers » Va vers les filles.
« Ô pauvre, ô misérable ! » Aux filles.
« Il faut que je vous laisse » Polyxène, doucement.
Je préfère cela. Cela se délite. Cela ne lutte plus à la fin.
Il n’y a qu’une chose encore pas très claire sur Polydore.
Au niveau du texte, c’était beaucoup mieux, Fanny.
« Quel conseil. » Bonne position.
« Qu’a Polyxène fait ? » Tu peux vraiment lui poser la question
Polyxène, j’aime bien ce que tu fais mais pas trop larmoyant, mais là tu as déjà rectifié le truc.
Samedi 06 février 2010
09h00 Salle Girod ( ?) La Troade.
Ulysse/ Manon. Andromache/ Joris. Julien.
Faites attention de ne pas…que tu tournes cela en dérision.
Le début se passe bien.
L’histoire du tombeau d’Hector : le situer par rapport à ce qui a été défini dans les autres scènes.
A chaque fois que la problématique de Calchas est là, lui faire un sort.
Une chose un peu trop les arguments c’est un petit peu trop parfois raisonneur. La manière de poser les arguments c’est un tout petit peu trop : « Alors voila, voila, voila… »
Il y a l’argument mais il y aussi le coté poétique de l’argument.
Si on poussait le bouchon un peu plus loin, on dirait qu’ils ne peuvent pas empêcher de faire de la poésie, de belles phrases. « Où est le preux Hector…etc. »
Plus dans la colère peut-être.
Coté : « Mais qu’est-ce que vous voulez que je vous dise. Presque plus agressif.
L’histoire de la torture c’est bien.
L’histoire de la table cela marche très bien. Il y a un moment où tu la renverses de la table que je ne comprends pas très bien : où tu es un peu piteux. Si c’est une chose à laquelle on ne peut pas croire Andromache, il faut que cela soit plus dangereux. »
Yannick : « J’ai l’impression que vous n’utilisez pas assez que votre apparence dise l’inverse de ce que vous êtes. Une femme et un homme. On a l’image de la résistance masculine. »
Hadrien : « oui, cela ne me gênes pas. C’est pas obligatoire. »
Yannick : « La convention, je l’accepte, mais vous avez un jeu en plus à développer. »
Barthélémy : « Moi je suis plus comme Hadrien, mais toi (Manon), tu donnes des signes de féminité, mais pas toi, Joris. »
Sigrid : « Moi, je voyais vraiment une femme d’affaire. »
Nada : « Moi cela ne m’intéresse pas de voir une femme genre sado-maso. »
Yannick : « Je ne dis pas qu’il faut qu’elle joue la femme. »
Nada : « Non, ce n’est pas Ulyssette. Moi ce qui m’a manqué : ou bien que toi tu joues une femme et toi tu joues un mec mais je ne pense pas qu’il faudrait que vous vouliez nous le faire oublier. »
Mélodie : « Vous ne jouez pas exactement sur le même mode. Joris est un homme qui a une robe, plus travelo et Manon, tu es une femme. »
Nada : « Pourquoi Joris tu as voulu jouer une femme et pourquoi tu as désiré Manon, jouer un mec ? »
Manon : « Ce que j’avais lu m’a donné envie de jouer Ulysse à ce moment là. Ce n’était peut-être pas profond. Ce n’est pas anodin. »
Joris : « Me confronter à ce qui peut vite m’emmerder dans la Troade avec les femmes : Elles subissent. Elles sont plus physiques et plus forte qu’on ne pense. »
Nada : « J’ai l’impression que Manon est moins dans une recherche de masculinité. Mais cela ne m’intéresse pas de voir 2 travelos. La féminité en Joris je la pressens. Manon, je ne pressens pas son coté mec.
Dans la Troade, il y a un univers masculin et un univers féminin. Ce qui reste c’est les femmes et ce qui tue c’est les mecs. Et La Troade c’est très défini. Il n’y a même plus de vieux.
Partons de l’histoire du revolver, même dans la douceur, on sent que ce n’est pas dangereux.
Il faudra que vous jouiez plus avec Julien.
Est-ce qu’elle est venue seule ou avec des gardes? Parce que là on a l’impression que tu lui montes un bobard. »
Manon : « Là ce n’est pas un bobard parce qu’il aura normalement des gardes. »
Reprise : [Moment où tu la bazardes de la table.]
Fanny : « Indépendamment du fait que la scène soit très longue, c’est toujours le même rythme. Du coup, on ne voit pas Ulysse ramer pour faire cracher Andromache. »
Nada : « Trop de temps psychologiques. Le fait qu’il y a de la difficulté à ne pas agir sur elle, cela ne peut pas être toujours sarcastique. »
Manon : « Je suis d’accord. »
Reprise : Après le révolver, tu vois que cela n’a pas marché. Tu le baisses : Que vous sert… »
(A Joris) Que le plan de la menace n’est pas fonctionné ; que cela soit plus dans la conscience de ton impuissance.
« Comment Ulysse, et quoi… ? » A nous !
C’est trop démonstratif : « Quand quelqu’un… »
Qu’est-ce qu’on fait avec ce monologue ? Est-ce que vous cherchez la réponse dans les gens qui vous regardent ? Néanmoins cela doit être un peu plus actif.
Que cela soit un peu plus…que dans les pensées, cela avance plus. Que cela ne s’arrête pas. La pensée est là pour qu’il sache. « Comment faire » Ce n’est pas un truc introspectif.
En plus, quand il dit « Nous portons le blâme…femme » Il y va de sa notoriété et de sa crédibilité.
Reprise au retour : Moins affecté, moins de ….tu la regardes comme si tu faisais une expérience. Clinique, plus scientifique.
« Comme Ulysse… » Plus forts. Que la pensée soit plus agissante
.
Il y a un coté « comment faire pour lui arracher le truc ? ». Essaye de rester près d’elle.
C’est trop anecdotique. Cette histoire d’enfant. Tel que tu le dis, on ne peut pas le croire.
La pression de la parole : « Il devait subir quelque chose de terrible.
Rien ne peut être anecdotique dans le texte. Essayons comme si tout était clinique. Que cela soit : « Comment elle réagit ? » La regarder.
C’est sur le regard que cela joue là. Elle frissonne, elle rougit. C’est dans le descriptif de ce qu’il voit.
Reprise : Et du coup, Joris, on passe à la torture psychologique. Il ne faut plus la toucher.
La menace physique n’a servi absolument à rein.
Andromache va vers le tombeau [Un monceau de vêtements, une épée, un bouclier et un casque.]
Questions sur la tente, le tombeau d’Hector.
« Dépêche… ». Pas trop vite : « Allez les enfants ! »
Lundi 08 février 2010
09h00 La Troade.
Tamaïti. Barthélémy. Hadrien. Mélodie
« Par elle est mort Achille » Réquisitoire vers le public
Vas bien jusqu’au bout. « Et Troye subvertie. »
La main. Essaye d’entraîner Barthélémy. Fais-lui plus honte. Le truc c’est de montrer la main coupable. Même s’il est vainqueur, il sait bien que c’est lui qui aura raison.
« Mais l’humble piété »Ses bras entre ses mains. A terre devant elle. Les relevant.
(Mélodie) J’aime bien le coté très enfantin de la chose. Le coté complètement innocent.
Elle n’est pas innocente de ce qui va lui arriver. Elle le sait, néanmoins elle y va en toute innocence.
N’écrase pas trop le texte, cela devient trivial. Je crois qu’il faut que tu attendes après la parole d’Hécube. Tu peux rire. La seule chose c’est qu’il ne faut pas qu’on est l’impression que tu te foutes de sa gueule, qu’on n’ait pas un rire pervers.
Du coup, la parole peut –être encore plus évidente.
« Je ne demande rien »Plus évident. « Non, non, je vous suivrais »Cela peut être la petite fille qui joue à l’héroïne. C’est comme si elle se construisait une petite statue.
Je vous suivrais partout. « d’un magnanime cœur »Regardant chacun dans le public. « C’est bien, non !? »
« Ne vaudrait-il pas mieux que je meure à cette heure ? » Hein ? Qu’est-ce que vous en pensez ? (au public)
Au fur et à mesure qu’elle parle elle grandit aussi.
« Qui fut la sœur d’Hector… » (Mettre le blouson en cuir du frère.)
Hector qui tue Achille ( ?)
« Aux armes indomptables » Se mettre devant Pyrrhe en s’habillant du blouson d’Hector.
« Que voir ma chasteté »Vers Hécube (à terre).
C’est un petit objet rare pour Pyrrhe que l’intervention de Polyxène.
Polyxène : Ne reste pas sur l’histoire d’Hector. « Donc quand il vous plaira, Pyrrhe. « « Aussi bien n’ais-je plus … » Tendant la main à Pyrrhe qui lui donne encore assit.
« Ô vous ma douce mère, hélas… » « C’est vôtre vrai office » Avertissement.
« Toute fille d’honneur.. »Aux cotés d’Hécube à genoux
Pyrrhe : « Volontiers le ventre→suit ».
Et après pour nous. « Mais les pères. »
Mélodie : « Quand il vous plaira, Pyrrhe, allons jusqu’à la mort. » Plus gaie et mieux.
J’aime bien (les petits sauts sur les pieds pour rejoindre Hécube.) A l’intérieur de ce coté enfant, il y a de grands moments de gravité.
A la fin tu lui fais un baiser (à Hécube) et tu attends.
Pyrrhe : « Vraiment ! » « Nature a fait à une …. »
Au public
« Eh Pyrrhe ayez pitié d’une telle jeunesse ! »
« Que si pour contenter »Elle délasse les lacets de son corset.
Mélodie (Rire pas possible) : « Je ne crois pas »)
C’est trop….Même dans sa naïveté à Polyxène. C’est plutôt dans un truc d’effroi.
[A Tamaïti] Tu y vas. Tu la prends (avant : « S’il la veut pour le moins… »
« Je dévale aux enfers » Un peu plus grandiloquente. Plus dans la scansion. Comme pour laisser le mot de la fin.
« Tendez votre main »C’est bien quand tout est ponctué par des points.
« Afin que je la baise. »
« Pour la dernière fois. »
« Ô Dieu » Hécube (Tout de suite)
[Hécube] Un dernier chantage affectif (de loin). « Ô ma fille, ains mon âme, ainsi donc je vous perds… »
Polyxène : « Il faut que je vous laisse »
Hécube « Il me faudra… » Chantage.
2ème scène :
L’Iliade. Achille/ Julien ; Patrocle /Joris ; Ulysse/ Florent ; Phoenix/ Barthélémy
La classe en cercle autour de Julien
« Ils arrivèrent à cinq. » Tu fais ton installation.
Les noms peuvent être écris sur un mur. Patrocle peut l’écrire par terre.
Les débuts c’est comme des « Titres »
Au niveau de la parole c’est assez porté. C’est fait pour le cercle (de la classe)
On verra si tu le fais avec le livre ou pas. « Ils arrivèrent à cinq » Et après tu fais l’installation. On verra si on met des livres. Au besoin on verra. Si on imagine que vous serez sur des petits cubes de 50 cm. Cela serait ce cube que tu amènerais (Julien Barret)
Normalement Joris arriverait au début. C’est dommage que Joris arrive trop tard. Joris se lève de lui-même.
Ulysse devant les autres, une bougie allume la seconde bougie devant Phoenix.
Euribathe (dit son nom)
« Odios et… (Rappelez-moi votre nom ?)
« Euribathe (Un peu excédé).
« Ils arrivèrent à cinq » Joris se lève et allume les bougies ; et éclaire chaque guerrier quand Achille les nomme un à un.
Toi (Julien) en nommant les guerriers, Ulysse, Etc…tu fais ton installation.
Cela va être du tricotage pour Baricco.
A Heuribathe : « Gling ! » La guitare.
Mais attends un peu. « Moi, j’étais dans ma tente. Parle à Patrocle /Joris. Très sensuel.
Le truc c’est de dire : « Voilà on est 17 acteurs et on va vous raconter l »Iliade »
C’est d’abord l’acteur qui est la parole. La parole est au départ celle de la narration
Surtout au départ, la manière dont on agit sur le plateau. Que tu ne craignes pas d’aller chercher la chaise.
Le fait est de raconter le plaisir de parler de L’Iliade à 17 sinon rien.
La parole. Il y a quelque chose de ludique.
« Jouer et raconter les aventures des héros. »
Danse de Patrocle. Déshabillage de Patrocle : Que dans les danses de Joris on voit des figures de fresques peintes sur les vases de l’époque grecque antique.
Patrocle plus âgé qu’Achille.
Chant et Danse. Achille et Patrocle.
Ulysse : « Salut à toi divin… » D’un seul tenant. Plus protocolaire.
« Les Troyens » Tout est dans tout.
La classe en cercle est aussi bien les Troyens, que les Achéens.
Le texte c’est bien comme cela plus lancé. (Ulysse/Florent)
A Florent : C’est mieux. Tu peux lui donner la liste des cadeaux. La seule chose, c’est d’aller directement à Achille sur l’histoire du père.
« L’un après l’autre » (pas de liaison) « Et en même temps qu’elle, il te donnera (fais le tour des personnages qui font le cercle. Suspense.) Briséïs »
« A l’exception d’Hélène d’Argos « (Rires gras d’Ulysse.)Voyons si vous riez tous ? (Rires) « Oui, enfin bon…Et si finalement…
Et si Agamemnon veut que tu deviennes l’époux » Rire discret d’Achille.
« Il n’est pas sur la terre d’Achéen→Agamemnon ne le pourra pas et… » Plus grand
« Quel avantage… » A son compagnon Patrocle.
Achille : « Allez voir Agamemnon « (faites un tour avec lui.) « Ma mère un jour… »
Sur le récit sur la mère : « Pleures ! »
Je trouverais la raison après.
« Me rejoigne » Il rigole puis je vous le dis à vous… »
« Je le dis, il y avait aussi Phoenix avec eux. »
L’histoire de la danse,… de la dire à chacun, cela se passe bien
« C’était mon père… » Tombez dans les bras l’un de l’autre.Essaye que cela se lise un peu plus tard.
« Il était comme un second père pour moi. » Là se lève Phoenix.
Grosse effusion. Moins solennel, plus filial, cela fait un bout de temps qu’ils ne se sont pas vus.
Essaye de le regarder avec la bougie. Comment il a changé. « Le vieux Phoenix…c’était mon père… »
« Reste avec moi, assis sur la chaise. » Achille s’assied sur Phoenix.
A genoux auprès d’Achille. « A quoi te servira-t-il de les défendre quand ils seront en flammes ? »
« Voila une bonne idée Ajax, retrouvez… »
Ajax (Manon) se lève du cercle.)
Mais ne sort pas, et se rassied.
« et mendier le don du sommeil » Guitare à nouveau.
Pendant qu’Achille chante, Patrocle (Joris) va s’habiller.
Préparation de Florent et Joris. En vieux Ulysse –Diomède.
Julien chante accompagné de sa guitare en faisant le tour du cercle. A l’intérieur.
Une fois que Julien termine le cercle, de suite les vieux parlent.
Des vieux on ne verra que des têtes un peu spectrales derrière un paravent( ?)
Ballade des deux vieux autour du cercle ( ?)
Malle au milieu ?
Principe que tout soit installé au départ.
Puisque tout sera à la bougie si on peut pour la salle (contraste)
Grand tapis si c’est possible. Etoffes. Sobre et parcimonieux.
Mercredi 10 février 2010
09h00 Théâtre
La Troade. Hécube/Yasmine. Pyrrhe/ Florent
.
C’est huit jours, Yasmine, ont été profitables. Cela a beaucoup progressé.
J’aime beaucoup la fatigue.
Il y a une fatigue objective et aussi il y a le fait d’en surajouter.
La manière d’appréhender le texte, c’est plus juste, c’est plus large.
Le début, « Ô Priam. » C’est très bien.
Quand tu adresses les maximes, la manière dont cela se passe d’elle au public, cela reste…cela devient clair à partir du deuxième ou troisième vers seulement.
Il faut que tu fasses attention maintenant qu’elle soit dans une manière …Ne sois pas dans une chose trop éteinte. Sur l’histoire des gardes, ce n’est pas la peine de la lâcher. Pas besoin de lui donner un sort plus que cela. Quand tu vas aux enfants (Yasmine) dans la manière dont tu marches, il faut que cela s’assouplisse un peu. C’est un tout petit peu raide. Mais c’est bien.
Je me disais, Le Chœur, il pourrait y avoir un truc beaucoup plus inquisition.
Il faudrait l’essayer. Un truc terrifiant. Comme la parole de l’inquisition. Tu pourrais avancer pour dire cela : « car jamais en ce monde… » Un truc très violent. Un peu Savonarole. « Jamais en ce monde »
Liaison
Florent/Pyrrhe : Toi tu viens d’arriver à Troie, tu vois tout le carnage quand tu verras tous les vêtements, c’est du lourd quand même.
Les sbires, c’est bien de venir vérifier tout le public. Avant « IO, je les entends » qu’il y ait un cri. Un truc qui fait mal. Un des enfants par exemple.
Reste sur elle : « Et nul … »
« Et votre vie en puissance d’autrui ». Laisse un petit temps. « Las rien n’est assuré. »
C’est un autre ton de « Adversité » jusqu’à « mais que sert ce propos ? ».
Vie- Puissance de d’autrui : Longues
Après c’est la démonstration : « Las rien n’est assuré… »
A un moment il lui parle à elle et après il passe aux généralités.
Reprise : « Routes choses humaines… » Plus fataliste.
Regardez cette reine…qui est au milieu d’un tas de boue. Tout ce que je dis vous le voyez bien.
« Las rien n’est assuré. » Sur les enfants.
Tu te détaches doucement d’eux et texte à eux. « Retenez bien la leçon les enfants ! »
Ils sont petits, ils ne comprennent pas.
Pas trop vite : « Je n’ose hasarder »
« Ne vous contraignez point. » Plus simple. Dans cette espèce de faiblesse, un truc qui est bien c’est que tu lui dis : « comme je vais crever bientôt »
Avec les enfants, Pyrrhe, pas trop de mignardises.
« L’adversité » Désigne-la. Elle est là. (Yasmine/Hécube)
Je ne comprends pas pourquoi tu décroche d’elle avant : « Mais pour quelle raison… ? »
Cela brouille de prendre à parti les gardes et les enfants.
« Faites-en à votre aise… »
Longue
C’était plus beau quand tu avais le manteau qu’il t’aidait à te vêtir.
C’était plus beau quand (Yasmine) tu étais courbée sur lui. C’était moins facile. Moins simple.
« Faites-le je vous prie. » Le truc c’est « Non mais cela va aller. » Elle essaye de marcher toute seule. Tu joues sur la fragilité et sur le coté : « Ne vous inquiétez pas, cela va aller ! »
Puis, elle ne se sent pas bien et tombe à terre.
« N’avez-vous pas gardé ce qu’il vous porta d’or ? » « Nos richesses je garde. » : enlaçant un des enfants.
Florent, ne te mets pas à son niveau vocal. Quand tu es devant un malade d’est pareil. « Quelle chose sait-on sans les avoir ouï ? »
« Voir pour mon enfant. » un petit « Hmpff ! »
« Vous verrez… »Sois un tout petit peu plus malade encore. »
Ne pas trop se détacher des enfants. Eux vont plus vite que toi et à un moment faut les lâcher. »
« Dépêchez… » Elle ne se met pas à cavaler.
Tu ne joues pas assez sur la respiration : « Voir si pour mon enfant » (embrasse Julien). C’st comme si tu revoyais Polydore, c’est un tout petit peu plus douloureux.
Même si elle est fatiguée, elle ne traîne pas des pieds.
« Voir pour mon enfant » Plus douloureux.
« Savez-vous bien hélas… » Pas le même ton qu’avec les enfants. Ne te disperse pas, Yasmine.
Prends une grande respiration avant : « Savez-vous bien hélas… »
Ce que j’aime bien dans ce que tu as proposé c’est que tu es fatiguée. Elle va le faire mais c’est dur. Dans l’énergie da la parole cela ne se délite pas. A chaque fois la parole, elle traîne une charrue. Comme si elle remet toute son énergie. Elle a un geste vers un enfant (Julien)
« Voir pour mon enfant » {Embrassades}
Tu te retrouves et c’est tout. Pas de petits pas qui ne veulent rien dire.
Pyrrhe tu l’écoutes quand les enfants sont conduits vers la tente.
« Des flammes gémissantes »Il y en a là (montrant le Chœur)
Prenez-les par la main les enfants.
« Entrez tout y est sur. » « Dépêchez ! » Tu leur dit (A Sigrid et Marie) d’aller les chercher.
Le Chœur : c’est bien. L’une (Sigrid) est en direction de parole pour le public, et l’autre (Marie) en direction de parole pour Pyrrhe.
« Contraire ton dessein. » Marie prend la suite.
« Pour t’assouvir …gémirait d’être occis…par des armes de femmes. » Un cri très long, un seul enfant.
« Contraire à ton dessein » Toi, Marie, tu continues vers les enfants et Pyrrhe, comme une vision.
Pas trop vite « Contraire.. » Lui-même Pyrrhe, peut sortir soutenu par deux femmes. Si elles pouvaient te porter en te soulevant. C’est très bien le cri.
Tamaïti et Fanny, faites-lui faire un tour comme si c’était un tour de triomphe.
« Ô pauvre infortuné que tu souffres … » Toutes les trois en Chœur.
Sigrid. Fanny. Marie.
Puis, Yasmine : d’une manière très large. « Ce sont là de nos faits… » Elle fait deux mètres.
Puis, les filles, en chœur. Sur le texte de la fin. Sur le Styx. C’est « Où irais-je ? »
Déréglée / Aveuglée : Longues.
Pour Pyrrhe. Comme une espèce de folie qui s’installe. Comme s’il était dans l’au-delà.
Ne pas trop rester dans le larmoiement. J’aimerais mieux une parole un tout petit peu plus poétique. Surtout à partir de « Ô Phébus, guéris ma paupière aveuglée.» Je l’entends un peu comme un chant. Cela n’a qu’une valeur objective.
2nde scène : Thercite / Joris et tu le donnes à Yasmine/Agamemnon.
Les armes et le sceptre au milieu du village. Tous en rond.
« J’étais célèbre… » Coté Eghiste. Un peu vantard. Moi, moi, j’leur disais.
Sois à un niveau de parole un peu plus musclé.
« Il était dans sa tente » Tu vas prendre le sceptre
Nestor : tape dans la main d’Hadrien.
Reste fixé sur Agamemnon (Hadrien)
« Vas-y normal » (Nestor/Hadrien) Après tu te mets à faire le vieux. Que cela soit moins immédiat. Un truc qui commence à naître c’est qu’il est très méchant. Tel que c’est décrit dans l’Iliade, c’est le songe qui est méchant. C’est le vieux belliqueux.
On va faire Hamlet. C'est-à-dire que tu vas lui mettre cela dans l’oreille. Presque comme si tu lui mettais un tuyau dans l’oreille. Soyons très explicite. Plus près de l’oreille d’Agamemnon qui dans son sommeil balaye d’un geste de la main comme si un insecte le gênait.
« Souviens-toi de moi! » Même s’il le dit après ou avant Thercite. Il y aura juste un grand manteau. Barthélémy passe l’épée à clous d’argent et le sceptre à Yasmine qui fait le tour du cercle en les brandissant. Attraper au vol le sceptre.
Joue ? Yasmine, le fait d’avoir réussi à saisir le sceptre. Le sceptre et l’épée se posent sur le sol.
Comme si tu t’es laissé aller, Barthélémy… »Il dit aux héros ». Doucement.
Yasmine peut aller parler à l’un ou à l’autre.
« Aujourd’hui ! » Essaye voir de le faire plus à eux et plutôt que de retourner au centre de rester là sur sa tombe. « Je veux voir ce qui arrivera. »
Nestor s’adresse aux conseillers qui, au fur et à mesure, se lèvent.
J’aimerais bien que Nestor soit un peu plus militaro. Le « va-t-en-guerre ». Il est trop vieux. Pas assez belliqueux. La composition du vieillard, qu’elle soit un peu moins naïve.
Tu sais, comme ces mecs qui gueulent tout le temps.
Thercite « Puis, il se leva. » Il est déjà levé et le joue Thercite.
« Allons-y et armons les troupes. » Hache la phrase.
« Il se leva » (Hadrien essaye d’être plus agressif : c’est l’acteur qui le prend mal.)
S’il arrive vers toi, Thercite, c’est bien de l’esquiver. Et les autres membres du conseil suivent Nestor.
Pousse-les : « Allez, faites pas chier on est entrain de travailler là, bordel ! »
Est-ce qu’on pourrait faire une chose comme le tumulte. Cela commence avec les abeilles, puis vient quelque chose qui se met à bouger : « A la fin… » « Alors Agamemnon se leva. »
-« J’y suis déjà allé imbécile ! »
On va faire une devinette [Le jeu des 1000 francs « chers amis bonjour ! »]. « Puis il se leva. »
Héphaïstos, Cronos. Si cela passe…de choses comme cela, très ludiques (le jeu) ; puis à des choses très sérieuses. Il faut que l’on entende l’histoire.
Yasmine/Agamemnon : Avec le sceptre, prendre le coté défaitiste, « On a perdu ».
Sois quand même plus guerrier, même s’il est déprimé.
« Et il veut maintenant que je rentre chez moi sans gloire ». « après avoir envoyé à la mort … » plus amère.
« Une armée… (Pense à ce que tu dis) immense… »
« Neuf années ont passées » Essaye une voix plus sombre.
Depuis 9 ans : « Nous ne prendrons plus jamais… (laisse le suspense) …Troie ! »
Vendredi 12 février 2010
09h00 Salle Touchard. Filage La Troade.
Mardi 16 février 2010
09h00. Salle Girod. La Troade
Talthybie
Pierre. Julien Barret. Manon.
Pierre vient du coté de Julien, enjambe les vêtements.
« Je la vois là.. » Julien se lève ®Hécube…levez-vous
Julien prend la robe de Polyxène.
« Vous me ferez encore ….si je la ramène. » Julien vient se rasseoir. Lorsque Pierre termine de parler. Vers 2114.
Julien avance avec la robe de Polyxène « Reçu mon géniteur…. (fin vers 2120) »
Julien va poser la robe de Talthybie dans les loques.
Acte V
Florent. Julien Bouanich.
Gardes : Yannick, Julien Barret
Le Chœur : Sigrid, Marie
Agamemnon : Pierre
Les enfants : Manon, Julien Bouanich.
Hécube : Yasmine [Se mettant sous un costume comme dessous une couverture.]
2ème scène :
Les notes du premier filage reformulées :
Hécube/ Fanny ; Polymestor/Julien Bouanich
Au premier regard.
Maintenant on entend bien le sens du texte. Pas trop hacher, expliquer.
Pour la représentation ; difficulté de parler de la mort, de la guerre, de la douleur.
Allez beaucoup plus dans tout cela.
On a des petits bouts de drames mais pas beaucoup de tragique.
On rit et pas assez dans l’horrible et dans le tragique. C’est un peu superficiel.
Scèno : Les vêtements. Les pleureuses avec l’argile.
Est-ce qu’il ne faudrait pas une urne funéraire avec de la cendre ?
Décliner toutes les morts, les sépultures, tout ce qui concerne la mort.
Les Entrées (encore inconnues)
Dans les représentations, vous arriverez tous.
Prise de parole à partir des chaises (cubes) ou des entrées et des sorties.Pour le Chœur, essaye de travailler fin XVIème / début XVIIème siècle
Des moments de Chœur où on entende quelque chose de l’ordre de cette époque là.
Pour Laure-Lucile (Cassandre), plus exaltée. Pas assez joyeuse.
Les Chœurs de garçons. Bien.
Ulysse, Andromache. Acte II : S’atteler à la difficulté de la longueur.
Le corps à corps par moment très bien et à un moment un peu redondant.
Ulysse / Manon ; Andromache/Joris : Attention au naturalisme. Cela pourrait devenir un tout petit peu trop télévisuel. Les temps sont trop longs. Attention à la complaisance.
Pyrrhe-Agamemnon
Tamaïti, tu traces trop vite. Les choses ne sont pas assez claires dans les enjeux. Au niveau de l’engagement, je trouve que tu ne te lasses pas assez faire. Tu te dis toujours « qu’est-ce que je suis en train de faire ? »
Talthybie- Hécube Acte IV/ Ils essayent de ne pas …la mort de Polyxène, en parler comme d’une scène de théâtre. Donc l’impression que c’est un peu trop morcelé.
Hécube / Manon: J’ai l’impression que tu t’essouffles. La capacité de réserve n’est pas là. Il faut toujours qu’on ait l’impression que tu as cette capacité là. Que tu structures par plans et que tu repartes.
Que quelqu’un fasse la suite d’Hécube avec Le Chœur. Acte IV
Acte V : Polymestor /Florent : Trop longs les temps. On a l’impression que les répliques partent du point zéro alors que non.
Yasmine : Même dans la fatigue, que tu restes plus présente dans la voix.
Florent : Après c’est toujours un petit peu trop sur le même niveau (monologue)
Fanny-Julien Bouaniche : Le début est très très bien mais après cela se perd un peu. L’histoire avec les enfants il y a des allers-retours qu’on ne comprend pas.
Il y a des moments qui sont vraiment là ; je vois la structure de la chose.
Andromache/ Mélodie ; Hécube / Tamaïti- Acte IV : disposition des loques par Tami et Mélodie.
Le fait d’arranger le cimetière c’est bien. Comme c’est après la scène de Polyxène, que Fanny avait entassé des vêtements.
Quand vous l’entendez, Tami et Mélodie, comme si vous le saviez déjà, comme si c’est la fin de …..Comme une attente de la fin.
Quand même pas qu’il y ait un sentiment de révolte. C’est quelque chose de plus
Manon : « Plus barbares et dures (pas de liaison) »
Andromache : « Quelle fureur…. » Qu’est-ce que l’on va apprendre encore ? Plus de l’ordre de la fatalité.
Visiblement l’état du messager est quelque chose de l’épouvantable. Comme si quelque chose de l’ordre de la douleur qui n’existait presque plus.
Etant le représentant de la cité Je porte tout le mal (Hécube). Mais qu’Andromache dise cela (« Mais à moi. ») c’est d’autant plus une question.
Elle dit : « Mais cette fois c’est pour moi. »
Mélodie : essaye voir le « Mais à moi. » comme quelque chose que tu prendrais sur toi ; que quelque chose contre elle.
Plus comme si tu disais que tu prenais tout le mal de la communauté.
Plus une parole de réconfort qu’une parole de conflit.
« Accable pour le moins « Tape-toi Tamaïti.
« Mais à moi (Hécube) ; un coté plus emblématique dans ce qu’elle dit.
Qu’elle se désigne comme le Christ. Comme l’emblème de tout ce qui est arrivé.
Reprise/ La chose qui est importante, c’est comment elle reçoit la nouvelle.
« Ô spectacle cruel, o destin… »De toutes façons c’est clair qu’il y aune catastrophe.
Comment Hécube prend la nouvelle ?
Y-a-t-il une capacité de résistance de sa part ?
Une fois que le messager déclare « Astyanax est mort » la réaction est-elle au moment où on dit la mort comme un d’un service de réveil ?
Ô spectacle cruel : il y a un coté anesthésié de la part d’Hécube et d’Andromache.
Le fait d’entendre la mort de la bouche du messager fait office de réveil pour Andromache, c’est sûr.
Mélodie : que tu ailles vers Andromache. « Cette horreur m’appartient.
« Mais à moi. » Un tout petit peu plus pour dire « je prends le mal sur moi. »
Plus ensemble avec Andromache dans un conflit
Tamaïti : « Astyanax est mort. » Crise cardiaque.
« Ô quel élancement je sens dans mes entrailles. » Plus perdue.
Le messager : C’est plus dur que cela à dire. « On l’a précipité du haut de ces… »
Il ose à peine le dire.
Hécube prend Andromache au passage. « Ne bougez ! »
Jeudi 18 février 2010
09h00. Salle Leroy La Troade
Le Chœur / Yasmine. Tamaïti. Fanny. Sigrid.
Cendres en paquet (Voir avec Didier pour sable noir)
Moins de lourdeurs sur le texte, Fanny.
Pas trop appuyer. Ne pas trop écraser les sons.
Julien, ne pas trop être le projecteur et le projectile à la fois.
S’appuyer sur le pourquoi. Et la phrase se déroule d’elle-même.
La redondance de la question est importante. L’incompréhension
Le e muet on doit l’entendre comme un petit point final « Troie »
« Les obsèques faisons de Troie » Rimes féminines à l’intérieur du vers.
« Nous ne sommes pas nouvelles. « On va voir comment cela se passe sur les histoires de musique.
Mais {Sigrid}, ne pas dire dans le vague. Il n’y a pas assez d’adresse.
Même si cela c’est chanté. Plus cela va, plus je me dis que le chœur cela sera ça.
Couperin (plus tardif) musique fin XVIème début XVIIème
Si on arrive à coller ces paroles sur une musique.
Ne pas le faire Yasmine et Tami, dans l’agressivité. Sinon on n’entend pas le propos.
La manière dont vous réattaquez le « que » (Yasmine et Tami »
Levez-vous les filles et venez à nous.
Comme quelqu’un qui se lamente d’une manière solitaire et deux autres femmes viennent nous le dire à nous.
Est-ce que cela peut-être un tout petit peu plus douloureux comme un paradis perdu ?
« Toujours un nouvel esclandre » Ce qui est difficile c’est d’être dans une musicalité en même temps qu’une concrétude. En général, vous allez quand même trop vite.
« la fin de nos malheurs… »
Vous avez beaucoup plus de latitude vocale et synthétique que vous n’en prenez. Vous n’osez pas. Osez !
Vous ne convoquez pas les images. Vous les dites. Mais cela ne vous évoque rien>. Je ne vois pas le spectacle qui se déroule devant vos yeux.
Fanny : Se badigeonne de glaise ou de farine et arrache les vêtements des autres.
« Nous ne sommes pas apprentives. » Il y a une manière de se motiver dans les lamentations.
Les lamentations c’était des choses aussi très violentes. Ce n’est pas des petites fleurs.
Il n’y a pas une manière de se stimuler.
« Puisque vous êtes la reine, conduisez-nous ! »
Julien Barret : faire l’appel pour faire du théâtre de leur malheur. »
Nada : Se mettre en scène.
Exorcisme. Théâtralisation de la douleur.
Julien : quelque chose de super violent
Nada Je suis d’accord mais je ne veux pas tout mélanger.
Elle n’est pas violente contre elles. « Déliez, déliez… »
C’est comme si en musique il y avait un coup de cymbales. Une imprécation. C’est elle, Hécube, qui va donner le mouvement.
Les filles, essayez de vous déplacer d’un coté plus juvénile. Et elle, c’est la vielle.
« Sus donc compagnes fidèles… » Plus dynamique.
« Déliez, déliez les tresses de vos cheveux… » A chaque fois elle en rajoute une couche.
Beaucoup plus dingo
Essaye aussi « Vos épaules albatrides
Dépouillez vos bras blancs
Et vos honnêtes poitrines... » Ne pas faire forcément la liaison.
Comme si elles se balançaient.
Yasmine : « Nos perruques détachées.. » Elles remuent la tête
Essayer de faire des mouvements de balancier avec les cheveux.
Il y a comme une recherche de transe aussi.
Comme si tu appelais le monde entier, Fanny.
La proue d’un navire, vertical
« Que la mer vos cris entende, et le ciel les écoutant par le monde. »
Il faut faire exactement ce qui est dit dans le texte. Perruques détachées pleines de cendres. Tresses détachées. Poitrines découvertes. Les bras qui…. ( ?)
Essayons. « Que la mer vos cris entende… » « Par le monde » Cela peut être long
Pui, après tu commences à te frapper. Cela peut être mécanique
Cérémonie soufie. Que tout le monde se mette dans le même rythme. Un rythme commun respiratoire qui produit quelque chose. « Il faut qu’un seul son j’oye. »
Yasmine (réponse à Hécube) « Tu étais le seul support, le mur, le rempart, le port de nostre … » ce sont des longues.
Ne fais pas de virgule, Yasmine, essaye de le prendre un peu plus dans l’aigüe
3Elle arrêta les destins » que cela soit une autre fille du Chœur qui réponde. Que chacune en fasse un bout (Sigrid, Yasmine, Tami)
Hécube, un peu plus d’âge en souffrance !
« Tu étais le seul support…Troie en fut ruinée » Sigrid
« Tant que tu étais debout, tu soutenais et quand Chloton est arrivé… (La Parque) tout s’est terminé ; elle décida. »
Tamaïti « Elle arrêta les destins…lui fut son jour suprême »
Yasmine « Reçois nos fertiles pleurs » Longue
Un sens très grand à 2 fois. « Et maintenant comme un tronc
Liaison, pas de césure
Ne pas avoir de sépulture c’est le pire : « Va sans sépulture. »
Marie : « Cessez filles… » Le plus grand malheur c’est pas ceux qui sont morts, c’est nous !
Cela peut être comme un chef d’orchestre
« Ca va, on a fait ce qu’on devait faire. »
Est-ce qu’il vaut mieux être mort ou vivant de la manière dont nous sommes vivants ?
Marie, mets-toi devant et prends de l’espace.
Laissez, laissez … » Peut-être plus gentil.
« C’est bien, vous avez bien travaillé » Après leur transe, apaiser la chose.
« Vieille….trébuchez » Au public.
Que les 2 premiers vers soient peut être ensemble ; Marie et Fanny.
« Cessez filles, cessez vos langoureuses … »
« Le destin de Priam » Marie se retourne vers le Public.
Héros : plus provocante.
Les messagers apportant des mauvaises nouvelles étaient mis à mort.
Pour Manon, cela va infléchir beaucoup Hécube : « Ne craint Pas de nous déplaire
On ne te fera rien.
2ème scène : Hécube/ Yasmine. Polymestor/ Florent ;
Agamemnon ; Le Chœur/Sigrid-Marie
. .
«Ô Priam…autrui. » Est-ce que tu peux le faire plus navré ?
C’est terrible, c’est terrible !
Comme t’étais plus navré, moins dans le vocal, que dans cette affliction.
Comme les gens qui regardent cela à la télé et qui disent »c’est horrible » et on ne connaît pas leur part d’implication
Votre orgueilleuse ville. » Moins volontaire. Plus désolé. Triste.
A chaque fin e vers, pense : « c’est triste ! »
Avec les vêtements : vos enfants et vos propres biens.
Même très endurci, c’est dur pour lui de découvrir Hécube au milieu de ce désastre.
Ilo s’approche » : « votre orgueilleuse ville. » Constat.
Reste un peu plus longtemps sur l’enfant.
« Tu vois mon petit, la guerre…Regardes ! Un jour on est là et le lendemain plus rien n’existe. »
« Mais que sert ce propos ? » J’enfonce des portes ouvertes. Elle ne sert à rien.
Hécube : « en ces malheurs
Réduite. (Pas d’hémistiche) »
Plus simple « Ne vous contraignez point »… »Excuse votre ennui ».
L’aider tout de suite lorsqu’elle essaye de se déployer.
Pose-lui plus la question : « Mais pour quelle raison… ? »
Elle est fatiguée mais pas au bord de la tombe.
Même fatiguée, c’est lent mais elle marche.
« Le pauvre et jeune prince ; » Tu parles de ton enfant-.
Elle a perdu ses enfants ; elle a besoin de retrouver d’s enfants.
Laisse-la(Florent) faire, ne t’approche pas d’elle.
Pas 40 000 choses, Yasmine.
Tu vas à l’enfant, tu l’embrasses, tu lui parles et tu passes à l’autre.
Qu’est-ce qu’il faut jouer ?
Ses enfants lui manquent.
Plus énigmatique : « Quel besoin que mes fils en aient connaissance ? »
Cela sonne bizarre !
Pas trop de tourniquets sur la recherche de l’or.
« Voulez-vous autre cas.. » Vous garderez aussi l’or. Très direct ce dialogue.
La question de savoir qui est dans la tente ; c’est pour savoir s’il est en danger mais aussi pour savoir s’il doit se débarrasser de gens à l’intérieur.
Sigrid : Comme le porte parole de la justice
Marie, plus dans le concret. Rajouter un peu d’exaltation et de joie.
« Enfin y’en a un qui va payer ! »
Le portage de Polymestore, cela doit être le triomphe mais morbide.
Porté en victoire et aussi porté comme un trophée.
Des femmes portent un mec qui vient de se faire crever les yeux.
Invective plus Jupiter ! » Si tu commences sur l’invective, tu dois continuer sur l’invective.
Ne mouille pas trop la voix tout le temps, Florent ; décris ce que tu fais (avançant)
« Si tu as fais du mal à quelqu’un…(Le Chœur) »v Moins gueulé et plus fatal.
Peut-être plus comme un proverbe, comme un aphorisme. Plus évident.
Plus écœuré par le sang qui coule de ses yeux.
Pas de voix mouillée, larmoyante.
Agamemnon : j’ai un petit problème avec ce texte. Je n’arrive pas à lui donner son…
Agamemnon, c’est le roi. Je ne vois pas la scène rapide. L arrive et tout s’arrête.
Le coté représentation royale d’Agamemnon. Beaucoup plus lent.
Comme quelqu’un qui ne serait pas dans l’urgence de la situation.
Agamemnon entre, fait tout le tour de la scène où se situent les enfants morts et Ploymestor.
« Je viens à la clameur…et aux bruits turbulents. »
Quand Cléopâtre arrive dans le film de Mankiewicz. Que cela prenne de l’espace.
Peut-être que cela sera un peu long au départ mais après on écourtera.
« Que si les naus troyens… » Face au tombeau d’Hector
Que cela se termine sur Hécube. « C’est vous qui avez fait tout ce bordel !? »
Il y a Polymestor dont Agamemnon se rapproche et il y ales enfants qui sont autre chose pour lui. Il se retourne vers Hécube et regarde Yasmine. /Hécube.
C’est plus sur l’histoire des enfants qu’ ‘Agamemnon réagit « innocente race. »
Les questions plus directes : « Quoi Hécube, est-il vrai ? »
Il ne traite plus Hécube comme une victime mais il la conçoit comme un bourreau.
Avoir une perception inversée de la victime.
Qu’Hécube soit perçue comme une potentialité de bourreau.
Polymestor, pour Agamemnon, c’est quantité négligeable, tu vois bien qu’il n’est pas net.
« Des rancœurs en son âme…inhumaine. » Essaye de montrer comment tout d’un coup tu vois Hécube.
La clémence d’Agamemnon on la voit dans la scène avec Pyrrhe.
Plus scandaleux : « et tuer son innocente race… »
Il faudrait presqu’il y ait un trône, qu’il s’assoit et dire : « Maintenant, racontez-moi ! »
« Un fils avait Priam…. » Continuer sur la simplicité
Polymestor : c’est un peu votre faute aussi (a Agamemnon)
Agamemnon, lui aussi il en a marre.
Il y a aussi une immense fatigue. Même s’il est face à Agamemnon.
Polydore n’y va pas quand même franco.
« qui venait tous les jours » plus souligné.
Faire sonner que c’est quand même eux les responsables.
Un petit peu plus politique et moins sur la plainte.
Il y a quand même l’histoire de sa propre culpabilité, à Polymestor.
Défends point par point les arguments mais pas en hurlant.
Ne sois pas sur la défensive mais sur l’offensive>.
« D’après vous, est-ce que j’ai bien fait ? » A Agamemnon.
La raison d’état.
« Et que la flotte grecque. » A Agamemnon. Plus explicatif. Presque comme si tu parlais d’égal à égal.
Samedi 20 février
10h00 Salle Girod
Discussion autour des problèmes dus à l’atelier Sewerin
On se prépare à écouter des musiques ; et puis le propos c’est d’abord d’écouter les contrariétés du moment.
Lundi 22 février 2010
09h00 salle Leroy
Hécube / Fanny ; Pyrrhe/ Julien ; Agamemnon / Jorris
Ca commence en mineur, et c’est cela que j’aime bien.
Fanny, tu fais trop d’enjambements. Le vomi ; très bien.
Que vous vous asseyez tous deux sur les marches c’est très bien (voir avec les cubes)
Il y a un coté petits vieux, discussion qui dure deux secondes. C’est concret sans lui faire un sort. « Est-ce que tu t’es préoccupé de mon héritage ? –Oui, oui…t’inquiètes pas ! »
Le coté pratique : « Tu t’en es bien occupé ?- Ca va, ca va, oui ne t’inquiète pas c’est bon. »
Il n’en demeure ^pas moins un suspense. Cela raconte une histoire, de votre amitié où quand tout allait bien, on bouffait ensemble.
« Vous garderez…l’or qu’avec moi je porte.
-Où l’avez-vous ? » Quand elle était jeune, et belle et riche, il lui a peut-être fait du gringue.
« Dessous vos vêtements » « non, non pas dessous, cochon ! »
Manon : « Va barbare affamé de richesses. » On va charger. Se réjouir de ce qu’il va lui arriver. Faire venir les enfants de temps en temps le mercredi ou le samedi.
« Ce sont là de nos faits… Polydore ébattus. » Je ne comprends pas cette phrase.
Julien : « Contenter l’âme de Polydore en le vengeant.
La tirade qui précède (quand je sors) je me sens un peu mou. »
I9l n’y a pas 40 000 choses, soit cela ^part dans des imprécations, ou cela va dans le coté essoufflé, démuni. Donc aller dans le corps plus défait, comme quelque chose de l’ordre de l’inimaginable.
Plutôt que d’être dans l’énergie, être assommé. Terme assez juste.
Agamemnon : C’est l’arrivée qu’il faut que l’on trouve dans cette version là.
Pour le moment c’est un petit peu le cul entre deux chaises. Je n’ai pas très bien la perception de ce que tu joues.
Joris : « Moi non plus. »
Au lieu de parler tout de suite, de manière un peu formelle, que tu fasses un grand tour.
Quelque chose de plus fatigué. C’est le « encore !? ». Un coté beaucoup plus las.
Parler comme s’il avait 1000ans.
Le coté grandiloquent me gêne.
Il y a tellement envie de partir de ce lieu. Cela n’arrête pas§ Ils étaient enfin au bord de partir et plus cela va, plus cela l’emmerde.
L’histoire « Un fils avait Priam » Je commence à bien entendre.
Hécube, il faut qu’elle écoute cela. Elle sait que son enfant est mort mais elle ne sait pas comment cela s’st passé.
Se coucher sur le petit, ce n’est pas tellement bien. Elle est vraiment très fatiguée. Une fois que les choses sont faites, c’est comme s’il n’y avait plus rien.
Reprise au Chœur :
Lorsque les enfants ressortent morts ; qu’on ne les maltraite pas. Presque plus simple. Moins fort.
Pyrrhe : « O l’exécrable sexe… » Plus décontenancé. Plus dans les graves.
Que la douleur se manifeste plus dans une déficience de respiration. Comme s’il avait la respiration coupée.
Pour parler techniquement, c’est pratiquement une voix de poitrine.
Tu peux t’appuyer, t’accrocher contre le mur parce qu’il ne sait pas où aller.
Fais des grimaces : cela fait mal.
Travailler le masque de la douleur. C’est comme s’il dit les choses au fur et à mesure qu’il les sent.
Prends le temps de constater ce qui t’arrive et ensuite tu le dis.
Tu peux déstructurer le texte. C’est plus le comment dire...ce que je ressens.
« La nuit éternelle. » quelque chose de glaçant. Le spectateur doit être scotché ;
Il constate qu’il ne verra plus jamais et cela le met dans un état d’effroi. C’est sur l’effroi que cela joue.
Plus que sur la douleur, cela joue sur l’effroi.
« La nuit éternelle » c’est très long quand même.
Tu peux étirer beaucoup.
Quand vous travaillez seul, donnez-vous des petits objectifs rythmiques.
Car vous êtes toujours métriques dans les vers et cela peut se balader un peu plus.
Le chœur : « Quelque Dieux courroucé… »
Et bien c’est comme ça ! Comme un lieu commun « Faut pas t’étonner que cela te retombe sur la gueule ! »
Agamemnon : Prendre en compte Hécube. Puis, dis-lui à Pyrrhe : « Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que t’es venu nous emmerder, toi !? »
Que Pyrrhe arrive avec les vêtements de ses enfants dans les bras lorsqu’il apparaît. De sortir avec les effets personnels de mes enfants qu’on vient de tuer.
Cela se jouerait peut-être autrement avec le chœur.
Que les enfants ne soient pas forcément là.
Agamemnon à Pyrrhe, cela ne marche pas.
Que l’agacement d’Agamemnon se joue sur la fatigue. Comme si la pièce n’en finissait pas de s’achever.
Fanny : « Au public alors ? »
Julien, c’est un peu trop tôt le rapport à Agamemnon
Il faut que tu te montres comme un martyr. Pour t’apitoyer.
Pour Polydore, pas trop de compassion mais pour les enfants vraiment c’est dur.
Quelque chose de l’ordre de l’écoeurement.
Pyrrhe démembre le manteau.
Pyrrhe, c’est le Suisse
Le commun bien ce n’est pas forcément pour le peuple, c’est pour le sien et pour le concerner.
Agamemnon aussi….Le Vôtre aussi, de bien !
« Si je ne l’avais pas fait oxyre, il revenait ! »
et puis après c’est « Pour mon bien à moi si je ne l’avais pas fait… »
« Je sais bien que vous seriez revenu le chercher, l’enfant ! » C’est cela qu’il dit Agamemnon.
Ce n’est pas si faux l’histoire.
La neutralité c’est bien jusqu’à un certain point mais à un certain moment c’est de la complicité. » Il dit cela.
Ne va pas trop vite, parce que c’est bien.
« Pourquoi s’il ne faite justice…roi ? »
Aller jusqu’au bout de la question.
En règle générale, vous ne vous servez pas assez de votre appareil respiratoire.
Soupir, fatigue ? Plein de jeux avec la respiration.
Mercredi 24 février 2010
09h00 Salle Girod. Laure-Lucile. Florent. Sigrid. Marie. Nada. Etienne
On va au café chez Momo : Cafés croissants et discussions.
On discute.
On boit un coup « Champagne ! »
Vendredi 26 février 2010
Ben…je suis absent car en stage.
aucun commentaire
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Mercredi 02 décembre 2009
09h00 salle Touchard La Troade
arrivée 10h15 Manon-Joris
Ulysse-Andromaque
Page 84
Pleurs d’Andromaque
Ulysse : « Puisque le fils d’Hector est de ce monde hors.. »
D’une paix éternelle®Sortie
Andromaque va au centre du plateau.
Retour d’Ulysse (Manon. Costume militaire-Guêtres.)
Andromaque se traîne à terre et pleure faussement (Joris. perruque et robe noire.)
Ulysse pleure faussement à son tour du coté jardin avant-scène.
Avancée d’Ulysse vers Andromaque
« Comment Ulysse ? Et quoi ? Veux-tu… »
« Quand quelqu’un Andromaque » debout aux pieds d’Andromaque.
Grief infortune
Ulysse : Je ne vous consolerais pas parce ce qu’il a évité c’est encore pire que la mort.
Il ya une courbe ascendante et une courbe descendante ( « Quand quelqu’un…
Mais pour Astyanax, vous… »)
« Elle a peur » Ulysse au public
mais cela peut-être une manière de dire que l’intelligence cela marche.
Profanation du tombeau : Tout le truc c’est de faire croire que le tombeau va être profané.
Pour le moment, il faut mener.
Essayons de le faire plus comme quelqu’un qui pousse au bout de ses retranchements.
Il n’est pas sûr, Ulysse, qu’il va arriver à ses fins.
C’est pas si simple pour lui et à chaque fois c’est un stratège. Ulysse qui est grandement rusé
A chaque fois c’est être dans l’observation et comment on manœuvre. Elégance, raison, diplomatie.
Quel type de stratégie il emploie ?
La scène marche aussi sur le pathos mais aussi sur l’intelligence.
Andromaque n’est pas qu’une mère instinctive qui cherche à protéger son fils. Manipulatrice.
Elle n’est pas seulement dans la résolution affective de son problème.
Comme à chaque fois il y a une partie « Bon, cela n’a pas marché comme cela » Bien entendu c’est lui qui mène la scène mais dans les propositions qu’il mène, elle ne se laisse pas faire. Elle sait ce dont ils sont capables.
Il y a un moment où Ulysse, il rame, c’est dur. Je ne sais pas à quel moment d’ailleurs.
Yannick : « Il a un rapport au mensonge. A partir du moment où Agamemnon ment Ulysse remet les compteurs à zéro et ment à son tour. Il a la capacité de se mettre à sa place à elle. »
Autrement Andromaque peut toujours être dans une espèce de panique larmoyante-et Ulysse dans un coté sadisant mais cela ne marche pas.
Faire peur. Le pire. La torture.
Andromaque : Comment surmonter ? Comment les informations sont reçues et comment elles sont surmontées. Est-ce que cela se manifeste ou pas ?
2nde scène
Thersite
Vendredi 05 décembre 2009
09h00 Salle Leroy
L’Iliade. Nestor. Page 79. A. Baricco
Un peu gaguesque
Il y a quelque chose qui me gêne c’est qu’on n’est pas dans le même registre d’humour dans ce dernier morceau.
Dépréciation de l’armée Troyenne et ce n’est pas juste.
Quelques personnes avec vous, les Troyens.
Les Troyens : film de Kung Fu avec des armes bizarres
Avec quoi peut-on faire une démonstration ?
Plus dans cette démonstration là qu’il faut chercher avec une chorégraphie de ces armes
(à Manon)Blessé dans son orgueil comme les petits mecs qui font les durs.
La manière du cri. Cri de l’armée régulière et hurlements barbares.
L’armée romaine et l’armée des Vikings ?
Le hakka (Rugby) truc d’intimidation. C’est pour faire peur.
Un truc plus…les autres sont là, repliés. D’une part une armée hiérarchisée et les Troyens qui sont plus désorganisés.
Ce n’est pas le même type de guerre.
Nestor c’est Bush. Les discours genre “m’est apparu la nécessité de la guerre. »
Bush n’étant pas un guerrier. Lui étant un guerrier
Il combat bien encore. Son discours est plus politique que celui d’Agamemnon qui est plus militaire.
Reprise :
L’histoire du sacrifice de l’agneau c’est bien : on garde
« ce fut à ce moment là… »
Nestor : avance-toi…et que sur la composition du vieillard un vers après, sois plus dans ce que cela raconte.
Nestor : « Agamemnon… » Est-ce que cela peut être plus concret ? et moins proféré ?
Essaye voir de te mettre vraiment à coté de lui (Agamemnon).
Je n’entends pas le sens. En vérité le discours privé est dit comme un discours public.
Essayons, un coté plus ; il le charge d’une mission (tape sur l’épaule)
Il y a une manière de mettre toute la hiérarchie dans sa poche.
« Agamemnon… » Plus simple
Comment on parle de l’armée ? Il y a une manière d’engager les troupes d’une manière assez dégueulasse. « Bon, allez, les p’tits gars, on va coucher avec les femmes de … »
Il y a une chose paternaliste.
La première chose qu’il dit c’est « on va aller coucher avec les Troyennes »
Nestor parle soit de coucher soit de mourir. Il y a quand même une espèce de cynisme là dedans.
Un silence : « ils étaient tous là… »
Essaye voir Agamemnon de serrer la main de Nestor. Mais tourne-toi vers lui
Avec ton bâton, moins hyperbolique par rapport à cette armée là. Il faut être à des moments hypoboliques !
Agamemnon : « Bon, maintenant que vous allez nettoyer vos ustensiles, quiconque passera pour un déserteur sera passé par les armes. » Là, on entend que le coté oratoire mais il faut qu’on entende le sens. Le rythme peut se faire différemment.
Mais Quiconque : C’est la chose importante. La sueur, et Mais
Que les choses se lient davantage.
Mais quiconque----------n'a vie ( ?) [d’un seul tenant].
Les cris. Dans le théâtre oriental, il y a des choses comme cela. Il faudrait trouver toute une iconographie sur cela.
Les aigus cela ne fait pas peur.
« Les oiseaux » . C’est plus des corbeaux.
Cela pourrait être des trucs grotesques genre danse guerrière bizarre (dans les tribus)
Il y a un truc qui est bien c’est quand …
Si on arrivent vraiment à faire peur.
Tout d’un coup 10 personnes qui se mettent en route nous évoquent quelque chose.
Que cela ne soit pas simplement pour rire.
(pour Paris) Il y a un coté très animal.
1 arc, 1 épée, 2 lances. Costaud !
Essayez de trouver quelque chose de jonglage.
La réalité c’est qu’il ne fait peur qu’aux femmes. On est dans une imagerie un peu animalière : c’est celui qui apparaîtra le plus fort, il a une peau de panthère, Ménélas.
Il arrive pour intimider et cela ne marche pas. Je me demande même si cela ne peut pas provoquer le rire chez les Grecs.
La danse, on verra peut-être avec Caroline. Genre danse Africaine.
Ménélas : Comme un élan (Il saute à terre)
Un moment où Pâris et Ménélas se jaugent.
Hector : Tu lui fais honte devant tout le monde. C’est toute l’armée des Troyens et même des grecs d’ailleurs.
Essayons de voir que quand Pâris arrive, il y a une espèce de friselis dans l’armée grecque. Cela fait rire (Peau de panthère, il agite ses armes. « Pédé ! »)
« c’est pas un soldat, c’est pas un couillu. »
Je ne suis pas sûr que cela soit vraiment juste. Je voudrais voir.
Manon, c’est plus juste. Tu n’as pas de courage ; tu n’as pas de couilles.
Manon, mène Fanny face aux Grecs.
Fanny, c’est bien. Est-ce que cela peut-être encore plus intimiste. J’aime beaucoup ce coté un peu « entre frères » ; le coté « Fais chier ! »
Pourquoi tout d’un coup cela lui vient cette histoire de duel ?
Parce que la première chose qui lui est venue c’est d’avoir peur. Il a été humilié aussi.
Que les Grecs aient peur. Cela peut aider Hector le coté bravache dans un sursaut de Pâris. Il se ressaisit : « Tu eux que je le fasse, et bien je vais le faire. »
Que cela soit plus un truc sur Hector.
Le moment des rires de moquerie sur sa terre et ensuite affectivement le fait qu’il se tire est encore plus sarcastique
Pâris en retrait quand Hector parle et fait asseoir tout le monde.
D’ailleurs tout le monde va le gratifier de cela.
Je trouve que tu (Fanny) joues trop le petit frère.
A Manon : Ce n’est pas bien de le bazarder, Pâris, il faut que tu termines.
Il y a une reconnaissance du courage pour combattre, de la virilité. Lui, Hector, il a honte.
Il dit « cela va être plus fort que ce que tu crois. »
A Fanny : Soit plus dans la provocation avec Hector
Hector fier de son frère. Pâris »il veut affronter Ménélas, seul ».
Ménélas : Est-ce que la posture n’est pas déjà dans l’affrontement, dans la confrontation du duel.
Thersite : sur Nestor, un commentaire. Nestor se rapproche avec une lanterne.
2nde scène
l’Iliade- Achille. A. Baricco
Julien- Joris-Hadrien
On n’entend pas bien encore le discours d’Ulysse. C’est plus compliqué que cela d’amener les choses. Il faut que cela soit un petit peu plus : « la négociation va être difficile »
Je n’entends pas assez les arguments, comment cela avance.
Julien : «Par rapport à la position de Patrocle, c’est Patrocle qui en a marre qu’Achille ne fasse rien. Finalement c’est lui qui …( ? oups !) ou rien prend pas en compte.
A un moment des danses de Patrocle cela peut aussi s’arrêter. Mais les regards c’est peut être plus Phénix qui l’ébranlent qu’Ulysse.
C’est comme s’il essayait (Ulysse) d’objectiver les choses. « On n’est pas là pour bouffer ! »
Je crois que tu ne prends pas assez en compte le fait qu’il ne t’écoute pas, qu’il joue de la guitare, etc…
Il faut que tu prennes un peu plus de temps, mais néanmoins tu continues et tu trouves le coin par lequel il va arrêter.
J’ai l’impression que tu te mets en situation de faiblesse or il vient demander des renforts.
Il parle d’égal à égal. En plus il y a une récompense à la clef, il y aune rançon.
On peut aller dans un coté sentimental avec Phénix. Il le connaît, son Achille. Malgré tout c’est un tendre. Cela peut-être plus intimiste, plus filial. Phénix est stérile. Il y a donc une vraie affection pour Achille.
Ce n’est pas conversationnel car il y a un enjeu. Cela serait bien qu’on ait l’impression d’une chose somptuaire et totalement décalé par rapport au monde de la guerre ;
Il s’est recréé un cocon avec ce jeune éphèbe. Que le fait de les recevoir c’est provocateur (narguilé, etc…plats.)
Lieu improbable.
Reprise : « Ils arrivèrent à cinq »
Ulysse (Regard à Phénix : « cela ne va pas être facile ! ») dans le choix des mots aussi. « désastre ! »
Opiniâtre : il ne faut pas lâcher le morceau ;
« et nous avons peur » [arrêt du chant]
« Hector est furieux… » arrêt du chant]
Ulysse vient de gagner des points.
Reprends : « Hector est furieux »
(A Hadrien) Tu n’es pas assez dans la conscience de ce que cela raconte. Il faut mettre toute la gomme sur Hector.
« Il dit qu’il n’attend plus que l’amour »
Tu te rends compte de ce qu’il dit ?
« Il le fera Achille » Moi je te le dis !
Ulysse en réalité parle pour la multitude mais il ne parle pas pour lui.
Prendre le phrase dans son entier : « Je sais au plus profond………maison. »
« et aussi pour toi »… ; Inclue-le dans l’enjeu de la victoire. Ulysse lui rappelle s’une manière intime : « Dis, tu te rappelles de ce que te disais ton père ? Méfie-toi de ton orgueil. »
En même temps c’est gentil et en même temps c’est pour rappeler une autorité paternelle.
Comment percer la cuirasse d’Achille ? Que cela plus [Est-ce que tu te souviens du jour où ton père…. ?]
« Mais toi…tu as oublié » c’est vraiment le reproche. Ingrat !
La rançon : plus commercial. Le package !
La liste comme inventaire.
Fais durer le suspense de Briséïs parce que tu penses que ça va le faire repartir.
Blague sur Hélène.
« Agamemnon veut que tu choisisses toi-même » ça c’est du sérieux, c’est du lourd !
Elle amène tout, la dot, tout !
Conclusion : « Tout cela il te le donnera….(mais à condition) si tu renonces à ta colère. »
S’appuyer sur le silence d’Achille.
Tentation de l’orgueil : « Ne serait-ce pas une gloire immense ? »
Mardi 08 décembre 2009
09h00 Salon d’honneur
Gérald Garutti
Notes :
Troie : L’écho d’une catastrophe
Pas de quatrième mur pour Garnier
Stoïciens : Epictète (le manuel)
Marc-Aurèle
Ataraxie : L’état de paix. Zen. Perturbé par rien
D’Aubigné (1576) : Les tragiques –poème en 7 chants
La Troade : La pièce de la fatigue de la guerre et de la fatigue de la victoire
Calchas c’est la voix de Dieu :
- Sacrifice d’Iphigénie
- Cheval de Troie
- Briséïs
Jeudi 10 décembre 2009
09h00 Salle Leroy
La Troade
Fanny- Julien- Manon-
Ce qui pose le problème c’est le début
Cela n’est pas du boulevard.
Cela peut être grotesque
Ce qui ce joue ne fonctionne pas. Il faut peu de choses. C’est la manière de basculer de la comédie à la tragédie qui ne se fait pas.
Le moment où cela devient beaucoup plus de l’ordre de l’administratif.
« Est-ce que vous avez l’or ? »…etc
Lorsque c’est trop en rupture.
Après l’histoire des enfants je me demandais plutôt que de le faire comme ça.
Parce qu’Hécube s’évertue…
Hécube, tu rentres et que Manon sorte pour dire ce qui se passe.
Que le plateau reste vide d’action et que tu rentrais avec les deux enfants.
(A Julien) Il pouvait y avoir une logique esthétique mais je ne trouve pas cela très bien.
L’histoire des bougies cela va fonctionner avec le Chœur [Marie. Laure Lucile. Etienne]
Parce que je n’aime pas dans ce début : personne ne peut croire que vous êtes sincères
Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.
Par exemple j’aime bien les larmes artificielles mais le texte doit être développé dans un maximum de sincérité.
C’est pareil pour elle si à un moment elle dévoile son plan, s’il y a un danger
Il ne faut pas essayer d’être plus intelligent que le texte.
Parce qu’après tout dans cette espèce de guerre, elle peut être inquiète pour son fils…et même si c’est un jeu de dupe.
S’il est trop signalé, la scène est jouée dès les premières répliques.
En plus elle le dit dans la scène précédente.
Julien B: « C’est juste pour jouer avec l’écriture qui est plus dans un style de comédie. C’est un personnage qui arrive un peu de nulle part comme un cheveu sur la soupe. »
Nada : il n’arrive pas de nulle part ; il vient chercher le trésor, mais en plus pour aider à notre extermination.
Lui, en tant que protagoniste, c’est le dernier personnage et il n’est pas dans le même cadre, c’est ce que j’appelle « le Suisse », le traître absolu.
Il a gardé Polydore, il a vaguement, enfin.. ; je ne sais pas quel rôle il a eu pendant la guerre et je pense que c’est aussi ça qui fait qu’il sert d’exemple.
Quand Agamemnon apparaît c’est aussi cela qu’il lui reproche.
Il est l’opportuniste et c’est en cela qu’il veut tout ramasser.
Julien : « Si on se dit que Polydore est encore en vie, il lui répond comme quelqu’un qui sort de la guerre. »
L’histoire où Hécube vomit, il ne faut pas répéter le texte ; mais pour lui c’est le signe qu’elle ne va pas bien.
Sur le scandale de la ville rasée, il faut qu’il soit beaucoup plus véhément, plus touché.
La vengeance d’Hécube est plus comme un achèvement.
Essayons de ne pas le faire dans l’adversité et le sadisme.
« Ô Priam » [Plus cimetière].
« Que j’emporte de deuil » (mouchoir sort de sa poche).
Après le dégueuli, pour le physiologique de vomir et d’avoir eu cette honte de cette saleté.
« Mais pour quelle raison… ?»
Pour Hécube, le fait de poser la question, la désembrumise.
« …je désire…qu’avec vos enfants [Oh qu’ils sont mignons !]
« la puis ???? » elle est encore capable de faire de l’humour.
« L’or vous l’avez toujours… » Plus abrupt.
La dame : Apprends-la aux enfants. Riez les enfants !
Dansons la carmagnole
Manon : « car j’aurais en ce monde » plus comme une lame. Maximes.
Eclaire les gens. « Car jamais… »
Retenez la leçon
Il y a un coté très protestant : Dieu voit tout, Dieu punit tout !
Il y a un coté très Savonarole, très inquisiteur.
La vengeance est entière.
Tout est accompli. Mais comme une vengeance.
Polydore sort avec ses enfants.
Manon s’assied à coté de Fanny. La vengeance est entière.
Polydore sort avec ses deux enfants.
Face contre terre : « O l’exécrable sexe ! »
Polydore : en fait le ciel ne répond pas [Jupiter]
« Qu’est ce que vous foutez, vous les Dieux… ? »
Essaye d’être puis dans la découverte du phénomène [« j’ai perdu du soleil… »]
Cela peut aller jusqu’à la folie, enfin, je veux dire jusqu’au rire.
« Du moindre homme vivant »
Il touche son premier enfant mort à ses cotés.
Une fois que la chose est faîte pour Hécube c’est pas vindicatif (C’est fait).
C’est presque rationnel.
Pour Joris dès l’entrée, plus las.
« Qu’est-ce qu’il va falloir encore faire ? »
« Je viens de la clameur… » Plus sur une fatigue que sur quelque chose d’héroïque.
Il n’en peut plus.
Samedi 12 décembre 2009
10h00 salle Touchard
L’Iliade – Barrico
Chyséis. Marie
« pendant neuf jours… »
Comment chaque nom est dit ? Achille [Est-ce qu’elle le connaît ? Est-ce qu’elle a déjà entendu parler de lui ?
C’est comme si prononcer son nom, le ré évoquer le fait réapparaître.
« Alors se leva Calchas… »
Est-ce qu’elle le dit à posteriori (c’était un homme sage) ou bien à posteriori puisque la manière dont il est intervenu me montre que ….
« Personne ne lèvera la main sur toi. »
Il y a une admiration pour ce qu’a fait Achille. Elle n’a pas peur.
[Un jeune homme s’est opposé à ce dingue d’Agamemnon.]
« Ainsi parlait-il. » On sucre.
« Alors Agamemnon se leva » Ne pas retourner dans la narration fermée.
Personne ; Pas même Agamemnon……moment extraordinaire.
Même si elle est dans l’incompréhension de cette lutte de pouvoir entre les deux.
« Tu la rendais de… » essayons que l’histoire d’Agamemnon : comment on pourrait évoquer quelqu’un qui se met à hurler et qui se met dans une rage telle complètement disproportionnée.
Comment rendre compte de cela,
Essaye d’être dans une : Achille ne répond pas sur le même plan qu’Agamemnon.
Agamemnon est sûr de son droit.
De toute façon c’est comme ça et ce ne sera pas autrement.
Tandis qu’ ‘Achille peut être plus argumenté, moins vocal.
Genre : « Je ne suis pas venu ici pour cela »
La volonté d’objectivation tient le plus longtemps possible mais l’atteinte est trop forte à un moment
Quel regard elle a sur Achille ? sur Agamemnon ?
Est-ce qu’il y a des moments où elle a un petit coup de flash pour Achille.
Yannick : « C’est très narratif, raconté. »
Nada : « Marie doit choisir les moments qui la concernent davantage.
C’est quoi le récit d’une victime ?
Ou bien c’est une déferlante émotionnelle, ou bien on essaye d’être objectif et on ne peut le faire au-delà d’un certain point.
Il faut que tu chahutes le texte davantage.
Tout est bien organisé.
La manière…
Quelque chose qui te remet en péril
Même si on n’oublie rien, il ne faut pas que cela soit trop structuré.
Là tel que tu le produis c’est quelqu’un qui aurait pu se le raconter tous les jours et dont les choses ne sont plus dans le vif
Est-ce que tu te la racontes pour toi-même ou pour les autres ? C’est les deux.
Essaye d’être devant le récit. Aller vers l’incarnation.
Des choses sont plus difficiles à dire que d’autres. Et je ne parle pas d’Achille et d’Agamemnon parce qu’à ce moment là elle évoque plus deux figures et comment à ce moment là elle appréhende ces deux figures.
Lundi 14 décembre 2009
09h00 Salle Leroy
La Troade Acte I. Vers 125.
Marie, Sigrid, Yasmine, Fanny, Manon, Tamaïti. Le Chœur
Déploration sur la nuit de Guillaume de Marc
Pas d’enjambement »Depuis ses solitaires branches… »
Essai : Trois dans les voix graves, trois dans les voix plus aiguës.
Alain : « Le mettre en musique c‘est faire parler les vers. »
Essayons une voix qui prend en charge puis une reprise derrière elle comme un écho.
« Nous ne sommes pas nouvelles… » Reprise après.
Il y a de la déclaration mais aussi quelque chose de l’ordre de la colère dans le Chœur
Reprise derrière Sigrid de manière plus revancharde.
« Que la navire troyenne. » Les quatre derniers vers soient repris ensemble.
Pleurons
« depuis de ses o »
Les deux narrateurs n’ayant pas le même espace de travail : c’est bien.
Le Coryphée est plus dans une narration de lamentation, les filles derrière sont plus vindicatives. C’est plutôt pas mal.
Sigrid : « C’est un peu abstrait la lamentation »
Nada : derrière « A lamentez…. » plus revendicatif. Hargne.
Qu’il y ait une voix plus dans les larmes et la déploration, et derrière, quelque chose de moins soumise, refusant la fatalité de la chose plus guerrière.
Alain : « un chœur de femmes, on ne peut s’empêcher de penser aux Bacchantes.
A Sigrid : Essayez un peu plus chanté.
Dans l’antiquité quant on pense aux chœurs des femmes, on pense à l’aspect féminin et à l’aspect guerrier des Bacchantes que simplement un chœur de pleureuses.
Il y a deux voix des victimes : il y a les victimes résignées, et celles qui ne se résignent pas.
Alain : « c’est des cris au ciel aussi. »
Essayons de voir comment il peut y avoir de l’insoumission…à Dieu, aux hommes…
Révolte (mais pas Sigrid)
A Fanny : ne pas écraser les filles.
Nada : (aux filles) Essayez d’être plus dynamique
Sigrid : « Ide et les plaines fécondes… » reprise du Chœur jusque là.
« Nul jour en tout cet espace. »
Evocation des « Perses » (télévision 1964)
« Nous ne sommes pas nouvelles »
Une chose plus sourde, plus ferme, plus contenue.
Attention Nul et nulle
On raconte le temps de la guerre
« Allez… »
Que les deux premiers.
« Lavez la main misérable… »
Les filles derrière comme si elles l’engueulaient.
« Vos plaintes accompagnantes » que cela soit plus un regret [pour le moment on va pleurer].
On va faire un effort pour être dans la déploration.
Alain : « Au niveau des accents c’est toujours en levée. »
Nada : « Comment on peut noter du fait qu’on puisse se lamenter mais à regret ? »
Tout le chœur par rapport à elle (Sigrid)
Qu’il dise « Oui on le fait mais pas dans la plainte. »
Hécube, elle en rajoute une couche.
Il peut faire attention de ne pas être dans le coté poétique « belles tresses… »
« Nous ne sommes apprentives » Dans une chose plus au sol, plus lourd.
Hécube : Comme un cri de ralliement
Avec le poing levé, quelque chose de cet ordre là.
Mais ne les engueule pas.
Qu’il y ait quelque chose de presque physique (on peut imaginer s’il y a de la cendre par terre, qu’elle s’en recouvre.)
« Nos perruques … » Sensualité morbide
Essayez d’être plus dans…de faire les actes.
Il y a un plaisir morbide de cela mais ce n’est pas forcément un plaisir hystérique.
« Déliez vos tresses belles » par exemple tu enlèves la barrette des cheveux de X, etc…, enlever la chemise jusqu’aux flancs
(A Fanny) Ne pas trop écraser les mots, les finaliser.
Comme Ondes.au grès du vent [on peut s’amuser]
Pour Hécube il faut que cela soit plus fort « Il faut qu’un plus grand soi j’oye.’
Mercredi 16 décembre 2009
09h00 Salle Touchard
La Troade
Sigrid Yannick
Vidéo
10h30 (Prise de la scène en route depuis 09h00)
« Hélas que ferais-je en choses si douteuses… »
« Au contraire (au profil d’Astyanax)
Lequel des deux tu dois sauver [il y en a un des deux qui est vivant]
Effectivement cela devient tellement compliqué qu’elle devient au bord de devenir folle
« Mais voici son enfant qui du lien… »
« Ingrate et doutes-tu lequel des deux tu dois sauver ? »
Nada : Fais comme si tu entendais Hector
« Voici pas ton Hector mais voici son enfant. » [mais cet enfant est mon enfant aussi]
VOIR ; Sauve celui des deux
Ulysse : « Je veux faire accomplir la volonté des Dieux… » sans appel. Radicalité.
Sigrid peut couvrir le tombeau de son corps et que les autres soient obligés de la jeter.
« Vous me passerez sur le corps avant de… »
Pausette
2nde Scène :
La Troade. Acte I.
Hécube-Manon
Ce qui serait bien c’est que l’on puisse passer à travers l’écran.
Au début cela peut commencer même de dos.
Troie : Tu peux presque la décrire face à l’écran blanc.
Prends : c’est l’image de la destruction qui te donne la matière à réfléchir sur la vanité.
Comment tu es à un moment en bas et comment à un autre tu te retrouves à terre ?
Pars de l’image de la ruine.
C’est l’image qui appelle les pensées (images des ruines : 2nde guerre mondiale)
Après l’introduction tu expliques l’histoire.
« Jamais le sort muable… »
« …qu’à nous, peuple troyen… » Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ?
L’ornement de l’Asie Jouer sur les exclamations « O perte déplorable… »
Comme une espèce d’énumération de la manière dont s’est fait le saccage : les palais, les temples…
Amertume, horreur, doute, incertitude sur ce qui va arriver.
A l’approche de la mer tu es entourée de cadavres. La mer est rouge.
Que dit Hécube ? : J’ai prédis mais je n’ai rien fait ; elle s’accable elle-même. C’est de ma faute. Ayant vu je n’ai rien fait.
Elle dit qu’elle a vu avant la prédiction de Cassandre. Comme si elle avait anticipé même le sort de Cassandre.
« J’ai vu, et j’ai vu première… »
Donc elle se dit : « Ne t’en prends qu’à toi-même ! »
Vendredi 18 décembre 2009
09h00 Salle Girod
La Troade. Acte III. Page110. Vers 1529.
Mélodie, Tamaiti, Barthélemy, Hadrien.
« A l’aide citoyens »
A quatre pattes comme une lionne qui défend sa progéniture
On est par rapport au sens plus juste
Après on verra bien si on gueule tout le temps.
Dans cette capacité qu’elle a de défendre sa progéniture elle a un coup de fatigue
Cela peut jouer sur le souffle
En réalité les arguments ne sont pas préparés, les choses lui arrivent les unes après les autres.
« Il sent que votre fille on immole à sa …. »
Nada : Joue sur la fatigue
« Quoi le pauvre Priam… » ? « Tu as osé, tu es un vieillard….. »
A Tahi : Essaye de jouer sur : « Je suis tellement fatiguée, je vous en supplie, assez ! »
« L ‘ombre du preux Achille… ; » - C’est comme ça !
« que mes mots à pitié vous puissent… »
« Pyrrhe ! »- Laissez-la moi-presque plus suppliante
Plus « vous comprenez c’est mon seul réconfort. Qu’est-ce que je fais sans elle...? Je suis perdue ! »
Parce que vous savez…celui qui fait du mal, il va être puni !!!
Mets une inflexion sur réconfort [Quand même !]
Au lieu de le faire méchant, fais le pédagogique [Il ne faut pas faire des choses comme ça !].
A Barthélemy : La manière dont tu reçois l’argument et avec laquelle tu lui réponds peut être très gentille.
« Mais mon exemple vous ment » lui prenant les pieds
« De moi prenez pitié. »
« Mais l’humble piété… » se baissant et tentant de la relever ; puis « Armez-vous… ».
Comment elle peut réagir, Hécube par rapport à ça ?
Même sur les deux premiers vers elle peut avoir espoir et y croire.
Essayez d’être plus dans l’évidence…Joue le suspense
« Je fais ou je ne fais pas ? »
Qu’on sente que ta tête travaille.
Il y a vraiment un dilemme.
Qu’on n'en fasse pas une espèce de dingo qui veut absolument….
Hécube : « Ma chère ».allonge… « moitié »
Essaye d’être très ému : Il est au bord des larmes, elle est vraiment très émouvante
« Il n’est cœur de rocher nos plaintes… » [Faut pas que je pleure, faut pas que je pleure, je suis un héros].
Peut-être tu peux prendre appui sur l’autre grec qui vous entend. Le regard des autres.
aucun commentaire
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Lundi 02 novembre 2009
09h00 Salon d’honneur
Gérald Garutti
L’Iliade / A. Baricco
Lecture de Patrocle (c’est un mort qui parle)
La bataille. Duel collectif représenté par le héros.
De ce peuple on voit s’extraire des individus.
Représentants :
Hector / Agamemnon
Héros positif / Figure de Tyran
Pouvoir sans mesure.
Le héros est celui qui dépasse la mesure en bien ou en mal.
Ajax : deuxième héros grec après Achille. Ajax est invincible hormis l’endroit du sternum.
Un Dieu a rendu fou Ajax
Sentiment de légitimité/ Se distinguer c’est l’honneur.
Ulysse commet des actions qu’i le font quitter l’héroïque.
[l’homme aux mille…( ?) Polytropos
Quelqu’un qui n’arrête pas de se contourner / Le héros tragique est celui qui ne s’adapte pas.
Lecture d’Agamemnon. Champs ^politique, judiciaire, dialectique.
Débat : Action ou Vérité
Patrocle amant d’Agamemnon
Rapport à la volonté
La Troade :
Alexandre Koyre « le monde clos et l’univers infini »
Humanisme : la valeur absolue c’est l’homme
Obsession des guerres de religions.
Mercredi 04 novembre 2009
09h00 salle Touchard ( ?)
La Troade. Yasmine. Florent. Pierre. Joris. Julien. Tamaïti
L’entrée est bien ; de le prendre comme s’il mettait en scène sa propre douleur. Avec cette petite pique sur la ville.
Il faut t’adresser plus franchement au public « Rien n’est assuré. »
Je pense qu’il faut que tu restes derrière elle quand tu lui dis « en ma maison »
(A Agamemnon) Essayons de faire une entrée (Avec la chaise)
« Et nul ne peut ne se pouvoir » avertissement au monde.
A mener sur la chaise : « Savez-vous ?… »
Vendredi 06 novembre 2009
09h00 Absent
Salle Jouvet / Manon-Joris
Mardi 10 novembre 2009
La Troade. Acte IV. Vers 1805. Théâtre.
Le Messager- Hécube- Andromaque :
Mélodie. . Marie
Le messager : moins dans le pathos, moins dans la douleur.
On assiste à quelqu’un qui tente de rapporter l’horreur
Lui, plus dans les larmes que dans les vociférations.
Les femmes se dotent bien que c’est une chose en plus. Forcément dès qu’une nouvelle survient, il y a un degré de plus dans l’horreur.
Andromaque (en haleine) : qu’est-ce qui va se passer encore ?
Quelle est la catastrophe de plus ?
Non seulement j’ai mes propres maux mais je contiens aussi les malheurs de la cité.
Le messager : accumulation d’images « Ô spectacle cruel, ô destin »
Pas trop vite : « Astyanax est mort » ; la nouvelle ne peut arriver de manière trop brute
Andromaque invective le ciel. C’est presqu’un outrage.
Il y a comme un défi au ciel peut être ?
Le messager : susciter les étages pour qu’on ait le temps de voir.
Andromaque au bord de scène
Andromaque : essaye de faire cette partie là dans l’incompréhension et l’interrogation plus que dans l’invective.
« Me l’aviez vous donné ? Me l’aviez-vous fait naître ? »
Que des questions. Comme si elle ne comprenait pas.
La chose chez les messagers c’est la puissance d’évocation
On peut aussi le faire comme un journaliste (mais c’est bête, c’est bête, c’est bête.)
Il faudrait qu’en réalité tout le monde pleure. Lui ne pleure pas.
La tragédie baroque est faite pour donner conscience.
Le messager est quelqu’un de populaire. Les images sont plus de l’ordre du populaire, du concret. Il est du peuple, le messager.
Dans Hyppolite et Antigone, l’intervention du messager est très longue.
Hécube demande au messager : « Conte-moi. »
Dans cette défaite il n’y a qu’une seule chose qui console : je me saoule en mon mal : Martyr.
2nde scène.
La Troade. Acte III. Page110. Vers 1529.
Pyrrhe- Polyxène-Hécube- Hélène
Hadrien. Florent.Tamaïti. Mélodie. Barthélémy. Laure-Lucile
Il n’y a pas d’unité de lieu comme dans la tragédie classique.
On passe du camp Troyen au camp Grec.
Pyrrhe déboule, il ne met pas des formes comme Ulysse.
Plus sale
Plus brutal
Hécube peut aussi les frapper
Elle les empêche de la prendre. Elle peut se battre malgré sa vieillesse.
Cela se passe par des choses très contradictoires : elle peut cracher au ciel et dire juste après « Mon Dieu pardonnez-moi. »
Même si la situation est urgente (Pyrrhe) ne vas pas trop vite. Essaye d’aller chercher Polyxène.
« Prenez plutôt Hélène ! » C’est la pute de haut niveau.
.
Hélène est considérée comme une déesse
Achille étant un demi-dieu, il ne peut être mieux servi que par une déesse.
Chaque chose est dite pour émouvoir, pour s’adresser au cœur du jeune homme.
Ce n’est pas forcément dans la déploration mais uniquement en lui disant les choses.
« Que mes mots à pitié » moins dans l’affect, plus dans l’argument.
Consens qu’à la fin de la réplique « Prenez pitié de moi, de moi prenez pitié » à genoux.
Lui, très gentil : « je comprends Madame. »
« Ne vaut-il pas mieux que je meure en cette heure ? »
Est-ce qu’elle ne pourrait pas y aller avec une grande dignité ?
Ce n’est pas un sacrifice. C’est moins victimaire.
Si on veut laisser planer l’idée que si elle restait vivante elle pourrait reconstruire Troie, cela peut jouer sur lui ; et ensuite la chute est différente « …de me voir reine un jour »
Hécube est dépassée par sa propre fille : par cette enfant.
En même temps c’est bien la fille de son père et de sa mère : il y a de l’admiration.
Ensuite Hécube s’offre elle-même.
Jeudi 12 novembre 2009
Salle Leroy. L’Iliade – A.Baricco.
Marie –Chryséis
Comment physiquement une jeune femme qui a été violée peut sortir de là ?
Sortir de la souillure.
C’est peut-être plus difficile à raconter comme si le fait de remémorer les choses était plus compliqué.
Comme si elle avait besoin de nettoyer mais nettoyer la mémoire aussi, une manière de vouloir nettoyer le corps.
Quelqu’un qui vient raconter ; essaye de donner du sens.
Oui les choses deviennent de plus en plus compliquées à dire.
Marie : « Cela me fait bizarre de raconter cela sur le plateau. »
A l’avant-scène :
La chose sur « j’étais belle » plus de l’ordre du dégoût.
Comme si la beauté était devenue une fatalité.
Imagine que tu viens témoigner devant un tribunal.
« Agamemnon me vit. » Imagine qu’il est là. Agamemnon dans le box des accusés.
Essaye de reprendre le père de manière à ce que les choses viennent plus difficilement.
« Il était prêtre d’Apollon » Souligner le caractère exceptionnel, sacré en quelque sorte.
3ème reprise :
« Mais quelques jours plus tard »
« Il s’appelait Chrysès » Pas trop vite.
Il y a une manière de refouler les motifs sur l’histoire du père.
Sur l’histoire d’Achille.
Elle constate qu’après cette histoire il y a comme une espèce de punition divine qui s’abat sur les Achéens.
Mais elle ne dit pas la chose. Il y a des choses dont elle a la compréhension et d’autres où elle n’a pas la compréhension.
Elle constate une chose mais ensuite c’est Achille qui révèle.
Le récit est un petit peu trop linéaire.
La mémoire est très linéaire, alors que c’est plus….
Reprise à l’histoire du père :
Elle fait quand même une digression pour dire qui était son père.
L’histoire de Chrysès c’est une incise pour…comme si les spectateurs ne savaient pas qui il était.
A l’intérieur de la phrase, il y a un insert.
Reviens sur l’information [Il arriva au camp]
Elle sent le besoin de préciser les informations.
Peut-être ponctuer différemment sans mettre de points trop souvent.
Tu mets la vieillesse avant la prêtrise, alors que c’est l’inverse.
C’est comme si d’une certaine manière, ayant commis un sacrilège, Apollon va empêcher la flotte d’avancer.
Essaye d’être plus dans l’interrogation » et tout d’un coup il s’est passé une chose incroyable »
« le dixième jour Achille… »
C’est pas encore assez dans l’interrogation. Tu vois que l’histoire du père a eu des conséquences mais tu ne sais pas d’où cela vient. Donc il faut qu’on s’en remette à Calchas.
« On aurait dit dans le bruit de la mer. » Alors d’un seul coup la mort et la douleur
Prendre plus le temps.
« Pendant 9 jours une multitude de flèches … » ne fais pas il dit 2 points ouvrez les guillemets. Fais la liaison.
Donc du coup tu es moins obligée de le jouer que de le citer. « Alors Calchas… »
Dialogue Agamemnon-Achille.
C’est pas mal de le faire seule. Ce qui est compliqué c’est comment elle raconte les enjeux.
Pendant un moment, il faut essayer une incursion mais pas tout de suite.
Chryséis pour Achille a une admiration, une considération.
La manière dont les choses affleurent c’est quand même…comment la mémoire se met en route pour raconter les événements.
La manière dont tu le fais est presque trop claire. Cela n’agit pas assez sur la manière dont toi tu es l’enjeu de cela.
Tu fais une description des faits comme si tu n’avais pas conscience que tu représentais un enjeu dont tu es…qui est incompréhensible pour toi.
Ta personne devient un prétexte entre Achille et Agamemnon.
La chose va dans un autre endroit. Etant le centre, après tu deviens le prétexte à une querelle de chefs, de pouvoir, de clans.
A l’intérieur du récit la perception et l’engagement que toi tu y mets est l’objectivation des faits mais aussi la manière dont tu t’impliques aussi. Il faut y réfléchir.
L’histoire de Calchas : elle dit c’était un homme sage ; pourquoi ? Parce qu’il a prit en compte son propre état à elle.
L’histoire d’Achille et d’Agamemnon la dépasse parce qu’ils s’étripent sur sa personne mais cela dépasse sa personne.
C’est mieux de le faire seule parce que c’est beau d’avoir le point de vue d’une jeune fille sur cela.
Sur le viol, sur ceux qui sont prêts à se battre.
Le regard de la jeune fille est intéressant. Comme si elle regardait quelque chose dont elle n’a pas les règles et tout d’un coup cela se découvre au fur et à mesure.
La règle des victimes c’est d’être toujours des victimes.
Mais la règle des vainqueurs ? Comment se font les divisions ?
Comment Achille va faire un chantage à Agamemnon. Comment elle, elle perçoit ça ?
Reprise du début :
Exercice :
- Assieds-toi et raconte tout les yeux fermés
- Un autre exercice : Tu prends une feuille de papier et tu fais le récit écrit de cela.
Qu’est-ce que tu pense entre les deux versions ?
Marie : « Qu’est-ce que vous en pensez ? L’exercice d’écrire, il y a plus de distance
L’exercice de la mémoire j’ai le sentiment de trouver plus de choses. »
Nada : Pour moi l’idéal serait entre les deux choses. L’écriture, c’est vrai, permet une distance. Il y d’abord la pensée et ensuite le fait de la coucher sur le papier.
Il y a des moments de choix personnels comme dans l’exercice de la mémoire où les choses sont, arrivent d’une manière plus distantes et les choses personnelles deviennent plus dures dans la narration.
L’écriture j’aime bien : le truc c’est de ne pas la mécaniser. Néanmoins le fait de commencer par l’écriture pour narrer une histoire collective cela me plaît.
Après on peut décliner ; genre elle relit ce qu’elle a écrit
C’est vrai que c’est long. Il faut être exigent avec nous même.
Coté Journal d’Anne Franck
2nde scène :
L’Iliade – A. Baricco. Thersite. Page 27
Barthélémy. Yasmine. Hadrien. Joris. Manon. Julien. Tamaïti.
Jouer l’absurdité « Il se leva ».
Dans les différentes versions de l’Iliade, il y a eu des absurdités, les incohérences du récit sont à jouer.
Pourquoi ne pas faire un petit hommage à Antoine Vitez avec les livres ?
Le discours d’Agamemnon, je n’arrive pas à comprendre quel jeu il joue.
Qu’est-ce qu’il veut savoir au juste ?
La mise à l’épreuve de l »’armée c’est pour asseoir son pouvoir.
Héphaïstos [le fait d’hésiter et de se tromper c’est bien].
Plus Agamemnon sera engagé dans la défaite, mieux cela sera.
Le fait d’aller poser les armes et de venir à nous sera suffisant. Pas besoin de retourner en arrière.
Reprise à Héphaïstos
Si Baricco a enlevé les Dieux c’est pour rendre les humains totalement responsables.
Cela me fait penser aux guerres de clans en Afghanistan (chefs de guerre).
Hélène n’étant pas là peut être comme un prétexte.
Agamemnon fait la comptabilité de ses véritables alliés.
Il y a une partie des alliés qui est prête à faire défection.
Tout se qui se passe même corporellement cela fonctionne bien.
Les gens derrière.
Ce que j’aime bien c’est que cela a un coté très naïf dans la manière de raconter et je trouve cela assez juste.
Mais il faut quand même que l’on entende bien Ulysse, Agamemnon, Thersite.
Quelque chose de totalement irraisonnable dans la parole de Thercite : « On ne va se laisser tout le temps bouffer par ces soit disant héros ! »
Comment l’armée est manipulable aussi.
Les bougies cela fait penser aux bûchers, aux incendies.
Dans le coté naïf il faut essayer d’être très pointu.
C’est le point de vue de quelqu’un à chaque fois.
Comment toi (Barthélémy) tu perçois les autres ?
Cette réalité va à un moment tomber dans le cauchemar.
Comment tu regardes ? Un vétéran de la guerre du Vietnam qui vient te raconter ?
Quelle perception il a de cela ?
Thersite a un coté bouffon de Shakespeare. Il s’autorise à dire la vérité.
Samedi 14 novembre 2009
10h00 Salle Jouvet
La Troade. Lecture
Acte IV . Vers 2037. page132.
Taltibie- Hécube.
On va faire des choses
Talthibie parle tout seul en marchant sur la vacuité du monde
Elle (Hécube) est couchée comme un chien
Et ne se lève pas : « Qu’est-ce qui peut arriver encore ? » Cynisme du malheur.
Taltibie: Est-ce le hasard, la nature. Quelque chose de plus réflexif. «Ô grand Dieu Jupiter ! »
Quelque chose de l’ordre de l’incompréhension par rapport à la marche du monde.
C’est comme si c’était aussi le bon sens qui s’interrogeait.
Coté un peu coupable : « Je sais que je viens apporter que des mauvaises nouvelles mais regardez moi !
« O déplorable mort » (Hécube se relève et demande à Taltibie
(A Taltibie) : Est-ce qu’on le rend plus sentimental, plus cela avance, plus il est choqué. C’est de plus en plus dur pour lui.
Pas besoin de compassion pour Taltibie.
S’il arrive, Taltibie, on l’entend de loin avec toute sa réflexion sur [Qui gouverne, quelle est la force qui préside à tout cela ?]
La manière de parler de Taltibie, seul, est pour se désangoisser de cette horreur. Il y a aussi l’angoisse de ce qu’il a à dire. C’est une marche, ce n’est pas une errance.
Hécube n’est plus qu’un tas de souffrances
Reprise :
(A Manon) «Essaye d’avoir un immense rire monstrueux. »
Rires : bien !!
Taltibie (une fois proche d’Hécube) : « Bonjour je vais vous le dire mais même pour moi c’est dur ! »
Raconter l’endroit de la mort et la mort comme quelque chose de beau. « C’était une belle mort »
Est-ce que cela peut-être encore plus poétique ? [divine]
Que les mots soient moins évidents.
Les mots arrivent avec l’image et pas l’image après les mots.
La comparaison c’est pour Hécube. (Sous-texte : « Vous voyez Madame !? ») Décrire quelque chose de très très fragile. Dans ton discours il y a la fragilité de ce que tu décris.
« Mais tous présent son cœur si magnanime et fort » Là une première partie s’achève
Taltibie : « Elle est morte comme la digne fille d’un roi. »
La manière dont la foule a réagi fait qu’un doute s’est installé en elle.
Taltibie raconte comme si un doute pouvait s’installer, comme si « elle aurait pu être sauvée ».
Elle l’arrête : « Je n’ai pas besoin de cela »
Hécube [Il y a un coté c’est la seule géante qui règne encore (la mort) « Viens à moi Massacreuse ! »
Expose-toi et pourtant rien ne vient.
« Or vous les Grecs frauduleux » (sur Taltibie)
Dans l’alexandrin classique, plus policé, on n’a pas tout ce lyrisme des vers très concrets.
Il faut faire le choix soit entre la concrétude, soit du lyrisme.
Parce qu’elles sont violentes, les choses deviennent grotesques. Ne pas avoir peur d’aller dans la matière des mots.
Quelque chose de très charnel.
Comme si tout d’un coup on se décrivait là maintenant, dans l’instant.
Appréhender les mots de manière dure. Mâcher le texte.
Lundi 16 novembre 2009
09h00 Salle Girod
La Troade. Acte II. Vers 743. page77.
Andromaque. Ulysse / Sigrid- Yannick
On entend bien tout l’argumentaire sur les histoires des « mécherons », sur la pitié maternelle.
Tu (Yannick) désamorces tous ses arguments
Pour Andromaque, la froideur de ne pas aller dans l’émotif et d’essayer d’être sur un pied d’égalité c’est très bien.
On entend qu’elle arrive à le mener en bateau.
Elle fait le plus grand mensonge. Elle dit « il est mort », puis « je ne sais pas où il est », puis, « il est vraiment mort ». Donc elle le mène en bateau pendant toute une partie de la scène et pour lui c’est insupportable. Le pouvoir de résistance.
Au niveau du texte il faut être au plus élevé au niveau de la parole. Parfois cela se banalise un petit peu trop.
Reprise :
Plus dans une prière
« Que la terre ne se fend » Donnez-moi la force.
« Que craignez-vous {temps} encore ?
(A Yannick) Moins dispersé, plus sur le texte.
Allonger : « Paternelle bande »
Plutôt que de se perdre en explications [« N’ayez criante de lui »]. Ponctuer. Tu te tournais.
[« N’ayez peur »] Tu restes un peu entre deux eaux.
Pas d’enchaînement : « Notre malheur cruel……Bien jeune. » Réattaque !
« Ruines de Troie…écartées » Respiration puis « N’ayez peur, n’ayez peur. »
Pas trop vite « N’ayez peur… qu’à votre mal il croisse. »
(A Yannick) : Le « je sais » soit un tout petit peu plus fort puis plus bas après pour dire c’est un petit peu trop tôt pour m’énerver. Je vois bien le jeu que vous êtes en train de jouer mais vous ne m’aurez pas
« Plût à Dieu…Mon enfant… » De manière plus bouleversée.
La grande scène du III. Tu joues ton va-tout. Jouer sur la corde sensible. Il y avait un petit coté dingo que j’aimais bien tout à l’heure. [ « Je ne sais pas ce qui s’est passé, laissez moi tranquille. »]
Ulysse : « Puisque ce roi vainqueur ».
« Laissez là ces propos » Un tout petit peu plus machiste. « Ca va ! Les larmes ne marchent pas sur moi. »
Tu sais, c’est le genre plus les femmes pleurent, plus cela l’énerve. Quand il y a du répondant c’est concret pour lui.
Andromaque : « Il est tourment si grand »
« Pourquoi voulez-vous donc me faire tant d’angoisse ? » Calme le jeu.
De l’agresser physiquement c’est bien même de le taper si tu veux.
C’est bien que tu essayes de la calmer ( A Yannick) et qu’elle ne se calme pas.
Ulysse : « Que vous sent de sceller ce que… » Ce n’est pas sûr que cela soit bien qu’Ulysse reparte.
Andromaque : « Essayons d’avoir un peu de compassion. J’abandonne. »
Andromaque « Sus…sus… » J’abandonne. Tête sur l’épaule d’Ulysse.
Non ce n’est pas bien de se laisser s’abandonner sur lui.
Sigrid « Le rattraper avec des mots. « Astyanax est mort ». Proclamation. Cri plus long.
« Assurons, assurons. » Je ne peux plus
(A Yannick) : N’attend pas la réponse « Mais…si considérez » très bien.
« on ne peut pas prendre ce risque là » et d’ailleurs on a un exemple
« Où est Astyanax.. ? » C’est bien « Où est le preux Hector. Où est Priam ? » C’est plus une affirmation (Ironie : « Il est là dans les ruines)
2nde Scène :
L’Iliade. Page 91. A.Baricco
Achille- Ulysse-Phénix – Patrocle.
Julien. Florent- Joris. Laure-Lucile.
Cela me fait penser au « parrain »
Les mecs viennent dealer (Ulysse)
Il y a un coté : « Il ne bougera pas ».
Ce que j’aime bien c’est qu’il a un raffinement, une fragilité.
Ce que je n’entends pas assez c’est Ulysse et le deal. Ce n’est pas suffisamment clair.
Le début, le fait de t’amuser, de voir la délégation c’est très bien.
Forcément tu avais prévu la chose.
« Mes meilleurs amis » me prennent vraiment pour des ( ?) cons. Il y a un coté que j’aime bien c’est qu’il est dangereux.
La bonne chair c’est aussi pour montrer que tout va bien. Un coté ostentatoire.
Ulysse : Tu nous reçois vraiment très bien. Plus habile, plus frontal.
C’est bien qu’il rame, il est difficile à aborder.
Essaye d’être plus persuasif. Expliquer à Achille que la situation est vraiment grave. Il faut trouver un argument supplémentaire à chaque fois. Au lieu de passer par dessus la musique, essaye de passer par en dessous : « L’heure est grave » Salut à toi !
« Tout cela est formidable, mais on n’est pas là pour cela. »
Ulysse : « Je viens te rendre compte de la situation exacte. »
(A Florent) Essaye de rester là. Il rame mais il est costaud. Il ne panique pas. Il dit « Je sais très bien ce que tu me joues mais néanmoins je vais te dire ce que j’ai à te dire. » -« Ton banquet est somptueux » : « Mais on n’est pas là pour bouffer. »
Dis : « On a peur » Mais ne joue pas la peur. Prends appuie sur Phénix. Il faut que l’on sente qu’il y a un bloc.
Donne les faits mais pas dans la panique. Pas trop bouger pour le moment.
Il discute et dit à Achille : « Il faut que tu reviennes. »
Dès que tu entends (Hector) Achille s’arrête.
Je sais qu’il le fera et que nous mourons tous : Pas sentimental.
N’engueule pas Achille, c’est plus dans le deal. Sois un peu plus manipulateur.
Ulysse : « Etre doux c’est être fort »
« l’un après l’autre » pas de liaison.
Plus une liste : des chevaux…Ne surjoue pas les choses. Il lui dit « femmes expertes… » graveleux.
Sois plus en connivence. Il se laisse emporter sur cette histoire de femme alors que c’est un mauvais argument.
C’est comme si Achille lui donnait une partie de son pouvoir. (« Mais si le destin… »)
« Tu pourrais avancer tes prétentions. »
Et si finalement…
Si Agamemnon lui donne une de ses filles, il lui donne une partie du royaume.
A l’exception d’Hélène d’Argons (mauvaise blague).
Résiste à la tentation d’être trop sur lui. Il est en demande mais il est malin.
Achille : condescendant. J ‘ai bien écouté tout ce que tu m’as dit. « Quel avantage (à Patrocle »
Fassbinder-Querelle : (dixit Sigrid)
Achille : coté pédagogique : « Quel avantage ? » Il ne faut pas se battre avec n’importe qui et savoir faire des concessions à n’importe quel moment.
Cette histoire de danse pourrait commencer de manière plus joyeuse.
Comme un pied de nez. « Si Dieu me donne vie. »
C’est comme si il décidait de ne plus être un héros. « Je veux vieillir. L’inactivité guerrière finalement ce n’est pas si mal. »
La gloire : il répond au dernier argument d’Ulysse.
Phénix : « Et voilà qu’il se retrouvait » plus navré que cynique.
Mercredi 18 novembre 2009
09h00 Salle Touchard
La Troade Acte I. vers 257.
Hécube- Le Chœur
Mélodie- Joris-Yannick-Julien.
Tu me fais penser à Malraux (Lettre à Jean Moulin). Ce lyrisme là
Andromaque n’est pas dans la déploration. Il y a presque comme une manière très orgueilleuse, la manière dont elle rapporte les faits ; il y a quelque chose de mythique. Dans l’histoire d’Hector, il y a comme quelque chose de fier.
« Après que j’ai répandu… » C’était très bien.
C’est comme une oraison funèbre sur le corps d’Hector, sur la ville de Troie.
Cela ne se lamente pas
Troyïe et Troie
C’est comme si le désastre était prévisible sauf pour…
Les mères et les femmes sont plus dans la projection des morts alors que les mecs étant dans l’action n’y pensent pas.
Il y a quand même quelque chose d’exemplaire dans son sort.
un spectateur
Naguère : depuis peu Hécube pleure depuis la mort d’Hector.
Entre la mort d’Hector et la prise de Troie il y a eu aussi un long temps.
On est après le cheval de Troie
Il y a quelque chose qu’il faut bien qu’on comprenne
« Non d’Hector l’infortunée mais au trépas d’Hector… » Cela n’est pas une chose personnelle.
J’aime beaucoup aussi le coté discours comme la veuve d’un chef de guerre qui s’adresse au peuple. Un coté très discursif.
Le fait qu’elle les voit se victimiser, c’est comme si cela la choquait, comme si il y avait un manque de dignité dans tout cela.
« Quand le char… » Il faut que l’on soit dans le temps.
C’est vraiment un discours politique.
« Presque avec un micro. Il t a un coté…Jacky Kennedy quand elle est avec son môme au moment de l’enterrement de John.
C’est comme si elle disait les choses sans être dans la démonstration des choses.
Elle dit qu’elle pleurait mais elle ne pleure pas. « Aussi c’est comme cela qu’il faut se comporter. »
Cela peut être plus lyrique dans la parole. « Depuis j’ai répandu des larmes continues. Depuis… »
« En y pensant je pâme… » Elle définit sa tristesse plutôt qu’elle n’est dans cet état.
Quand Mélodie va les chercher c’est peut-être plus ritualisé. « Qu’ainsi j’avais dix ans »
« Las Hector… »
« Si ce petit enfant … » Le désignant
C’est le fils d’Hector mais c’est un poids.
J’aime bien quand c’est assez froid.
Il y a aussi une révolte sur la manière dont les hommes se battent. Une fois qu’ils sont dans la guerre plus rien ne compte.
Si on se dit que le tombeau d’Hector est là, tu n’es pas obligée d’aller le chercher (l’enfant).
Je me dis que même le début cela peut être plus violent. « Pourquoi… ?»
« Qu’est-ce qui nous vvvvvv digne de pleurs nouvelles ? » c’est comme si elle disait : « ce n’est plus le temps des larmes. »
Ce n’est même plus la peine de pleurer, car dans notre état on ne s’en remettra jamais.
Elle a un coté très protestante : une espèce de rigueur très morale.
Vendredi 22 novembre 2009
(Absent)
Mardi 24 novembre 2009
09h00 Salle Jouvet
La TroadeActe I. Vers 257.
Marie, Laure-Lucile, Manon.
Hécube- Talthybie- Cassandre.
La première oraison d’Hécube. Il faut que cela reste très coté prière plutôt que d’être dans le coté laudatif de la tirade.
Essayons de voir comment c’est quand cela reste plus souterrain, plus comme une prière.
C’est comme si le caveau est refermé et c’est une manière d’achever la cérémonie.
L’arrivée :
« Tristes bords » Il vient vous chercher.
Essaye (à Marie) de ne pas l’attaquer. Pas de provocation. Elle fait de l’ironie mais je ne pense pas qu’elle lui en veuille.
Le moment où il avance et le moment où tu recules cela s’est bien passé.
Je n’entends pas encore bien le coté sacrilège de la prise de Cassandre.
Reprise :
Aius. En fait c’est le fait de ne plus rien laisser.
Elles (le Chœur) disent : « Voilà machin » et à ce moment là tu le vois arriver (à Marie)
Cela peut être plus lent le début.
« Cessez filles, cessez vos langoureuses plaintes »
c’est comme si d’une certaine manière le deuil se faisant, il y a comme un soulagement.
« Priam est bien heureux » C’est pas triste, c’est presque comme une évidence.
(Au Chœur) Avant qu’elles ne partent.
Tu peux prendre chacune une par une avant de les envoyer.
Il faut prendre l’espace. C’est le mur, c’est le sol, c’est la mer.
Il faut s’imprégner de ce sol là et lui dire adieu.
« quoi ? » Tu t’approches. « Ma fille Cassandre »
« Oui, mais par honneur » : pour lui dire qu’en principe elle devrait être néanmoins très très bien traitée.
(A Yannick) Essaye de presque lui faire peur.
Pas trop vite entre eux deux.
Avertissement : « Cassandre que Phébus a retenue à soi »
Sois plus précise dans le fait de lui dire qu’il va commettre un sacrilège et que cela va être très grave.
C’est comme si elle lui envoyait des malédictions.
Lui dit qu’il n’est là que comme un messager.
Phébus S’il y a un geste à faire c’est sans doute là-haut
« Elle a Sa Chasteté consacrée à Minerve » est-ce que vous vous rendez bien compte de ce que vous êtes en train de faire.
« Quel qu’il soit » Il faut jouer sur des contrastes de voix.
(à Marie) « Et passe parmi les captives »[Le Chœur] Prends-les plus en compte.
« notre malheur extrême… » prends le temps.
« De quoi avez-vous peur ? » Qu’est-ce que l’on va subir encore ?
Prends le temps d’aller la chercher [Laure-Lucile] de lui enlever ses emplettes et ses guirlandes.
Hécube défroque une nonne [Laure-Lucile]
Essayons de voir si elle (Hécube) est prise de panique [« Est-ce que l’on va me laisser crever toute seule ici ?]
Cassandre : Il faut se soumettre, ce n’est pas triste. Plus follement gaie.
Et Hécube part dans son coin [« C’est ça ! Allez ! »] Elle est réjouit Cassandre dans la perspective de ce qui va se passer. C’est plus exalté.
« Quand je vais vous dire pourquoi j’y vais »
« Consolez-vous, Madame » presque plus autoritaire.
« Souhaite hyménée » Cassandre et Hécube : Mon sort est plus grand que ce que tu crois.
Cassandre (au Chœur) « Faites-moi un beau mariage » Elle est moins éthérée.
« Chantez pour moi » Exaltation.
Fatal ! Hécube lui dit : « non mais ça va pas ? »
Et Cassandre alors lui dit : « Consolez-vous… »
Peut-être Hécube elle abandonne [« Puisque c’est comme ça. »] « Réparez-vous (c’est ça). Allumez les flambeaux. »
Soyez plus concrètes et moins dans la belle tragédie.
Cassandre (a Hécube) « Notre vengeance sera terrible ».
« Consolez-vous, Madame »
Les misères qu’a apporté Hélène ne sont rien comparée à celles que je vais infliger.
Cela peut-être une des premières fois où cassandre voit Hécube flancher.
[Pas trop vite] « Egorger je ferais »
Concret dans les images. Pas vraiment lyrique « Réjouis-toi mon cœur »-[« Va voir ta maman !»]
Avec ce bel époux.
Le héros en appel à tous les dieux : « de toutes façons on ne te croit pas, tout ce que tu dis c’est faux » (colère)
« Car quel désir de vie>… » Aller à Hécube à ce moment là.
Hécube : … « N’amoindrissent de rien… »
« …Ils n’égalent en rien. »
Cassandre : comme si elle ne voulait pas comprendre
Presque plus concret
Ne pas s’échapper dans le lyrisme du texte.
Cassandre : Plus évidente « Ils n’ont pas moins souffert que nous »
Des espaces dans l’échange entre Hécube et Cassandre.
Cassandre : ne suis pas Hécube qui est une démonstration hyperbolique de la situation.
Cassandre tente de la ramener à la raison. C’est deux paroles parallèles qui ne se rejoignent jamais.
C’est comme si Hécube, elle reste dans la rancœur, dans la rage et Cassandre est plus dans la conscience de la chose qu’il va falloir faire pour arriver à une pacification.
Cassandre doit être plus active.
Hécube est dans une espèce d’acrimonie. Elle crie après l’injustice et Cassandre dit « De toutes façons de l’autre coté c’est la même chose ». en réalité les réponses, la parole est là pour faire aussi en sorte qu’Hécube change de point de vue.
C’est trop mécanique pour l’instant ; cela ne se répond pas assez. Vous ne vous laissez pas le temps.
Dans la logique d’Hécube, c’est de faire un constat de plus en plus noir Et Cassandre dit de l’autre coté c’est pareil.
Exercice avec une table et deux chaises. Vous parlez de la guerre en Irak
Elle fait beaucoup de bruit dans le café Hécube.
« Leurs femmes » (Hécube) arrête de les défendre alors qu’en fait Cassandre ne les défend pas.
Cassandre : « Les Grecs… »
Fin de l’exercice (on retire la table)
Reprise :
Ne pensez qu’à l’argument
« Nos murs » - « Leurs vaisseaux » : Concrets
Cassandre « Le mal continuel des Grecs est cent fois plus que le nôtre cruel »
C’est cela qu’il faut qu’on entende car c’set le développement qui suit après ; et en plus ils vont être bouffés par les corbeaux.
« J’ai versé sur lui tant »- « Notre hymen est dissout »
Cassandre après fait autorité de la raison mais ne l’engueule pas.
« des grecs est cent fois »un peu plus lourd.
Cassandre : « Les Grecs » ‘se retourne vers le héros)
Cassandre peut voyager autour de lui
« Mille naus… » puis « Combien » [« Combien il y en a de morts chez vous ? »]
Cassandre : « Nous on a pu enterrer nos morts, Maman »
Dans une scène il y a un projet mais à l’intérieur il y a des obstacles et tu ne peux pas tout niveler au niveau du projet.
Cassandre fait le détail de tout ce qu’ils perdaient pour dire « Nous, dans notre malheur, on a eu de la chance. »
« En plus on a fait une guerre qui est juste parce que c’est une guerre de résistance » C’est une manière d’en rajouter à chaque fois pour lui faire comprendre que dans « notre malheur nous avons eu plus de chance »
Il y a quelque chose qui ne se résout pas à la défaite avec Hécube.
« Ceux qui pensaient » Beaucoup d’images comme si elle essayait d’appréhender…( ?)
Il faut mettre des points [« les baisant, embrassant »]
Arranger les finales. Il faut échapper à la musique. Presque se forcer à avoir une image et la décrire.
Jeudi 26 novembre 2009
09h00 Salle Leroy.
L’Iliade- A. Baricco. page 103.
Joris-Hadrien : les vieux Ulysse et Diomède
Pierre-Yannick : les jeunes Ulysse et Diomède
Julien. Hadrien.
C’est bien, lorsqu’il y a les contre-points du jeu.
Ulysse : Parle-lui comme à un débile mental
On est dans un univers de mafieux. Il y a une insolence de la violence.
Il y a des moments où il faut que cela soit terrible : par exemple lorsque Diomède va le tuer franchement.
Quelque chose d’inconciliable avec l’humanité.
Entre burlesque et cauchemar. Il y a des moments où il faut que cela soit terrifiant.
Fais durer le suspense quand Hadrien part.
« Tu crois t’en sortir comme ça Dolo ? » Imperturbable.
Plus concret : Et moi je la lui tranche.
Ne pas rester dans le coté juvénile ; que cela soit dans le coté plus dur.
« Ils dormaient tous » Tu commences la petite danse. C’est vraiment une danse de mort. Danse Pyrrhique en Grèce ?
On a l’impression que c’est une machine de guerre Diomède.
Dans la typologie des personnages de Diomède, il faut des cotés plus terrifiants.
Un coté irrémédiable-Assoiffé-Les hooligans : les mecs qui viennent là pour tuer, pour casser.
Il y a aussi la fascination pour les gens qui regardent.
Il faut presque que le masque devienne un masque de mort.
Les deux vieux : que les deux soient dans une espèce d’image de Paradis.
Peut-être qu’Ulysse et Diomède sont déjà là ; et qu’ils ne rentrent pas tout de suite.
Il y a des souvenirs complètement édulcorés. Cela pose des questions justes entre le souvenir et la réalité.
J’aime bien qu’il y ait un aspect tragi-comique mais des fois il faut que cela tourne franchement au cauchemar. L’aspect contemporain aussi cela sera donné et qu’on ne reste pas dans l’aspect légendaire.
La manière aussi dont les vieux essayent de manipuler les choses.
L’histoire de la danse peut devenir un instant totalement onirique.
Samedi 28 novembre 2009
10h00 Salle Jouvet
La Troade. Acte V. Vers 2383.
Polymestor-Hécube
Julien- Fanny- Manon- Mélodie- Laure Lucile- Hadrien- Pierre.
Cette espèce de rituel de la mise à mort est bien. Scénographiquement l’idée est juste et bonne. La posture de frustration d’Hécube est intéressante. Les larmes (gouttes) cela donne une vision beaucoup plus cynique de la situation. En fait, Polymestor ne fait pratiquement plus semblant.
On entend bien le texte. L’histoire des enfants : ils pourraient rentrer en même temps comme si tu les incluais à ton propre cérémonial ton éloge. Tout est bien comme il faut, les larmes…etc.
L’histoire des bougies c’est formidable
Reprise
Les enfants de Polymestor s’amusent à éteindre les bougies.
Hécube dégueule.
La bile reste dans le texte.
Polymestor : J’en fais un petit peu trop » Par Jupiter rendez… »
« Peut-être dois-je le faire un petit peu plus sincère » se dit-il
Souffle d’Hécube sur les bougies
Laure-Lucille et Mélodie sont les enfants.
Hécube tue les enfants de Polymestor dès lors qu’il est entré dans le placard.
Le Chœur (Manon) Une manière de se réjouir mais pas perverse.
Une fois le massacre fait, la première prise de parole ce n’est pas quelque chose de joyeux mais de triomphant : Enfin il y aune revanche !
Dans ce cataclysme ils ont enfin accompli quelque chose. Le sentiment est plus grand que simplement le fait de lui avoir crevé les yeux.
Sur la fin d’Hécube, il y a un coté désastre. Je ne sais pas si elle (Hécube) ….( ?)
Le Chœur c’est sans doute plus grand que cela. C’est la manière un peu perfide et c’est pas juste même si dans l‘accomplissement il y a quelque chose d’inébranlable. Même dans la force tranquille ça peut être vraiment plus tranquille.
Il peut y avoir le coté Érinyes et le coté inéluctable de la justice.
Quand il n’y avait que les bougies avec les enfants de Polymestor. Le chemin de la mort est tracé.
L’histoire du scandale n’est pas encore là.
« Les plaintes n’y feront rien » Cela reste trop formel.
Lundi 30 Novembre 2009
09h00 Salle Girod
L’Iliade. Hector. Page 148.
Sigrid. Fanny. Thamaïti. Manon. Yasmine. Mélodie. Marie.Yannick. Julien. Barthélémy. Hadrien. Julien.
Candélabres.
C’est le récit de quelque chose de désespérément héroïque. Au niveau du récit il faut quelque chose de très vocalement héroïque.
Si cela commence tel que tu l’as fait.
« Ils me croyaient mort » moins informatif. Plus revivre au présent. Eux-mêmes ont la surprise de cela. C’est un fantôme puisqu’il est objectivement mort, qui raconte sa plus belle bataille.
Il a envie d’imprégner les esprits de cela. La teneur du récit a quelque chose d’héroïque et pas simplement informatif.
Là on peut presque le chorégraphier et tu apparais tout d’un coup : il faut qu’ils t’aperçoivent. Au fur et à mesure que tu avances ils reculent. « Toi seule contre tous »
« Ne restèrent que les plus forts »
Les plus forts sont devant le fossé, ils résistent.
Les histoires des morts (anciens pantins que j’avais pour Antigone.)
Le navire sera là des le départ, il sera sur le coté.
Essai : Toute la classe
Chaises pour faire le mur
Comment est l’armée grecque au moment du début ?
Juste avant qu’Hector n’arrive, l’avantage est aux Grecs. En fait il faut que l’on voit une armée grecque plutôt confiante.
Comment cela se manifeste ?
Les Troyens et Troyennes sont derrière toi.
Est-ce que les Grecs dépouillent les Troyens ? C’est cela qui induit ton arrivée : la manière dont l’armée grecque s’achemine vers les navires. Il faut qu’on voie des gars qui ne s’apprêtent pas à rencontrer quelqu’un.
L’état d’esprit des Grecs c’est « on a gagné. » D’un coté donc une armée grecque en confiance.
En réalité, il y a des gens qui s’enfuient et Hector les rencontre. On va essayer de le faire.
Hector
Un peu comme du Rugby
Sirtaki ?
Ils me croyaient mort®Les Grecs lâchent les bras. Recul des Grecs [Ajax, Idoménée, Teucer…Mérion].
Faisons tout très lentement
La mort des héros se fait de manière très stylisée. En nommant Ajax etc…c’est comme un défi, comme si tu allais les tuer en duel.
Au début l’armée grecque est derrière le mur. Planquée.
En réalité les Grecs les attendent. Il faut voir comment enjamber ensuite.
Ajax est debout [Mélodie].
Personne ne sait de quoi parler
« Ils se sauvèrent presque tous vers leurs navires »Faisons la chose après qu’elle ait été dite.
« Troyens ! »
« Ils ne reverraient plus le corps de leur fils chéri. »
Plutôt que de courir il y a quelqu’un qui saute, une bagarre au corps à corps. Le truc c’est qu’on montre deux, trois choses.
En fait rectification : Personne ne se sauve derrière le mur.
Ajax, Idoménée…on peut avoir des attitudes très héroïques.
Que l’on soit dans la représentation mythique, mythologique qu’ils vont à la mort.
« Je marchais sur eux à grands pas » Sans avancer.
[Barthélémy : tu vas pour te battre et Hector le tue avec son épée]
Yasmine lance sa pointe sur Tahi et Pierre.
Polydamas : une espèce de corps à corps.
« Tandis que nous dépouillons les cadavres » Nous retirer une écharpe, une chaussure…
« Ils retournèrent vers le mur.
Julien, Yannick et Julien reculent vers leur navire, derrière les candélabres.
Les soldats (montent sur les chars au fond de la scène) le bruit des sabots avec les doigts sur le parquet.
« La voie étant dégagée »
« Puis fonçant vers le mur »
Ajax est toujours là. Ajax monte à la proue du navire
Essayons de faire quelque chose d’assez rapide, et d’assez violent.
« Puis je montais sur mon char…etc… »
On pourrait faire une armée grecque en petits bateaux de papier {A réfléchir sur la manière de représenter « plus de 1000 naus »)
« Je comprends quelle guerre j’ai faite… »
« Les cailloux de la plage »
Il y aune évocation de l’Intifada. Les cailloux contre les chars.
« Nous escaladions… »
Retour vers le mur
« J’envoyais ma lance
Boucliers- Armes
Coté tortue. Il y a un autre mur (les boucliers)
« Je choisis un navire - Je voyais le sang couler à flots »
« Achéens, chevaliers » Voix d’Ajax®Mélodie debout sur deux chaises.
« Il recula » Ajax-Mélodie descend des deux chaises.
« Et moi, je montais sur ce navire » Sur la proue (Sigrid)
« Souvenez-vous de moi et oubliez mon destin. »
The END
Sur ce récit il faut être en action différée.
Aprés il faut essayer de trouver comment corporellement on dessine cela.
Au début cette espèce de masse qui avance évite la précipitation, les gueulantes, etc.. ;
Aprés il y a les morts successives : il faut styliser au maximum au lieu du réalisme. Des esquisses plutôt.
Hector, est-ce qu’il est dans l’action ?
Il est dans la narration, il y a deux formes de narration : l’une objective, l’autre héroïque et puis il y a les choses en italique (Baricco essaye d’être au plus près avec le contemporain) Faire un lien entre le récit mythique de l’Iliade et quelque chose plus proche de nous, contemporain.
Il faut travailler sur les différents points de vue du texte tout en gardant un œil sur ce qui se passe quand même.
Cette chorégraphie que l’on veut faire doit être bien réglée.
Pour la scène avec Pierre, il faut aller dans des excès macabres, esthétisants jusqu’au mal être, allant dans quelque chose de presque répulsif.
Il faut se faire un petit manuel d’accessoires.
Au fur et à mesure du récit on doit avoir une accumulation soit de corps soit de pantins, de chaises. Au départ la guerre a un coté fleur au fusil.
C’est comme si tout le monde pensait que la guerre allait durer peu de temps. C’est cela qu’il faudrait aussi faire voir.
Travail choral sur Baricco.
Salon d’honneur La Troade
Lectures des monologues du Chœur
Pages 53 à 57 : Polyphonie- Chant structuré
Pages 66 : Barthélémy. Julien. Yannick
Page 93 : Etienne
Page 119 : On laisse tomber
Page 129 : Pas sûr
Page 140 : Gardé en intégralité
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Samedi 17 octobre 2009
10h00 Salle Jouvet
L’Iliade- A. Baricco.
1ère présentation
Yasmine, Barthélémy, Joris, Fanny, Tamaïti, Julien, Hadrien.
Le découpage fonctionne bien.
Je trouve cela bien.
Je trouve cela beau.
Pour le travail sur le texte (à Barthélémy), il faut que tu t’adresses plus au public ; sur la manière de (descriptif) vraiment entrer dans la poétique de la guerre. Je me demande si la porte ne devrait pas s’ouvrir après (un courant d’air). On recommence.
Reprise :
Entrée plus naturelle ; les héros grecs quoi !
Plus lent : « tous me connaissaient… »
Attention d’être dans une chose un petit peu molle « j’étais célèbre… »
« La guerre est une obsession de vieux »
« Pour que vous compreniez à votre tour ce que j’ai compris. » Plus détaillé. C’est ça le cynisme, le mettre plus en exergue, moins dans le récit.
« La guerre est une obsession » moins banale. Comme un secret que tu dévoilerais. « Quelque chose que j’ai compris ».
Et après tu retournes à une narration qui n’est pas tout à fait la première
1. c’est toi.
2. ce que tu as compris « vieux ».
3. narration de l’épopée.
« Il était dans sa tombe » attendre qu’ils soient en place. En fait on convoque les personnages. Tu fais ta mise en scène. Tu les interpelles. « Nestor ! »
« Une voix disait » laisse le temps de venir plus près. Essayons d’être dans le pléonasme du texte. On va formaliser un peu tout.
Nestor « Tu vas prendre Troie »
Que l’on ne sache si c’est entre le rêve et la réalité.
« N’oublie pas………N’oublie pas » 2 vers-2 verbes : surenchère
« puis la voix disparue » (exit Nestor au fond). « Agamemnon ouvrit les yeux »
« Quand ils furent tous là » il appelle en premier » les nobles princes du conseil ».
Agamemnon : « Est-ce que cela peut être dans une autorité un peu plus forte.
« Aujourd’hui… » dans un niveau de discours plus haut. La parole est plus dense.
« Comme c’est mon droit »
Ne repars pas par en dessous. « Je dirais » : Attaque.
Nestor : Est-ce que tu pourrais composer le vieux comme tu l’as fait en chuchotant à Agamemnon ?
Peut être que Nestor ne sort pas.
Une chaise pour Nestor, « puis il se leva »
« Comme….rocher, essaim d’abeilles »
Il faut vraiment aller dans le coté bucolique…(se disposèrent en masse.). Il faudrait que l’on entende presque le son.
C’est que les anglais font très bien dans Shakespeare.
« La terre résonnant sous leurs pieds » « et partout régnait le tumulte ».
Ce serait bien que cela soit un bruit (de pas, d’arme) plutôt qu’un bruit de voix.
Histoire du sceptre (Barthélémy refait l’histoire de « bandes d’ignares ! ») Pédagogie.
Comme si tu parlais à des enfants comme dans une classe.
Héphaïstos (étranger)
Qui l’avait donné à Chronos / Hermès. Faire sonner les noms comme si on les avait oubliés.
Héphaïstos. Zeus. Chronos. Hermès. Pélops. [« dompteur de chevaux »] péremptoire, voyant le grand vide chez le spectateur. Pélops, Atrée, Thyeste, Agamemnon : comme c’est difficile d’expliquer la mythologie !
Le sceptre de son pouvoir : courir jusqu’à Agamemnon.
Sur le discours, il peut être proféré, mais on peut y mettre plus de douleur, plus difficile à dire. Comme si, s’il pensait par là convaincre les hommes de rentrer, alors que tout le monde se barre.
Plus d’amertume par rapport à Zeus « Zeus le cruel m’a condamné à un malheur terrible. »
« Et il veut maintenant que je rentre. » plus de rancœur.
Je ferais les liaisons « Après avoir. » Sans gloire.
Neuf années ont passées. Essaye d’utiliser le sceptre comme un bâton de vieillesse.
Neuf années : Moi-même je suis fatigué.
Yasmine. Il n’y a presque plus un seul cordage » presque lyrique. « Nos épouses et nos enfants » Faire les longues.
Navire : longue
« Nous ne prendrons plus jamais Troie »
2nde scène :
L’Iliade- A. Baricco
Chryséis.
On va commencer plus doucement. Comme quelqu’un qui a du mal à reconstituer sa mémoire parce que c’est trop douloureux. Essaye de ne pas t’asseoir.
Tu arrives dans l’espace qui a été créé auparavant et tu viens raconter ton histoire. Viens te mettre en place d’abord.
Ce n’est pas facile à faire et tu ne sais pas comment commencer. C’est bien de sourire.
« Tout commença…violence (un pas) ».
L’histoire de Clytemnestre c’est la contradiction. Il peut même peut être y avoir une petite ironie. « Agamemnon…roi des rois. » il n’y avait pas à discuter.
« parmi les femmes…. » Rassemble l’effort avant de raconter l’histoire du père.
Dans une grande douleur, il y a aussi la volonté de ne pas s’effondrer en larmes.
Sans mettre de psychologie c’est violent. « Il me vit et me voulu pour lui… »Rassemble-toi « Et quelque jours plus tard… » « Je l’ai dit (mezzo voce) c’était un vieil homme » notion de faiblesse, de fragilité.
Reprise :
« Mais quelques jours plus tard… »
Ce qu’il faut que tu racontes aussi c’est que le fait d’avoir vu ton père t’a mis dans un sentiment de panique.
Non seulement c’était un vieil homme mais en plus c’était un prêtre d’Apollon (intouchable)
« il se leva et se jeta sur mon père » Monte un peu moins vite. En fait il faudrait quasiment que tu revois le déroulé du film.
C’est un personnage sacré (prêtre d’Apollon). Cela joue sur le coté sentimental (Les Dieux on pourrait les laisser tranquille.) et le coté officiel (c’est un personnage sacré).
Et sur les deux il ne s’est pas laissé émouvoir ni subjuguer.
Essaye voir de te cacher les yeux comme si tu pouvais revoir la scène. Après avoir mis les mains sur le visage, excuse-toi d’avoir parlé.
« La mer, le bruit de la mer. » / « Alors….d’un seul coup» : revenir à une narration plus objective.
Cela peut être un tout petit peu plus dans la narration de l’épopée car il y a encore là un résidu de ce que tu as éprouvé avant. Revenir à un récit plus objectif.
Evoquer le souvenir que t’a laissé cette voix.
Il faut plus faire sonner les noms. Agamemnon ; Achille.
« Achille convoqua l’assemblée ».
Reprise: « One more time ! »
Mercredi 21 octobre 2009
09h00 Salle Jouvet
La Troade Acte V. vers 2383
Polymsetor – Hécube
Florent- Yasmine
Au niveau de la parole à proprement dite, les choses commencent à venir.
Ne dis pas Las mais >Las
Essayons d’être un tout petit peu moins solennel
« Le meilleur moyen de se mettre en scène c’est d’être le plus sincère possible. »
(à Florent) Essaye de la relever.
Presqu’au bord des larmes.
On ne garde pas les gardes (Julien et Julien)
(à Florent) que tu fais cela pour un mort que tu as chéri.
Reprise :
« Ô Priam. »
Presque plus dans la scansion. A genoux.
Quand tu rentres, il y a un petit moment où tu la regardes. Il ne faut pas que l’on sente quoique ce soit ; simplement il y a un regard.
Je pense que c’était bien que tu te relèves comme une conclusion. Mais une maxime aussi pour elle : « Las ! rien n’est asseuré : toutes choses.. »
« Et nul ne se peut voir tant féliciter » tant qu’on est heureux on ne peut concevoir.
Reprise :
« Ô Priam que j’aimais plus que tout…………Dans ces murs embrasés. »
En même temps je pense qu’il lui dit « vous étiez trop orgueilleux [« votre orgueil vil »] »
Il y a un discours ici.
Il faut le faire en deux fois
2 maximes : 1. « Las rien n’est…………..toute chose humaine. »
2. « Et nul ne se peut… »
Sur l’histoire des maximes c’est aussi une manière un peu indirecte de parler de l’orgueil.
Si haut (quelle a finit par tomber)
Cela lui sert à elle mais cela est aussi valide pour nous. Il y a un discours un peu plus politique.
Engage-toi moins affectivement et plus intellectuellement.
« De toute façon, c’est comme ça, on n’y peut rien. »
Réduite (Hécube) j’ai honte de me voir réduite. Quand il y aune inversion il faut toujours faire une attaque.
En fait elle sait très bien ce qu’elle va faire. Elle aussi elle joue.
On peut refaire :
« Las ! Toutes choses humaines……….sujettes à périr. »
pas assez objectif. Trop affecté encore sur « toutes choses humaines. »
« Mais que sert ce propos ? » Je m’égare.
Mais Hécube n’en perd pas une miette.
« Nos détresses passées…nos plaintes n’y font rien.. » En fait cela peut aller un peu plus vite, c’est de la diplomatie.
Hécube « J’ai honte »
Comme s’il n’y avait que cela à dire.
Retarde le moment de dire…. « de vous voir ».
Ne vas pas trop vite. Chaque mot qu’elle dit est soigneusement choisi. ». «Je n’ose hasarder.»
Polymestor : on a finit les préliminaires ; venons-en au fait. « Mais pour quelles raisons… »
Hécube, moins vite.
Polymestor : vous pouvez être un peu plus prosaïque dans la scansion du vers. Je dirais qu’il y a des moments où l’on peut être dans un discours plus prosaïque.
« Mais pour quelles raisons » pourquoi m’avez-vous envoyée chercher ?
En fait il ne faut jamais oublier la situation.
Peut être même un peu d’humour sur les gardes.
A chaque fois qu’il y a des mots répétés, il faut bien les répéter.
« Ô le parfait ami… »
C’est un dialogue moucheté.
(pour Florent) Il n’est pas tout puissant mais il se sent menacé.
Hécube, il faut te sentir plus… » je ne suis pas bien ici sans garde… « Oh si ce n’est que cela... ! »
« Ô le parfait ami » Alors là « je le garde » tout est bien conservé dans ma chambre.
« n’avez-vous pas gardé » Il y a quelque chose de moyenâgeux.
« Pourquoi votre mort » C’est une politique, elle aussi.
« C’est prudemment parlé » Florent se lève. Il ne croit pas qu’elle parle de certaines choses.
Yasmine à coté de Florent
« Savez-vous que je veux à vous et vos enfants ? »
Il se dit qu’elle va en garder une partie pour son môme mais que…
« pour après votre mort… » hmm ! hmm !
« Verrez dessus un noir….où l’avez-vous ?………Ici………Qui maintenant y est. »
Ca aussi c’est très précis.
« Voulez-vous autre chose ? » L’histoire du trésor est réglée pour Polymestor
(A Yasmine) Rapproche-toi de lui. « Vous garderez aussi l’or… »
Face à face [« Dessous vos vêtements ? »]
Hécube : Ne craignez rien que les femmes : « des femmes gémissantes »
Reprise :
« Ô Priam……Dites-moi je vous prie….
De cela n’ayez soin. » En avançant vers elle.
Réponse d’Hécube plus sincère.
« n’avez-vous pas gardé… ? » Florent se rassied.
Le début c’est très bien / « murs embrasée : liaison
Après c’était bien la manière de négocier (Florent). L’art de toute chose. « J’ai honte » ça c’était bien.
Ce n’est de volonté mauvaise. C’est une manière de dire « là où j’en suis je ne peux pas montrer de mauvaise volonté. »
« Un cas secret.. » plus de temps/ « Est-ce que je peux vous le dire ou pas ? »
Par moment il faut que cela soit plus concret. Prosaïque c’est plus naturaliser.
Prosaïser : j’ai peur que cela soit banaliser. Cela je ne veux pas.
« Ô le parfait amour » Il faut être très sincère et en même temps que l’on voit tout.
Faillir/ Qui ne fait point défaut : elle dit « Vous êtes un vrai ami. »
Ensuite l’attaque sur l’or. « Faites-le je vous prie ! » [Eh oui car quand je ne serais plus il faudra bien du pognon !]
Avant l’histoire du temple fais-le mariner (Yasmine vers Florent)
« Las » (assez lourd) / « marbre noir » comme un sépulcre.
Je trouve que c’est bien qu’il y ait un coté joute et amusant sur l’or.
Il faut en même temps être dans le verbe et en même temps être dans le concret.
Florent regarde la suite avec Yasmine et Nada
« Au secours… » Le Chœur : Marie ?
2nde scène
L’Iliade – A. Baricco.
Thersite. Page 27
Il y a une manière de se glorifier de sa laideur (à Barthélémy) sur le personnage de Thersite.
« J’étais célèbre parce roi …de tous les rois. »
Neuf hérauts –Neuf années [Agamemnon]Ulysse (l’épée frappe le sol)
« Je te le dis et je te le jure. » (le sceptre)
Ca fonctionne bien. Comme si on racontait L’Iliade à des enfants. Il y a un coté ludique que j’aime bien. Jusqu’à (sa tente), cela fonctionne bien.
Quand les gens courent aux navires, cela cloche un peu. Il faut trouver quelque chose.
(A Barthélémy) Zeus : tu peux y aller plus loin dans l’explication de texte.
On va reprendre « le bois de nos navires est pourri. »
« Amis nous ne plus jamais Troie. »
Calchas : il ne faut pas que cela soit trop enfantin et là ce que j’aime bien, il y a la ludicité que tu as eu jouant cela.
Maintenant que vous m’avez proposé cela c’est un carré de bougies que je vois et lorsque vous vous extrayez du carré de bougies vous devenez des silhouettes.
Comment des enfants peuvent rêver de personnages mythiques ? Agamemnon, Achille.
Pour Calchas, aller dans le mystère.
(A Julien) Il y a un truc que tu as fait c’est marteler des pieds.
Je pense que c’est là que cela commence, après « Poussières »
Si on part de l’idée que c’est Thersite qui fait sa propre mise en scène je pense que c’est bien que cela soit dit et ensuite que vous fassiez.
« Nous ne prendrons jamais Troie. »
(à Barthélémy) Il faut que tu joues le suspense. Ralentis.
« et je vis des gens s’élancer… » Accélération
« Et alors je vis Ulysse…..le Rusé »
A chaque fois qu’il y en a un qui est au fond, l’autre est au devant de la scène. Quand vous vous êtes arrêtez sur « Ulysse » c’était très bien.
« L’angoisse lui dévorait le choeur » C’était mieux la cavalcade. Il peut y avoir aussi un moment de station.
Reprise :
Je pense qu’il ne faut pas que tu coures, toi, Ulysse. Est-ce que les hérauts courent ? Encore ?
C’est plus énigmatique s’il ne court pas Ulysse et prends le sceptre. Arrêtez-vous !
Barrer le passage ? Tu peux ne pas être simplement dans le discours.
Ulysse est un stratège. Sa qualité première est la parole.
Essayons de faire comme c’est dit : Il jeta au loin son manteau et lui arracha le sceptre.
« et sans un mot » se diriger vers les navires
La course n’est pas assez longue pour les écuyers et les hérauts.
Je ne crois pas qu’il faut que cela soit précipité, le manteau.
L’histoire de ce manteau, que cela soit très héroïque. Comme un dépit. Geste symbolique.
Si tu cours ce n’est pas dans la nervosité.
« Tout à coup » peut être que cela peut exister autrement. Je me demande : Peut-être plus comme un thriller.
« Qu’est-ce qu’il va faire ? »
Ne laissant présumer de rien.
Plutôt que de jouer sur le coté « Nananin… » Tout à coup
« Il restait immobile, l’angoisse lui dévorait le cœur. » « N’avez-vous pas entendu ? » Plus insistant. C’est une feinte.
« Restez ici espèces de fous » [en restant en place.]
« Si Achille avait vraiment brûlé de colère, tu ne… » Il y a quelque chose de vraiment courageux en Thersite ; c’est lui qui prend la parole.
Ulysse : est-ce que cela peut être un tout petit peu plus froid de la part de Thersite ?
Il s’approche de moi (Ulysse) puis je me demande si tu t’extrais, Ulysse comme si tu allais partir et tout d’un coup l’autre se met à parler.
« Ce jour là ; devant tous » Courageux.
« Tu parles bien mais tu parles comme un imbécile » Plus menaçant, plus froid.
Calchas [Tahimiti] Plus de mystère qui entoure tous les voyants.
Comment Ulysse peut-il demander encore du courage ?
Reprise :
« Alors Ulysse brandit le sceptre… »
« Sous un beau platane lumineux » Pus pédagogique. Tout d’un coup il incluse les dieux c’est sa caution à Ulysse.
« Il y avait là-haut » / « Ecoutez Achéens aux belles armures ! » Doigt levé.
Cela devient plus clair, c’est mieux quand tu le prends plus froid. Je crois que son nom était Ulysse aux belles paroles ; parce qu’il dit : « vous voyez aujourd’hui tout ceci s’accomplir », mais il ne voit rien ou pas grand chose.
Comment construire autour de ce dispositif des bougies un ensemble où tous vont jouer leurs histoires.
Si on imagine que tout le monde est là après on voit comment on peut s’articuler.
Même si on est dans un cadre plus naturaliste et plus intime on peut garder cela, les armes déposées à l’avant-scène ; les bougies. On peut développer beaucoup à l’intérieur de cela.
Vendredi 23 octobre 2009
09h00 La Troade.vers 257. Théâtre
Les pleureuses – Hécube-Talthibie
Joris, Yannick, Julien - Mélodie
« N’avons-nous enduré toute chose cruelle. »
« Depuis j’ai répondu des larmes continues. »
« J’y repense sans cesse » « Las vous me quittez ? »
Merci c’est une très belle idée.
Il faut que l’on soit en bifrontal : cette idée comme ça pour l’adresse au public.
J’aime bien la manière dont tu fais le récit plus qu’en incarnation.
Aux hommes : La stylisation comme ça, je me demande s’il faut faire du son. Le coté chorégraphique de la lamentation me plait beaucoup. C’est une manière d’entrer dans un mode de récit qui n’est pas hystérisation.
« Votre estomac. » Cela peut être plus violent l’invective : Arrêtez de pleurer !
De toute façon les larmes ne compensent jamais. Assez, dit-elle. Cela peut être un tout petit peu plus violent même.
Je n ‘avais pas du tout vu cela comme cela, c’est bien. On vous mettra des longues tresses (aux hommes).
Sans son c’est très très bien. On fera une espèce de rythmique. Les cheveux c’est très très bien quand cela revient.
Très rythmique sur le corps. « Pourquoi ? » un peu trop populaire.
« Vos tresses blondissantes ! » est-ce que cela peut être plus violent ?
Longe bien « Les Troyennes…..mains sanglantes. »
En fait la pensée continue. « Quand le char inhumain. » Il y a deux fois « pourquoi, »
« Pourquoi ?…..Pourquoi, »
« trois fois devant la ville » Il faut faire une réattaque, pas une respiration.
« et contre les (???)» là aussi il faut faire une réattaque.
« Me vis arrachée ». « Alors je perdis tout » Plus lourd.
Être consciente des images que tu véhicules. Il faut les…conscience des images de mort.
« Hector » tu peux lui faire un petit sort particulier. Cela la bouleverse.
Ce n’est pas une inflexion particulière : comme si le nom d’Hector comme une mélodie douloureuse « Et le cercueil d’Hector » Sur l’histoire d’Hector que cela soit toujours la même chose.
« mon Hector, mon Hector à moi ! ». « Alors donc » (pas de c.)
« depuis j’ai répandu des larmes » Tous les petits temps que tu mets cela peut être des petites…
C’est un seul souffle mais la manière dont tu organises tu fais : misérable - ennuyeux – éclairé
En réalité il faut que tu le fasses sur un souffle même si ta pensée est discontinue. A chaque fois il ya une manière exhaustive de reprendre les répétitions
« Repeüe - Bleüe » Le trémas est sur le U
« mon âme s’est depuis de ce moment là.
C’est redondant : depuis, depuis, depuis, depuis : de mal en pis
Car ces propos sans cesse je remémore.
Elle va chercher Yannick et Julien
« Las Hector » ; Liaison.
« Mon cher époux » « Votre mort est la nôtre. »
Tendre (le e il faut qu’il soit à peine perceptible)
Je pense qu’Hector doit rester.
La maxime, si tu te montrais. Ce que j’aime bien c’est que tu ne sentimentalise pas la victimisation.
Je pense néanmoins qu’il faut qu’il y ait des espèces d’allers et retours. La souffrance ne passe pas forcément par la démonstration de la souffrance, néanmoins cela ne peut pas être totalement désaffecté.
C’est un engagent plus fort parce que tu t’adresses plus à l’intelligence des Grecs qu’à leur émotions.
Reprise :
Hector et Astyanax
Le moment où tu le couches, presque ritualisé. Cela serait bien si tu ne le lâchais pas l’enfant ; et ensuite tu parles à Hector avec l’enfant dans la main.
« Je demeure en veuvage » Baiser. « Nos ... des pleurs » Soit plus dans comment dire…plus dans je ne dirais pas une panique, mais avec une lourde charge, je dirais.
Du reste cela va lui sauter à la figure.
En fait, il faudrait que tu le regardes comme un gros problème (et pas forcément comme la prochaine victime).
On peut faire des variations rythmiques dans la structure du vers.
Je pense qu’il faut juste le lâcher.
Essaye de voir de lui dire cela à lui « Si ce petit enfant…me quérir »
« Ô grand malheur de craindre et de n’espérer rien » : à nous.
2nde scène
La Troade Acte II. Vers 743
Andromaque- Ulysse.
Sigrid- Yannick- Bathélémy- Julien.
Lecture en place.
Sus : surtout mon Dieu, protégez-le
Il est plus au fait. La manière dont il amène la chose c’est pour qu’elle comprenne qu’il y a un problème.
A chaque fois, il en rajoute une petite couche.
Comment le discours se fabrique ? A partir de la réponse de l’autre.
Dessous Astyanax, puis soudain la resserre.
« Voici notre ennemi » A l’entrée de Yannick, viens lui faire un petit baisemain.
« Oh la gentille crainte. » Je pense que c’est très droit.
« Las et quoi… » Qu’est-ce que vous pouvez nous faire de plus. « Les cendres d’Hector. »
Calchas, je crois que tout le monde le hait. « Est-ce votre Calchas ? » En fait Calchas n’y est pour rien.
Plus argumenté…argument après argument.
(A Yannick) : « Qu’une flotte Troyenne….danger sur nos têtes. » je suis désolé Madame, mais c’est comme cela.
« Ce menaçant danger… » Pendant ce temps là elle a préparé son truc. Elle a « N’ayez crainte de lui » préparé la mort.
Tout son truc c’est d’arriver à mentir mais son cœur bat à 370. Ne va pas trop vite.
1ère chose : « N’ayez crainte de lui.
2éme chose : « Notre malheur cruel »
Les R u i nes.
« N’ayez peur [Elle repart dans l’ironie.} que jamais vos enfants » « N’ayez peur, n’ayez peur. »
vuide, c’est vide.
(A Yannick) « Je sais que la pitié » mais raisonnons « mais si, considérez »
Essayons : elle est assise, tu rentres et tu viens t’asseoir à coté d’elle.
Qu’il soit plus pédagogique.
Les questions pour lesquelles tu viens chercher son fils sont claires.
Tout le truc consiste à ce qu’elle te le donne. Donc, il faut essayer de désamorcer le conflit affectif, les crises de larmes.
Chtt : « Que la terre… »
« Nos vaisseau » Bonne nouvelle ! Bientôt on sera repartis.
Mais un seul point : « Vous même » vers 809. Il n’y a aucune compassion. »
« Je ferais semblable » presque plus mathématique.
En réalité, elle ne répond pas directement.
Comme si tout d’un coup elle se disait d’une certaine manière qu’elle montre quelque chose par rapport à Astyanax, comme dans l’état d’une mère ayant perdu son fils : pour donner le change.
En même temps elle fait et en même temps elle dit.
Il y a la peur mais, il y a aussi le fait qu’elle soit crédible
N’esquisse pas « je susse » ; le e.
Ne va pas trop vite. C’est une accumulation. Juxtaposition. Il faut que cela s’accumule et que tu ne répondes pas toujours au même niveau.
Là elle dit de toute façon je ne sais pas où est Astyanax.
Lui comprend bien là où elle est.
Le preux Hector : elle lui dit tout sans rien lui dire.
Sigrid : « Il est quand même rusé, comment il devine qu’Andromaque ment ? »
Mélodie : « Elle se vend, c’est comme un acte manqué. »
Nada : « Elle ne reste pas sur sa version « Il est mort ». Lui comprend qu’il y a anguille sous roche.
« Dites-le de vous même » Maintenant ça va…. !
Samedi 24 octobre 2009
10h00 La Troade Acte II. Vers 743
Andromaque- Ulysse.
Laure-Lucile. Julien
Ce qui est difficile c’est…il y a un vainqueur et une vaincue.
Comment malgré tout cela Ulysse il y est le manipulateur mais il n’a pas d’échappatoire possible, mais même sur l’homme de guerre.
Je pense qu’elle a peur quand même.
Au niveau du sens, on entend bien les enjeux. Cela va un tout petit peu vite.
Tu dois (Laure-Lucile) retarder le plus longtemps possible)
Plût à Dieu que ta mère » On va faire cela sur lui. Il ne faut pas avoir peur du coté élégiaque.
Reprise :
C’est à dire qu’après le préambule, l’objectif à toi c’est « C’est pas simple ».
Comment faire pour que les choses aillent plus vite et que cela marche.
Au début c’est : « On va dégager. » [« nos vaisseaux sont tout prêt de … »]
Il y a une manière d’aborder le sujet par sa bande (race)
Les femmes ne savent pas si elles vont être vendues, violées. Guerre des Balkans récente/ Guerre carnassière.
Sois plus dans les mots : « Que la terre… »
(A Julien) Essaye de saluer le soldat
« La mer est calme assez » .
Elle lui dit « La race est éteinte » mais lui ne la voit pas. Ulysse la domine. Pour elle, c’est trouver une échappatoire.
Tout le monde sait que son intelligence fait que à chaque fois qu’il y a quelque chose il y a comme une espèce de radar ; un voyant.
Ce qu’il ne sait pas c’est que ça allait être difficile. La résistance est bien plus grande.
C’est la résistance qu’il ne mesure pas. C’est toujours pareil. Les gens qui ont le pouvoir ne mesurent pas celles des gens qui ne l’ont pas.
Essaye de faire une entrée plus vive. « Salut » Dynamique dans le corps. Je me demande même s’il n’entend pas : « Dieu, chassez telle horreur. »
Cela peut le faire sourire « ben oui, je sais oui ! »
Pour Julien.
Clachas ou pas. Tous nous sommes conscients du danger [ « Est-ce votre Calchas… ?»].
Ulysse ferme plus les réponses.
« Quand il ne dirait rien, à chacun ne … »
Il y a une progression dans les images :
- Le taureau qui veut faire sa place dans le haras
- Le chêne qui représente le pouvoir
- Le mècheron qui embrasse la ville
(A Julien) « Ainsi, ainsi et ainsi » : presque comme une chose chromatique
« il est tendre à cette heure » ; Ironie. vous voyez bien ce que je veux dire.
« N’ayez crainte de tout », elle joue son va-tout.
La manière, comment cela se passe dans sa tête à elle.
Parce qu’elle est plus dans la panique.
Retourne-toi vers le tombeau. Tire de ce caveau la force de faire le mensonge « Bien jeune…il est allé voir son père. »
Ne vas pas trop vite ! Comme si tout d’un coup les mots n’arrivaient pas à être présents. « N’ayez crainte de lui. » ; puis : la reprise en dessous dans l’argument
« Si que tel scintille. » Même une petite mèche…(les feux d’été et un rien s’enflamme)
« Un simple mècheron »
« N’ayez peur que jamais….qu’il répare jamais » violence des mots. N’ayez peur/ n’ayez peur
Tu peux lui manifester un peu de mépris à ce mec (une sorte de Karadzic)
Face à la parole d’Ulysse faire un arrêt. La regarder. « Bravo ! t’as pas peur. »
(A Laure-Lucile) Il faut que tu entasses [Si ; si ; si] « s’asseoir » sur les si.
Presque plus pilonné. « De paroles Ulysse » « Proposez-moi la vie). Elle s’assied.
« De fer rouge de sang » Tu ne comprends que cela : la torture
« Nous avons arrêtez de quitter cette terre » Impatience-Colère- Intimidation
Il entre dans une zone où comme les choses sont plus compliquées que ce qu’il croyait, il navigue à vue. Il faut jouer réplique par réplique. Lui même est en doute par rapport à sa propre stratégie. Là c’est comme si il y avait une première fin.
2nde scène :
La Troade Acte III
Pyrrhe- Agamemnon
Barthélémy. Florent.
Pyrrhe arrive comme un fou
Il y a du sang. Il réclame du sang
(Référence à Penthésilée de Kleist qui tue Achille)
C’est le même taureau que dépeint Ulysse dans la scène que nous venons de voir avant.
Il parle de son père (Achille) mort.
Dans la tirade du début : en fait le plus sûr serait de lui casser la gueule, mais si tu es tout le temps dans le cri, cela te fait perdre de la violence par rapport à lui.
Il revoit très exactement son père Achille. Agamemnon attend Pyrrhe. Il laisse passer l’orage.
Ce que j’aimais bien c’est l’entrée très violente mais comment il retient les mots pour ne pas…
Maintenant que tu es en face de lui : si tu ne me l’a donnes pas je te tue.
Un coté un peu Sergio Leone.
Soyez bien dans les mots.
« Encore on lui refuse ; encore on lui dénie. »
La fille de Priam…votre fille Iphigène
Prenons les spectateurs à témoins dès le départ. Comme si tu disais « regardez-le » tu le mets en accusation.
L’entrée : tout de suite tu prends les spectateurs à partie.
Voulu faire partir l’armée (,) « Vous » : Attaque dans l’intention. C’est plus un réquisitoire général en demandant la mise à mort.
Le petit bisou pourquoi pas.
Agamemnon : est-ce que cela pourrait être avec un regard un peu admiratif par rapport à ce jeune-homme [il y est passé, par là, Agamemnon dans la colère dans sa jeunesse.]
Il n’en peut plus de tous ces morts. C’est beau la jeunesse mais…c’est chiant !
« Peut-être plus d’une façon paternelle » (dixit Florent.).
Sigrid : « Ce serait pas juste qu’il se débat (Pyrrhe) quand Agamemnon le prend par le bras ? »
Tout dépend comment Agamemnon le fait « Pyrrhe, c’est peu de vaincre. » c’est toujours la même question » Il veut lui piquer son trophée mortuaire.
Quand Agamemnon le nomme il s’avance vers lui. Il humilie Pyrrhe avec le public. Le rire oui si il y a plus de distance : Agamemnon est quand même un vieillard.
La jeunesse. Plus attendri, car le jeune homme a raison dans ses actes, mais pas dans le fond.
Agamemnon : j’ai déjà supporté la colère de ton père Achille, alors…
Je pense que ce n’est pas le rire mais le sourire. Tu le regardes ; il rentre comme un fou, tu le trouves beau en même temps comme son père. Et c’est un assassin comme son père.
« N’allons jamais trop loin »dit Agamemnon. Priam était le roi des rois des Troyens et Agamemnon est le roi des rois des Grecs.
Si les Dieux ne nous sont plus favorables, la descente va être terrible. Pensez à tort.
« vaine apparence » « Et cuidez-vous qu’un sceptre » On comprend qu’à un moment on est roi et que juste après on peut n’être plus rien.
Césure après « Sceptre ». « Que le moindre hasard. » : conclusion.
C’est comme si Agamemnon revisitait la guerre (à travers ce qui l’arrange) dans son discours.
Les Pergames (les remparts) de Troie.
Je pense qu’il y a plus de lassitude. C’est une leçon qu’il lui donne. Plus pédagogique, plus calme.
« J’atteste. » Il le croit vraiment.
« la fortune… » sois plus calme, plus las.
Il y a la fatigue et il y a l’amertume.
Tout cela pour une bonne femme quand même !
« Sans plus je désirais. » je ne demandais rien d’autre.
Mardi 27 octobre 2009
09h00. Salle Touchard.
Nada : « Qu’est-ce qu’on fait ?
Du théâtre.
Oui, faisons du théâtre ! »
L’Iliade. A. Baricco. Page 91
Achille- Ulysse- Phénix- Patrocle
Julien, Florent, Barthélémy ? Joris,
Je trouve cela intéressant le coté Achille jeune héros sanguinaire. Le coté très féminin.
La manière, l’ironie, soit d’accompagner le texte d’Ulysse à la guitare.
Au départ il y a une chose voluptueuse.
Ensuite « mes brusques… » tu pourrais le chanter.
L’intervention d’Ulysse : Dans une fraternité réelle mais artificielle dans les circonstances.
Ulysse vient en diplomate.
La parole n’est pas assez argumentée. Tu peux différer la colère. Tu peux être dans l’argumentation.
Il faut être un peu plus sur l’argumentaire et faire venir la colère un peu plus tard.
Après il y a Phénix.
Reprise :
Un peu plus ironique, dans la manière que tu as de te mettre en scène dans cette oisiveté par rapport à la guerre.
Plus lascif. Plus scandaleuse pour eux.
Il se remet en scène dans sa non-intervention dans la moiteur et dans la douceur.
Quelque chose de très sensuel
Il danserait Patrocle (cigarette-canette.)
Ils arrivent à cinq
A chaque fois tu fais un petit tour dans les spectateurs et tu en regardes un.
« Je dis à Patrocle d’apporter encore du vin »
Et à la fin seulement Ulysse leva…( ?)
Ulysse : « Hector est furieux ». Achille s’arrête de jouer de la guitare et regarde.
Le fait qu’il ait arrêté de jouer c’est comme si il avait gagné (Ulysse) une petite place.
12 chevaux ; 7 femmes, etc, etc…
Il te donnera de précieux présents si tu oublies ta colère.
L’histoire du deal a beaucoup de place : la rançon.
Ulysse : c’est comme un contrat, tu peux venir à lui.
Il y a un coté …
Achille : « Il ne reste rien. » Cela peut être plus argumentaire, que passionnel.
« Qu’est-ce que j’ai gagné dans cette histoire ? » « Rien ! »
Il met en parallèle la rançon et ce qu’il a fait lui.
L’histoire des Dieux c’est sérieux pour Achille.
« Elles sont des filles de Zeus, respecte-les. »
« ne te laisse pas posséder par ton démon. »
Plus tendre à l’encontre de Phénix. Une manière de vouloir aussi le sauver.
.
Ajax : Laure-Lucile.
Comment Phénix arrive sur ce siège ?
Une invitation plus grave. Il y a un statut particulier entre Phénix et Achille.
Avec Ulysse c’est une parole de soldat.
Une fraternité de soldat. Personne ne laisse Ulysse, en fait. Il n’y a pas d’intimité entre eux.
Achille sur les genoux de Phénix.
« Tu étais un enfant. »
Combien de fois tu as sali ma tunique en me crachant le vin à la figure ? » Car tu es le fils que je ne pouvais avoir…
Essaye de le retenir. « Même les Dieux. »
Il y a le regard que tu portes à Phénix et ensuite il y a comme un sursaut d’orgueil.
2nde scène :
La Troade. Acte I. Vers 1. Hécube – Manon
Hécube, c’est Troie et Troie c’est Hécube.
En réalité elle se présente elle mais elle parle de la ville entière.
La tragédie avait une fonction pédagogique et didactique : faire prendre conscience aux gens de la fragilité de leur propre état et de la fragilité du monde.
Parole plus emblématique, plus large.
Regardez-moi. Regardez. La posture est plus haute.
C’est la victime emblématique.
Ce qui n’est pas tout à fait le même cas pour Andromaque.
« Ô Troie ! » Se montrer comme un emblème de la souffrance. »
Elle parle de la souffrance mais en réalité elle ne souffre pas.
Enlève tes chaussures. Elle art des remparts à moitié écroulés. Elle regarde la mer, l’ailleurs.
Il y a une prise de parole publique qui compte.
« Et qu’ils contemplent ».
la manière dont elle parle de Troie c’est très laudatif. « L’ornement de l’Asie, le saint labeur des Dieux. »
« la flamme rougissante … au sang de ses enfants» Essaye de les voir les images.
Elle parle du sac, du désastre.
« Et vous mes enfants. »
La guerre représente comme une catastrophe naturelle.
Elle dit clairement que c’est un tsunami.
Dans l’histoire de ces images c’est pour provoquer l’imaginaire des gens sur l’horreur
La première partie, on entend la vanité de ce monde.
Elle est la représentante suprême de cet écroulement du monde et après on passe à quelque chose plus d’ordre privé.
Comment elle prend la faute sur elle. Comme si elle se sentait responsable de la prédiction de Cassandre et que personne n’a écouté.
Yannick : « Elle en est où Hécube ?
C’est super long le monologue. Ce qui est compliqué c’est que c’est quelque chose qui se profère. Pourquoi elle se met à dire ce texte aussi longtemps ? »
Nada : « Justement, le texte étant didactique, plus elle raconte la chose, plus les spectateurs sont censés rentrer.
Il y a deux pôles dans la tragédie baroque.
Raconter : la terreur et la pitié (compassion) Pour faire réfléchir à la chose.
Qu’est-ce que c’est qu’un humain ?: raconter l’horreur.
Garnier écrit cela pendant la Saint Barthélémy. Donc il y a un amalgame entre les guerres présentes (de religions) et ce qui était : « Regardez dans quel état est le royaume ! »
Troie c’est aussi la France : correspondance.
Plus il y a une surcharge d’images, plus la rhétorique va dans le pathos, plus il croit être à même d’interpeller, de stupéfier les spectateurs ?
La parole d’Hécube ne peut se réduire à quelque chose de personnel
L’intime est aussi une manière de parler au monde.
Dans toute la pièce, c’est elle qui fait le récit de la guerre. Elle est le porte parole du peuple, des morts ; de celles qui restent.
Reprise :
« J’attends des grands Dieux. » essaye de le faire plus froid.
Essaye de nous le raconter à nous « j’ai vu, j’ai vue » de mettre les spectateurs dans l’horreur de ce que tu as toi vu.
Un jeune homme a tué un vieillard qui le suppliait : c’est plus scandaleux.
Plutôt que d’être dans la déploration, sois dans le scandale.
Après on passe à autre chose : le souvenir du sang. (« son froid sang »).
Epuration ethnique. Il ne reste plus rien de Troie à part moi.
Pour ce chœur, on le fera.
Samedi 31 octobre 2009
10h00 La Troade Acte V. Vers 2383 . Salle Touchard.
Polymestor-Hécube
Florent. Yasmine.
Il faut exhausser les personnages
(à Yasmine C’est un petit peu trop fragile.
Elle arrive à un point ou elle n’a rien à perdre : tout est dans la manière dont elle le considère. Il y a un regard qui n’offre plus aucun espace pour la compassion sur lui.
L’objectif est de l’anéantir. Ses enfants sont déjà morts.
Le coté sinueux c’est déjà bien (A Florent)
Il faut être plus abrupt.
Aux r u i nes.
(A Yasmine) Une manière de ne pas le regarder c’est de se rassembler. « J’ai honte de vous voir en ces malheurs réduite. »
« Ô Priam…que j’emporte de deuil et que j’emporte aussi. » Il sait ce qu’il fait.
Il peut y avoir un peu de grandiloquence. Emphatique.
Comme il ne craint rien d’elle il peut tout se permettre (irrévérencieux) dixit FlorentLes grades à cotés de Polymestor
« Votre orgueilleuse ville » (A Hécube). « Là rien n’est assuré » : cynisme.
Toutes choses humaines [ruines de Troie].
Le regard d’Hécube reste fixe. Elle va choisir le moment où elle va le regarder.
Polymestor (regardant les gardes.) « Nos plaintes n’y feront rien….par Jupiter rendu. »
Trop gentille Hécube (A Yasmine) Sois plus désaffectée, plus objective. Plus sur ton propre état.
« Craignant vous regarder ».
Je n’ose pas vous regarder parce que je suis la victime mais je ne veux pas vous regarder comme assassin de mon fils.
(A Florent) Ecoute-la.
Elle t’a fait venir et tu ne sais pas pourquoi et le truc c’est de savoir « C’est quoi l’objet de la visite ? » Il y a toute l’introduction de convenance et ensuite la situation : Pourquoi m’avez-vous fait venir ?
Ce qui ne présume en rien de si c’est bien ou si c’est mal (il y aune raison pour laquelle elle l’a fait venir.)
Il se demande peut-être si elle sait.
Si elle le regarde ce n’est pas en biais, elle n’est pas dans la fuite.
Peut-être même face à lui : « C’est pour un secret. »
« Mon enfant Polydore « (la regarder ?)
Je vois qu’après que les gardes soient partis c’est la question qui tue. « Polydore est-il encore en vie ? »
La réponse : « De cela n’ayez soin. » différer. En signe de gratitude peut-être peux-tu l’embrasser (A Florent) Détaches-toi. Elle te sert un tout petit peu trop.
Qu’il ne faut au besoin » (qui n’a pas failli. Hécube)
Elle ne se lève pas en fait. « Mon enfant Polydore »
« N’eut été ma défense » Je ne l’ai pas envoyé ici parce que je craignais pour lui.
Ce qu’il ne sait pas, Polydore, c’est qu’elle sait.
« Ô le parfait ami. » lui tendre la main. Baise main.
Il y a aussi la solution pour elle de ne pas bouger et de dire je vais vous donner une récompense.
Cela peut être très gentil envers Polymestor.
Elle fait tout pour qu’il croit que… mais non ! à la fin.
Essaye (A Florent) d’y aller vite (c’est peut être un peu gros mais voyons) Après (« pour qu’ ‘après votre mort »)
Elle s »amuse avec lui pour mieux savourer sa vengeance.
« Où l’avez-vous ? » Plus de suspense.
Essaye de t’approcher.
Différer un peu le moment de dire Non (Hécube)
« Des femmes gémissantes « conduis-le (dans la tente).
Est-ce que l’on montre se faire crever les yeux après ?
Référence aux Westerns de Sergio Leone.
Satin mais justesse dans la lenteur au niveau de la tragédie.
Quand cela prend des plombes, la tragédie c’est le jour où la série de meurtre va avoir lieu.
2nde scène :
La Troade Acte I. vers 125 page 53. Le Chœur.
Yasmine, Sigrid, Marie, Tamaïti, Laure-Lucile.
J’aimerais bien qu’on le traite d’une manière presque ; avec une épinette, un clavecin.
Que cela soit un petit peu indépendant du reste.
Là on a l’impression d’une chose bancale, alors qu’on a pris un rythme un peu….
Les navires des Troyens ont été construits avec des arbres à Cybelle.
C’était des navires acrés en quelque sorte.
« Javelles blondes » : les blés.
Chant de lamentation et de déploration.
Essayons de le faire strophe par strophe.
Ce qui est difficile dans les chœurs c’est que les voix sont comme des passages de relais.
Essayons comme si vous vous adressez au public comme pour raconter cette lamentable histoire ancestrale.
Les filles dans le public. « Nous ne sommes pas nouvelles »
Essayons une marche où elles se flagellent devant la population de Troie.
Ou l’une commence puis une autre ; mais pas toutes en même temps.
Si ! Toutes en même temps elles se flagellent.
S’arrachant les cheveux, se griffant le visage, la poitrine lardée de coups.
Vous prenez chacune une partie du public pour raconter la détresse.
Je crois qu’il va falloir de la musique.
Julien : « Tu veux quelque chose au piano ? »
Geste de la déploration après l’avancée.
En musique quelque chose de très douloureux.
Il y a des musiques de lamentation très belles de cette époque.
Demander à Alain. Une épinette serait plus beau.
Il y a des choses que l’on va un peu couper.
Certaines peuvent parler, d’autres chanter. Il faut trouver notre mode chorale à nous.
A l’intérieur de cela il peut y avoir des solos des voix qui se dégagent.
Que cela soit musical mais pas dans l’incarnation mais dans la forme.
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